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Environnement - Sciences marines

Une première bouée « intelligente » au large du Liban

Une première bouée « intelligente » au large du Liban

La bouée au moment de son isntallation par le Centre des sciences marines du CNRS-L. Photo DR

Au large de Ras Beyrouth, une silhouette étrange se découpe à l’horizon. Il s’agit de la première bouée « intelligente », un laboratoire marin flottant en bonne et due forme en fait, que le Centre des sciences marines du Conseil national de la recherche scientifique-Liban (CNRS-L) a réussi à ancrer en mer, le 14 août, à 1,4 kilomètre de la pointe du nord de Ras Beyrouth. Cette bouée dite « intelligente » (« smart buoy » en anglais) est destinée à collecter des informations sur le milieu marin. Elle est conçue pour suivre les évolutions de la colonne d’eau au-dessus de laquelle elle flotte, à l’aide d’un ensemble d’instruments qui collectent les paramètres océanographiques nécessaires pour servir de fondement aux politiques de protection et de conservation de l’écosystème marin du Liban.

Les capteurs de la bouée fournissent, chaque minute, la température et la salinité de l’eau de mer, son acidité (pH), le CO2 aérien et marin, les taux d’oxygène dissous et de chlorophylle. Elle dispose également d’une station météorologique complète, et d’un instrument immergé à 50 mètres de profondeur pour l’observation des courants et des vagues, de manière à collecter ces données essentielles en continu.

La gestion scientifique de la bouée est assurée par les experts du CNRS-L. Ce projet permettra de mieux appréhender les événements environnementaux locaux et globaux, tels que l’élévation du niveau de la mer (dû au changement climatique), les modifications soudaines de températures à la surface de l’eau ou encore les tsunamis en Méditerranée. La bouée contribuera à surveiller l’impact sur le milieu marin des tendances du changement climatique, notamment sur la pollution par les énergies fossiles, sur la qualité de la pêche, sur la biodiversité de la faune et de la flore marines. Elle permettra aussi de mesurer les effets de ces tendances sur les communautés humaines vivant dans les zones côtières.

Ce projet a bénéficié des moyens techniques du navire de recherche CANA-CNRS et de la marine libanaise. Il a été effectué avec le concours de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), avec un financement de l’ambassade de Norvège, dans le cadre de la thématique globale « Résilience de l’écosystème côtier » portée par l’IUCN.


Au large de Ras Beyrouth, une silhouette étrange se découpe à l’horizon. Il s’agit de la première bouée « intelligente », un laboratoire marin flottant en bonne et due forme en fait, que le Centre des sciences marines du Conseil national de la recherche scientifique-Liban (CNRS-L) a réussi à ancrer en mer, le 14 août, à 1,4 kilomètre de la pointe du nord de Ras...

commentaires (2)

Enfin une bonne nouvelle.

Sissi zayyat

10 h 13, le 29 août 2021

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Commentaires (2)

  • Enfin une bonne nouvelle.

    Sissi zayyat

    10 h 13, le 29 août 2021

  • Enfin une bonne nouvelle.

    Sissi zayyat

    10 h 12, le 29 août 2021

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