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Joumblatt de Aïn el-Tiné : Il ne faut pas bloquer l'action du gouvernement


Joumblatt de Aïn el-Tiné : Il ne faut pas bloquer l'action du gouvernement

Le leader druze Walid Joumblatt reçu à Aïn el-Tiné par le président du Parlement, Nabih Berry, le 18 octobre 2021. Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais

Le leader druze Walid Joumblatt a déclaré lundi, à l'issue d'une réunion avec le président du Parlement, Nabih Berry, avoir discuté avec ce dernier de l'importance de ne pas "bloquer l'action du gouvernement" de Nagib Mikati, alors que les ministres chiites relevant d'Amal et du Hezbollah refusent que le Conseil des ministres se réunisse tant qu'une solution n'est pas trouvée concernant l'enquête sur la double explosion au port de Beyrouth. Le tandem chiite, ainsi que des responsables sunnites et chrétiens poursuivis par le juge Bitar, exigent le dessaisissement du juge chargé de cette affaire, Tarek Bitar.

La visite de M. Joumblatt à Aïn el-Tiné intervient plusieurs jours après les affrontements miliciens armés de Tayyouné, dans le sud de Beyrouth, qui se sont produits en marge d'une manifestation du tandem chiite, organisée devant le palais de Justice de Beyrouth, pour protester contre le juge Bitar. Le rassemblement avait dégénéré en combats de rues, faisant 7 morts et 32 blessés. Les affrontements ont opposé des miliciens chiites du Hezbollah et Amal à d'autres postés dans des quartiers chrétiens, faisant craindre l'émergence d'une nouvelle guerre civile. Le tandem chiite a accusé les Forces libanaises (FL) de Samir Geagea d'avoir tiré sur les manifestants, des accusations rejetées par les FL.

"Je suis venu présenter mes condoléances après la mort de citoyens innocents à Tayyouné", a déclaré M. Joumblatt depuis Aïn el-Tiné, à l'issue de cette réunion. Trois des personnes décédées jeudi dernier étaient des membres du mouvement Amal, la formation du chef du Législatif. Il a souligné, concernant le déroulement des incidents de jeudi dernier, "laisser l'enquête aux tribunaux compétents". "Il ne faut pas anticiper l'enquête", a-t-il insisté.  Le chef druze a ajouté être venu pour discuter avec M. Berry d'un "sujet essentiel : le fait qu'il ne faut pas bloquer le travail du gouvernement". Le chef du Parti socialiste progressiste a encore annoncé que les différentes parties allaient "étudier une approche unifiée" concernant l'enquête sur le drame du 4 août 2020, rappelant que sa formation plaide, depuis cette catastrophe, "pour qu'une commission d'enquête internationale soit mise en place". "Il faut que l'enquête suive son cours", a-t-il ajouté. Il n'a en outre pas rejeté l'option de la création d'une commission de mise en accusation, évoquée par le ministre de la Justice, Henri Khoury. "Si cela peut nous faire sortir de l'impasse, pourquoi pas ?", a-t-il souligné. "Nous nous sommes mis d'accord avec M. Berry pour ne pas céder à l'escalade" concernant le suivi de l'enquête et le sort du juge Bitar, a-t-il poursuivi, soulignant toutefois que cette escalade "est voulue par certaines parties internationales et arabes".



Le leader druze Walid Joumblatt a déclaré lundi, à l'issue d'une réunion avec le président du Parlement, Nabih Berry, avoir discuté avec ce dernier de l'importance de ne pas "bloquer l'action du gouvernement" de Nagib Mikati, alors que les ministres chiites relevant d'Amal et du Hezbollah refusent que le Conseil des ministres se réunisse tant qu'une solution n'est pas trouvée concernant...