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Économie - Start-up

Fintech Galaxy, fondée par une Libanaise, lève 2 millions de dollars

La fondatrice, Mirna Sleiman, propose la première plateforme « Open Finance » de la zone MENA.

Fintech Galaxy, fondée par une Libanaise, lève 2 millions de dollars

Mirna Sleiman, fondatrice de la start-up Fintech Galaxy. Photo D.R.

Fondée en 2018 par la Libanaise Mirna Sleiman, la start-up Fintech Galaxy, basée aux Émirats arabes unis, a annoncé mardi avoir conclu une levée de fonds d’une valeur de 2 millions de dollars. Une enveloppe qui servira à renforcer le développement de sa plateforme financière et à augmenter son effectif.

Financée par Ahli Fintech, Raz Holding Group, OMQ Investments, EFG EV Fintech et Insead Saudi Angel Investors, cette somme devrait également permettre à Fintech Galaxy d’élargir ses activités dans toute la zone MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et devenir ainsi la première plateforme de cette région opérant selon le concept d’« Open Finance », une pratique qui permet à des prestataires de services tiers d’accéder à des données financières personnelles d’un consommateur en toute sécurité et en temps réel.

Outre l’accès aux données bancaires, assuré par le « Open Banking », ce concept y inclut aussi le partage de données liées aux hypothèques, aux épargnes, aux pensions de retraite et aux assurances. Des informations qui seront partagées à l’aide d’interfaces de programmation d’applications (API en anglais), permettant à différentes applications d’interagir et de s’échanger leurs données. Exemple de cet usage : les sites de réservation de billets d’avion qui ont recours à des API pour rassembler les diverses offres auprès des compagnies aériennes.

Sur base du concept d’« Open Finance », la plateforme de Fintech Galaxy compte rassembler à la fois les start-up spécialisées dans la fintech (des entreprises utilisant la technologie pour innover en finance) et les institutions financières afin de leur permettre d’échanger les données de leurs clients dans le but de développer « un écosystème financier allant au-delà des services bancaires et de renforcer l’inclusion financière des résidents dans les pays de la zone MENA », explique à L’Orient-Le Jour la PDG de la start-up.

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Cette plateforme, la société l’a conçue en collaboration avec plusieurs institutions et organismes de réglementation « pour mettre en place une infrastructure stable et sécurisée et permettre une intégration fluide entre les institutions financières et les fournisseurs de solutions », précise Mirna Sleiman dans un communiqué publié pour l’annonce de cette levée de fonds.

« Depuis plusieurs années, le secteur financier dans la zone MENA est en effervescence avec les concepts d’« Open Banking » et d’« Open Finance » . « En plus de fournir l’infrastructure technologique, nous voulons aussi permettre à l’ensemble de cet écosystème (financier) d’accéder aux données et aux canaux de paiement via une passerelle API unifiée tout en accompagnant ces institutions financières dans leur démarche de conformité aux cadres internationaux et locaux de l’« Open Banking », élabore-t-elle.

Projet de thèse

Au début de cette success story, rien ne prédestinait Mirna Sleiman, détentrice d’une licence en littérature anglaise de l’Université libanaise, à se lancer dans ce domaine et à fonder sa propre start-up. En effet, ce n’est qu’à partir de 2006, après avoir quitté le Liban pour Dubaï, qu’elle commence à s’intéresser au domaine de la fintech.

À l’époque, Mirna Sleiman travaille en tant que journaliste spécialisée dans la finance couvrant plusieurs pays de la zone MENA. Un métier qu’elle exercera pendant une dizaine d’années auprès de plusieurs médias, dont l’agence Thomson Reuters. Mi-2014, elle effectue un changement de carrière et intègre l’administration de cette même agence de presse. Elle occupe alors le poste de responsable du développement des affaires dans la zone MENA. Un an et demi plus tard, elle sera responsable, toujours au sein de Thomson Reuters, du département traitant avec divers acteurs publics de la zone MENA pour leur fournir des solutions de conseil et des informations. Elle quittera ce poste et l’agence fin 2016.

« Après avoir été témoin des nombreux hauts et bas du secteur financier de la région », la jeune entrepreneuse décide de se lancer dans une nouvelle étape de son parcours professionnel. « J’ai voulu faire quelque chose pour renforcer l’inclusion financière et essayer de réinventer les services financiers », explique-t-elle à L’Orient-Le Jour.

Pour ce faire, Mirna Sleiman s’inscrit en 2016 auprès de la Cass Business School à Londres, au sein du programme EMBA (Executive Masters in Business Administration). C’est d’ailleurs là que Fintech Galaxy commencera à prendre forme. « C’était mon projet de thèse », se rappelle-t-elle.

Après avoir obtenu son diplôme, elle en poursuit le développement. Aujourd’hui, plus de trois ans après son lancement, la start-up emploie 17 employés, dont 50 % sont installés au Liban, et compte en recruter 13 d’ici à un an. Une bonne nouvelle donc pour les Libanais à la recherche d’un emploi et qui pourraient être intéressés par cette opportunité, alors que le pays poursuit sa chute économique et financière entamée il y a plus de deux ans. Malgré cela, l’économie de la connaissance, elle, continue d’entreprendre et de faire preuve d’intelligence créative au service de la communauté libanaise, tout en se donnant les moyens de s’exporter au-delà des frontières.

Fondée en 2018 par la Libanaise Mirna Sleiman, la start-up Fintech Galaxy, basée aux Émirats arabes unis, a annoncé mardi avoir conclu une levée de fonds d’une valeur de 2 millions de dollars. Une enveloppe qui servira à renforcer le développement de sa plateforme financière et à augmenter son effectif. Financée par Ahli Fintech, Raz Holding Group, OMQ Investments, EFG EV Fintech et...
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Au Liban, tout ce qui a rapport à la finance est -à juste titre- fortement suspect d'escroquerie de grande classe

KASSIR Mounir

14 h 21, le 23 octobre 2021

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Commentaires (1)

  • Au Liban, tout ce qui a rapport à la finance est -à juste titre- fortement suspect d'escroquerie de grande classe

    KASSIR Mounir

    14 h 21, le 23 octobre 2021

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