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Économie - Le chiffre de la semaine

Circulation de billets et pièces en livres libanaises : + 99,5 % à fin juillet

Circulation de billets et pièces en livres libanaises : + 99,5 % à fin juillet

La circulation de la monnaie fiduciaire (billets et pièces) en livres libanaises a augmenté de 99,5% à fin juillet en glissement annuel. Elle est passée de 19 101 milliards de livres au septième mois de l’année 2020 à 38 108 milliards à la même période de cette année. Cette augmentation de l’offre de livres sur le marché et la baisse de celle en dollars ont déprécié la monnaie nationale.

L’agrégat M1 de la masse monétaire (comprenant les espèces et les dépôts à vue libellés en livres) a augmenté de 80,2 % à fin juillet en glissement annuel pour passer de 28 668 milliards à 51 669 milliards de livres. Les dépôts à vue ont augmenté de 41,8 % en glissement annuel pour atteindre 13 561 milliards de livres, alors que ceux à terme (bloqués pendant une certaine période contre un taux d’intérêt) ont diminué de 24,3 % durant la même période, pour tomber à 27 354 milliards de livres, révélant ainsi une baisse de confiance dans le secteur bancaire. Ce basculement est principalement dû à la combinaisons entre les restrictions bancaires illégales mises en place depuis la fin de l’été 2019, en raison du resserrement de la circulation des dollars dans l’économie ; et des résultats de la politique monétaire de la Banque du Liban qui, via ses mécanismes de subventions, a demandé aux importateurs de régler tout ou partie de leurs factures en espèces.

Toutefois, en glissement mensuel, l’agrégat M1 n’a augmenté que de 0,8 % en juillet, la monnaie en circulation que de 1 %, et les dépôts à vue en livres que de 0,2 %. En effet, bien que la monnaie en circulation augmente de manière exponentielle depuis un an, elle s’est presque stabilisée cet été, en raison notamment des restrictions bancaires sur les retraits, en livres cette fois-ci, la BDL essayant de diminuer la masse monétaire en circulation pour stopper la dépréciation de la livre.

L’agrégat M2 (qui comprend M1 et les dépôts à terme libellés en livres) a, quant à lui, atteint 74 752 milliards de livres à fin juillet 2021, contre 59 170 milliards de livres, constituant une hausse de 26,3 % en glissement annuel. Comparé à juin 2020, les dépôts à terme n’ont diminué que de 2,9 % et l’agrégat M2 de 0,4 %.

Enfin, l’agrégat M3, qui comprend l’indice M2, les dépôts en devises et les titres de dette émis par le secteur bancaire (comme des obligations, par exemple) a, quant à lui, atteint 201 130 milliards de livres à fin juillet, soit une hausse de 0,5 % en glissement annuel. Cette faible augmentation, comparée à celle de l’agrégat M1, s’explique par, elle aussi, les restrictions bancaires mises en place. En effet, les dépôts en devises n’ont diminué que de 7 % à fin juillet en glissement annuel pour atteindre l’équivalent de 126 047 milliards de livres (au taux de change officiel de 1 507,5 livres pour un dollar). La circulaire n° 158, qui devrait permettre aux agents de retirer mensuellement 400 dollars frais et 400 dollars au taux de 12 000 livres, pourrait faire diminuer cet agrégat.



La circulation de la monnaie fiduciaire (billets et pièces) en livres libanaises a augmenté de 99,5% à fin juillet en glissement annuel. Elle est passée de 19 101 milliards de livres au septième mois de l’année 2020 à 38 108 milliards à la même période de cette année. Cette augmentation de l’offre de livres sur le marché et la baisse de celle en dollars ont déprécié...

commentaires (2)

Le basculement vers une “cash economy” n’est pas due aux restrictions illegales. Il n’est que le résultat de la politique de la BDL qui demande aux importateurs de regler leurs fractures à la BDL en espèces. Ce qui les forcent à leur tours de demander à leurs clients de payer en espèces egalement. Cercle vicieux.

Akote De Laplak

11 h 09, le 20 septembre 2021

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Commentaires (2)

  • Le basculement vers une “cash economy” n’est pas due aux restrictions illegales. Il n’est que le résultat de la politique de la BDL qui demande aux importateurs de regler leurs fractures à la BDL en espèces. Ce qui les forcent à leur tours de demander à leurs clients de payer en espèces egalement. Cercle vicieux.

    Akote De Laplak

    11 h 09, le 20 septembre 2021

  • ...les titres de dette émis par le secteur bancaire (comme des actions, par exemple)... Les actions sont des titres de propriété. Il s'agit plutôt des obligations.

    Ludovic MARTY / INTERNATIONAL COLLEGE - IC

    11 h 04, le 20 septembre 2021

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