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Politique - Sécurité

Appels au calme après une dispute qui a fait un mort et deux blessés au Akkar

Un homme a été livré aux SR de l’armée afin de réduire les tensions entre les deux parties.

Appels au calme après une dispute qui a fait un mort et deux blessés au Akkar

Les funérailles de la victime Ramy Baarini se sont déroulées sous haute tension hier. Photo Michel Hallak

Les appels au calme se sont multipliés hier pour faire baisser la tension résultant d’une dispute, mardi après-midi, entre des habitants du village de Fneideq et d’autres de Akkar el-Atiqa dans la localité de Wadi el-Assouad aux abords de la région de Qammoua au Akkar (Liban-Nord). Cette dispute avait dégénéré en échanges de tirs, faisant un mort et deux blessés, selon notre correspondant dans la région, Michel Hallak.

La victime, Ramy Baarini, et les deux blessés sont tous originaires du village de Fneideq. Ils ont été transportés par la Croix-Rouge vers l’hôpital Habtour dans la région de Hrar au Akkar. Les Forces de sécurité intérieure (FSI) et l’armée sont intervenues sur les lieux pour calmer les tensions. Six jeunes hommes de Akkar el-Atiqa, n’ayant apparemment aucun lien avec la dispute, avaient été retenus par des gens de Fneideq: ils ont été libérés hier grâce à une médiation de notables de la région. Toutefois, un homme nommé Ali Darwiche, lui aussi originaire de Akkar el-Atiqa et retenu par la force à Fneideq, a été remis par le député du courant du Futur Walid Baarini et une délégation du comité de réconciliation des habitants de Akroum aux services de renseignements de l’armée en vue de ramener le calme entre les deux localités. Il a en effet été vu sur la scène des tirs, armé, mais sa responsabilité dans l’incident n’a pas encore été établie, selon notre correspondant.

L’armée était déployée hier aux abords de la Qammoua. Photo Michel Hallak

Au centre du conflit, la Qammou’aa

Entre les deux villages voisins, les conflits durent depuis des décennies et portent sur le site de la Qammou’aa, magnifique espace vert et château d’eau dans les hauteurs du Akkar, dont les deux villages se disputent la « propriété » (dans les zones reculées, les terrains ne sont souvent pas cadastrés, et leur exploitation peut faire l’objet de dissensions locales). Il semble que cette dispute en particulier ait commencé par un abattage d’arbres par des habitants de Fneideq aux abords de Akkar el-Atiqa à des fins de production de charbon. Bien que la municipalité de Fneideq ait ordonné le démantèlement des équipements de production de charbon dans cet emplacement, l’incident, qui a fait un mort et deux blessés (apparemment des promeneurs), est venu envenimer l’atmosphère. Du côté de Akkar el-Atiqa, on assure ne pas savoir qui sont les coupables, mais à Fneideq, on ne décolère pas, rapporte Michel Hallak.

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Dans ce contexte tendu, plusieurs appels au calme ont été lancés hier pour apaiser les tensions entre les habitants des deux villages. L’ancien Premier ministre et chef du courant du Futur Saad Hariri a publié un communiqué dans lequel il appelle les habitants des deux localités « à ne pas laisser le démon de la vengeance s’immiscer entre eux et à écouter les sages en vue de mettre un terme à la discorde ». « Le Akkar ne peut plus supporter de tensions supplémentaires après le drame du 15 août (l’explosion, à Tleil, d’une cuve d’essence qui a fait plus de trente morts et des dizaines de blessés, NDLR). Je suis informé de l’ampleur de la dispute et de ses causes, mais il est temps que le problème soit réglé en profondeur. »

De leur côté, plusieurs personnalités de la localité de Akkar el-Atiqa ont plaidé en faveur d’une « intervention immédiate » afin de « mettre un terme à l’escalade », appelant les forces de sécurité à déterminer les causes du décès de la victime. Des notables de la localité de Fneideq se sont également réunis afin de discuter des circonstances de cet incident qu’ils ont qualifié de « crime ».

Les obsèques de la victime, un architecte, ont eu lieu hier dans un climat de colère et de tension. Le député Walid Baarini, le coordinateur général du courant du Futur au Akkar Abdallah Zakaria, le président du conseil municipal de Fneideq Samih Abdel Hay ainsi que d’autres notables ont assisté aux funérailles. L’armée était déployée en force aux abords de la Qammou’aa, tout comme à l’entrée de Akkar el-Atiqa, afin de prévenir des incidents supplémentaires entre les deux parties, de toute évidence armées et prêtes à se défendre. Signe de la tension qui continuait de régner hier dans la région : dans la soirée, des habitants de Fneideq à bord d’un bulldozer ont bloqué la route qui mène de Akkar el-Atiqa à la Qammou’aa.

Les appels au calme se sont multipliés hier pour faire baisser la tension résultant d’une dispute, mardi après-midi, entre des habitants du village de Fneideq et d’autres de Akkar el-Atiqa dans la localité de Wadi el-Assouad aux abords de la région de Qammoua au Akkar (Liban-Nord). Cette dispute avait dégénéré en échanges de tirs, faisant un mort et deux blessés, selon notre correspondant dans la région, Michel Hallak.La victime, Ramy Baarini, et les deux blessés sont tous originaires du village de Fneideq. Ils ont été transportés par la Croix-Rouge vers l’hôpital Habtour dans la région de Hrar au Akkar. Les Forces de sécurité intérieure (FSI) et l’armée sont intervenues sur les lieux pour calmer les tensions. Six jeunes hommes de Akkar el-Atiqa, n’ayant apparemment aucun lien avec la dispute, avaient...
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