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Économie - Conjoncture

Un retour de la croissance libanaise à moyen terme reste possible, selon l’IFI

Dans l’hypothèse où des réformes seraient entreprises par le nouveau gouvernement et un accord signé avec le Fonds monétaire international (FMI), le taux de change pourrait atteindre les 13 900 livres pour un dollar, selon l’organisation.

Un retour de la croissance libanaise à moyen terme reste possible, selon l’IFI

Habitué à réagir aux évolutions majeures de la conjoncture libanaise, l’Institut de la finance internationale (IFI) a publié vendredi dernier ses projections concernant les principaux indicateurs macroéconomiques du pays du Cèdre, en tenant compte des effets potentiels de la formation du gouvernement Mikati le 10 septembre.

L’association, qui regroupe plusieurs centaines de grandes banques internationales, anticipe cette fois encore un retour de la croissance libanaise à moyen terme, ce qui pourrait mettre fin à la spirale négative dans laquelle le pays est pris depuis au moins 2019.

Ce, toutefois, à la condition que le nouvel exécutif commence effectivement à mettre en œuvre les réformes identifiées depuis des années pour redresser le Liban ; qu’il décroche également une assistance financière du Fonds monétaire international (FMI) et obtienne ensuite des financements supplémentaires de la part des soutiens du pays à l’étranger.

Dans le cas où le scénario optimiste venait à se concrétiser, le PIB libanais réel pourrait rebondir de 4,1 % en 2022, contre -26,2 % en 2020, selon l’Institut de la finance internationale (IFI). Photo M.A.

Deux scénarios

L’économiste en chef pour la zone MENA au sein de l’IFI, Garbis Iradian, estime que ce scénario optimiste a « 50 % » de chance de se produire, un ratio un peu moins élevé que les 60 % espérés lors de la publication en décembre 2020 du dernier rapport similaire de l’organisation. À l’époque, l’organisation espérait déjà voir un rebond (de 4,5 %) en 2021, un scénario contrecarré par l’incapacité de la classe dirigeante libanaise à s’entendre sur la composition du nouvel exécutif, alors que le gouvernement de Hassane Diab avait démissionné le 10 août 2020.

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Le scénario négatif suit lui aussi les mêmes grandes lignes que celles précédemment modélisées et tient compte d’un échec des négociations avec le FMI, d’un lancement partiel des réformes et d’un déblocage d’une aide financière insuffisante de la part de ses soutiens.

Ainsi, l’IFI estime que dans le cas où son scénario optimiste (A) venait à se concrétiser, le PIB libanais réel pourrait rebondir de 4,1 % en 2022, après avoir fondu de 6,7 % en 2019, de 26,2 % en 2020 et de 8,3 % à la fin de cette année, selon ses projections.

En valeur nominale (en comptant l’effet de l’inflation), cela le fera passer de 23,2 milliards de dollars à fin 2021 à 29,7 milliards en 2022. À l’inverse, si le scénario pessimiste (B) se produit, le PIB libanais reculera de 4 % pour un total de 18,9 milliards de dollars à fin 2022. Le fait de s’engager dans la voie des réformes permettrait aussi aux dirigeants libanais de ralentir sensiblement l’inflation, qui affichera tout de même un taux de 67,4 % à fin 2022, contre 3,2 % en 2019, 145,9 % en 2020 et 204,1 % en 2021. Si c’est le scénario B qui s’impose, l’inflation atteindrait 157 % à fin 2022.

En 2022, l’IFI voit le ratio dette publique/PIB baisser drastiquement, à 125,8 %, en cas de concrétisation du scénario A, avec un taux de change qui se stabiliserait à 13 900 livres pour un dollar sur l’exercice, contre une envolée à 316,4 % du PIB dans le cas du scénario B avec un taux de change de 28 000 livres sur la même année.

À titre de comparaison, l’IFI considère que ce ratio va atteindre 299,5 % du PIB à fin 2021, en comptant un taux de change à 12 000 livres pour un dollar à la fin de l’exercice (13 569 livres en moyenne en comptant les fluctuations de début d’année, toujours selon l’IFI). Pour 2019 et 2020, les données mises à jour de l’IFI tablent sur des ratios respectifs de 170 % et 255,3 %, combinés à des taux de change de 2 090 livres et 8 300 livres pour un dollar à la fin des deux exercices. Pour rappel, le Liban a fait défaut sur sa dette en devises en mars 2020 et semble avoir suspendu les discussions avec ses créanciers – dont font partie la BDL et les banques libanaises – depuis l’année dernière.

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Parmi les autres marqueurs significatifs, l’IFI juge que le ratio balance courante/PIB restera négatif en 2022 peu importe le scénario retenu, soit -8,5 % pour le A et -7,4 % pour le B, après des exercices 2019, 2020 et fin 2021 à respectivement -22,1 %, -11,7 % et -10,3 %.

La balance courante (ou balance des opérations courantes) mesure le solde des opérations portant sur des valeurs économiques que les résidents d’un pays (gouvernement, ménages, entreprises, etc.) réalisent avec le reste du monde. Elle inclut la balance commerciale, celle des services, des revenus et enfin des transferts sans contrepartie.

Le fait qu’elle reste négative même en cas de scénario positif est principalement lié au fait que le Liban importe plus que ce qu’il n’exporte (balance commerciale négative). Ce ratio est également pire dans le scénario optimiste par rapport au pessimiste car, dans le premier, le PIB est plus élevé.

Le déficit public (les recettes publiques moins les dépenses) restera aussi dans le rouge, peu importe la suite des événements, soit -2,2 % du PIB pour le scénario A et -4,6 % pour le scénario B. Le Liban n’a pas voté de budget en 2021 et accumule les déficits depuis des années (-12,8 % du PIB en 2019; -6,5 % en 2020 et -4,7 % à fin 2021).

L’annonce d’un nouveau gouvernement a fait réagir plusieurs observateurs, dont la Bank of America et une des principales agences de notation, Moody’s, la semaine passée, ainsi que le FMI, qui indiquait être « prêt à s’engager avec le nouveau gouvernement ». Ces nouveaux développements ainsi que la probabilité ou non que le gouvernement de Nagib Mikati entreprenne des réformes seront vraisemblablement au cœur des réunions d’automne conjointes du FMI et de la Banque mondiale.

Durant leurs réunions de printemps, la BM avait indiqué que le Liban était en « dépression économique sévère », estimant la contraction du PIB à 9,5 % en 2021. Le FMI, lui, ne s’y était pas avancé, en raison des nombreuses incertitudes.


Habitué à réagir aux évolutions majeures de la conjoncture libanaise, l’Institut de la finance internationale (IFI) a publié vendredi dernier ses projections concernant les principaux indicateurs macroéconomiques du pays du Cèdre, en tenant compte des effets potentiels de la formation du gouvernement Mikati le 10 septembre. L’association, qui regroupe plusieurs centaines de grandes...

commentaires (6)

LA CROISSANCE ECONOMIQUE RESTE POSSIBLE SI LA CROISSANCE DE LA STUPIDITE, DE L,INCOMPETENCE, ET LES PARTAGES DES GATEAUX DE TOUS GENRES CESSAIENT. CE QUI N,EST ET NE SERA JAMAIS LE CAS AVEC LES MEMES CLIQUES MAFIEUSES ET LA TRINITE DIABOLIQUE DU MAL SONT TOUJOURS PARTENAIRE DES INDECIS QUI LEUR JETTENT DU LEST D,ICI ET DE PAR LA. MIKATI, VOUS ALLEZ JETER LE TABLIER TRES PROCHAINEMENT. VOUS NE POUVEZ POINT GOUVERNER SANS L,ACCORD POUR CHAQUE DECISION OU REFORME DE LA TRINITE DIABOLIQUE DU MAL. QUITTEZ ! MAIS ON VOUS LAISSE PAS. VOUS ETES UNE LA2TA POUR EUX DONT ILS N,ESPERAIENT PAS. LE LIBAN PAIE LE PREMIER L,APPROCHE FRANCO IRANIENNE DE MACRON. UN AUTRE AFGHANISTAN SUR PLUS PETITE MESURE REGIONALEMENT MAIS SUR TRES GRANDE LOCALEMENT. ET LES LIBANAIS EMIGRENT PAR MILLIERS.

SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

20 h 22, le 21 septembre 2021

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Commentaires (6)

  • LA CROISSANCE ECONOMIQUE RESTE POSSIBLE SI LA CROISSANCE DE LA STUPIDITE, DE L,INCOMPETENCE, ET LES PARTAGES DES GATEAUX DE TOUS GENRES CESSAIENT. CE QUI N,EST ET NE SERA JAMAIS LE CAS AVEC LES MEMES CLIQUES MAFIEUSES ET LA TRINITE DIABOLIQUE DU MAL SONT TOUJOURS PARTENAIRE DES INDECIS QUI LEUR JETTENT DU LEST D,ICI ET DE PAR LA. MIKATI, VOUS ALLEZ JETER LE TABLIER TRES PROCHAINEMENT. VOUS NE POUVEZ POINT GOUVERNER SANS L,ACCORD POUR CHAQUE DECISION OU REFORME DE LA TRINITE DIABOLIQUE DU MAL. QUITTEZ ! MAIS ON VOUS LAISSE PAS. VOUS ETES UNE LA2TA POUR EUX DONT ILS N,ESPERAIENT PAS. LE LIBAN PAIE LE PREMIER L,APPROCHE FRANCO IRANIENNE DE MACRON. UN AUTRE AFGHANISTAN SUR PLUS PETITE MESURE REGIONALEMENT MAIS SUR TRES GRANDE LOCALEMENT. ET LES LIBANAIS EMIGRENT PAR MILLIERS.

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    20 h 22, le 21 septembre 2021

  • Je reprendrai le proverbe d’Einstein …. Seuls les imbeciles reprennent la même formule et attendent des résultats différents !!

    Bery tus

    15 h 23, le 21 septembre 2021

  • Comme en Argentine le Liban a plongé dans un cycle infernale d'appauvrissement et ne plus pouvoir honorer ses dettes, suite à son modèle de corruption systémique instauré par son élite.

    DAMMOUS Hanna

    12 h 27, le 21 septembre 2021

  • N'oubliez pas de vendre la livre tant qu'il en est encore temps ! Les magouilles de nos politiciens-crapules vont reprendre de plus belle avec la bénédiction des DTS du FMI ainsi que de l'aide de la BM et des autres donateurs de Cèdre.

    TrucMuche

    12 h 23, le 21 septembre 2021

  • Bon choix d'illustration pour cet article : la grotte aux pigeons ! La crotte aux pigeons ?

    Alibi Natus

    11 h 49, le 21 septembre 2021

  • Dans l’hypothèse où des réformes seraient entreprises par le nouveau gouvernement et un accord signé avec le Fonds monétaire international (FMI), le taux de change ...... je dirai plutot l accord avec la FMI qui peut changer la donne car des reformes dans ce pays il n y aura pas car aucun n a été cité par la declaration du PM que des généralités ...tout dependera du chèque que la FMI met sur la table apres le partage il restera peut etre un peu .

    barada youssef

    01 h 43, le 21 septembre 2021

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