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Campus - Atelier

Favoriser la culture du leadership empathique

Former des leaders empathiques capables de ressentir les émotions de l’autre pour mieux le comprendre, tel est le thème de l’atelier lancé au mois de juillet par l’American University of Technology (AUT) dans le cadre de l’Initiative Stevens.

Favoriser la culture du leadership empathique

Irène Mouawad. Photo Agnès Mouawad

Une vingtaine d’étudiants en provenance de l’American University of Technology (AUT), l’Université de Ras el-Khayma (Émirats arabes unis), la Texas University (États-Unis) et la Baptist University of America (États-Unis) ont pris part à un atelier sur le leadership empathique lancé par l’AUT au mois de juillet, en collaboration avec les autres universités participantes. Dispensé sur Zoom, ce workshop, d’une durée de 18 heures, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Stevens créée en hommage à l’ambassadeur américain Christopher Stevens tué par de violents extrémistes en Libye en 2012, alors qu’il avait consacré sa vie à bâtir des ponts entre les différentes personnes à travers le monde, grâce à un dialogue ouvert et respectueux. « Trois ans après sa mort, la famille de l’ambassadeur a lancé cette initiative dont le but est de renforcer les compétences mondiales, en préparant à la carrière des jeunes aux États-Unis, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord », explique le vice-président des relations extérieures à l’AUT, Marcel Hinain. « Grâce à des échanges virtuels, ces jeunes sont en contact les uns avec les autres et peuvent comprendre différentes personnes et mentalités sans avoir à quitter leur communauté. »


Julie Berkachy. Photo Joyce Berkachy

« Le thème de cette année est centré sur le leader empathique, celui qui est capable de partager la vision des autres sans forcément être d’accord avec eux », explique encore Marcel Hinain. Les jeunes participants ont ainsi « partagé leur compréhension de l’empathie et de la manière de favoriser la culture du leadership empathique, chacun selon sa propre culture ». À la fin de la formation, chaque groupe doit présenter un projet sur un thème précis pour recevoir par la suite le certificat ACT (Acknowledge, Challenge, Transforme).


Abdallah Kabbani. Photo Adam el-Hassan

Savoir écouter sans porter de jugements

Pour Irène Mouawad, étudiante en 2e année de gestion à l’AUT, « ces échanges entre étudiants de différentes universités et mentalités » lui ont permis entre autres « de réaliser la richesse » que l’on gagne à travers de tels partages. « Je me suis rendu compte que les étudiants de l’Université du Texas et des Émirats arabes unis, par exemple, n’avaient aucune idée des problèmes par lesquels le Liban passe. Ils ont appris à nous connaître à travers ces échanges, ont partagé nos soucis et surtout ont compris notre désarroi. » Cette étudiante, qui a vécu en Australie dans un environnement très diversifié, avoue qu’elle a saisi « l’importance de l’empathie envers l’autre dans le monde professionnel qui les attend ». « Cela peut faire toute la différence. J’ai réalisé que de bonnes relations d’affaires reposent sur la confiance. Et pour bâtir cette confiance, il est important de comprendre ce que l’autre souhaite et attend, en l’écoutant et en se mettant à sa place », confie-t-elle. Même sentiment chez Maria Chaghoury qui a toujours su qu’elle ne sera « jamais une simple employée, mais plutôt un boss ou un leader dans un groupe ». « Cette session sur l’empathie du leader était essentielle dans ma préparation pour mon avenir professionnel », avoue cette étudiante en 2e année de marketing et publicité. Et de poursuivre : « J’ai compris qu’il était essentiel pour être un bon leader d’améliorer sa qualité d’écoute, de s’intéresser davantage aux autres, qui n’attendent pas forcément de vous des solutions à leurs problèmes, mais une oreille compatissante qui va faciliter les relations professionnelles et établir une relation de confiance autour de soi. D’ailleurs, les grands leaders ont une très grande capacité d’empathie, ce qui leur permet d’exercer une influence positive sur les autres, car ils savent écouter et poser des questions avant de proposer leur vision des choses. »


Maria Chaghoury. Photo Claude Chidiac

Apprendre l’empathie aux enfants

Avec quatre autres étudiants issus de ces différentes universités, Julie Berkachy a décidé de présenter un projet d’éveil aux enfants, qui mettrait en avant l’importance de l’empathie dans toute relation. « Nous avons compris que l’empathie est le chaînon manquant dans les familles, dans les écoles et sur le lieu de travail, et que si nous commençons à enseigner l’empathie à l’école primaire et au collège, en grandissant, ces enfants seront peut-être plus aimants, plus tolérants et plus compréhensifs les uns envers les autres », explique la jeune étudiante en dernière année de marketing à l’AUT. Ces jeunes participants ont également proposé de créer des cours en ligne ouverts aux professeurs et aux adultes responsables de l’éducation de ces enfants pour les sensibiliser à l’importance de l’empathie dans une relation avec les autres. « C’est à travers eux que viendrait le changement », dit Julie Berkachy qui estime par ailleurs que « les échanges et les opinions partagés entre ces étudiants issus de milieux si différents entraînaient une diversité d’opinions très enrichissante. » La jeune étudiante avoue toutefois que son seul regret est de « ne pas avoir acquis ces connaissances en début d’année, ce qui l’aurait beaucoup aidée dans ses relations avec les autres ».Au-delà de l’échange d’idées entrepris avec ces étudiants étrangers, Abdallah Kabbani avoue avoir compris ce qu’est la vraie empathie. « On peut voir le monde comme les autres le voient et partager leur vision des choses sans forcément être d’accord avec eux, admet le jeune étudiant. Il faut prendre le temps d’écouter et de comprendre les raisons qui amènent une personne à avoir de telles réactions, peser ses mots et réfléchir avant de tirer des conclusions et surtout ne pas juger ou avoir de la pitié, mais plutôt de la compréhension. C’est cela la vraie empathie. »



Une vingtaine d’étudiants en provenance de l’American University of Technology (AUT), l’Université de Ras el-Khayma (Émirats arabes unis), la Texas University (États-Unis) et la Baptist University of America (États-Unis) ont pris part à un atelier sur le leadership empathique lancé par l’AUT au mois de juillet, en collaboration avec les autres universités participantes. Dispensé...

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