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Moyen-Orient - Polémique

La gestion des incendies par le gouvernement turc suscite colère et indignation

Ankara est accusé d’avoir été pris au dépourvu par les feux meurtriers ayant ravagé pendant plus de dix jours la côte méridionale du pays, tout en rejetant la responsabilité de la crise sur ses détracteurs.

La gestion des incendies par le gouvernement turc suscite colère et indignation

La région d’Akyaka, dans le sud de la Turquie, en proie à de violents incendies, le 6 août 2021. Yasin Akgul/AFP

Depuis une dizaine de jours, les scènes de panique donnant à voir des habitants jeter de l’eau de la rivière sur les flammes s’approchant de leurs maisons, des touristes évacués de stations balnéaires par bateaux ainsi que des pompiers et des bénévoles tentant désespérément d’éteindre les feux de forêt qui flambent dans la côte sud et ouest de la Turquie abondent sur les réseaux sociaux. Après une canicule exceptionnelle marquée par des températures atteignant les 45 degrés, le pays a été la proie de gigantesques incendies ayant fait huit morts et des dizaines de blessés, alors que la majorité d’entre eux étaient maîtrisés hier. 208 feux auraient ainsi été dénombrés depuis fin juillet du côté turc de la mer Égée où de nombreuses régions touristiques à l’instar d’Antalya et de Mugla ont été gravement touchées.

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Face à cette catastrophe, le gouvernement turc, qui a tenté de relativiser la situation, a été pris pour cible par une partie de la population. En cause : son manque de réactivité et de moyens illustré par une déclaration du président selon laquelle le pays ne dispose pas d’avions bombardiers d’eau opérationnels. Le ministre turc des Forêts, Bekir Pakdemirli, a entretenu le flou en expliquant par la suite que ces engins étaient obsolètes sans livrer de détails permettant de comprendre pourquoi. « Nous avons besoin du meilleur équipement sur le terrain. Aucune des technologies que nous utilisons actuellement n’est disponible dans nos anciens avions », a-t-il déclaré, alors que des bombardiers d’eau envoyés par l’Union européenne, l’Ukraine, la Russie et l’Azerbaïdjan sont venus en aide à Ankara. Aux yeux de ses opposants, la responsabilité se trouve du côté du régime de Recep Tayyip Erdogan qui aurait épuisé les ressources de lutte contre les incendies. Ce dernier avait précédemment rejeté plusieurs offres d’assistance extérieure, parmi lesquelles celle de son rival régional grec, également en proie à de violents feux de forêt, s’attirant davantage les foudres de la population.

#HelpTurkey

À la suite de ces événements, une campagne a été déclenchée le 2 août sur les réseaux sociaux, atteignant en quelques heures 2,5 millions de tweets, appelant avec le hashtag #HelpTurkey à l’aide internationale. « Parce que notre gouvernement ne nous aide pas ! Honte à toi », « Nous avons besoin de votre aide pour lutter contre les incendies. Notre pays est impuissant », écrivent des internautes en partageant des vidéos de l’évacuation de touristes dans la ville côtière de Marmaris. Face à cette vague d’indignation, le président a tenté de contrer le mouvement. « En réponse à cela, il n’y a qu’une chose à dire : Strong Turkey », a déclaré vendredi M. Erdogan, qualifiant par la même occasion les tweets #HelpTurkey de « terreur par le mensonge propagée depuis l’Amérique, l’Europe et certains autres endroits ». Une formule reprise par les partisans du président ainsi que par les membres du parti de l’AKP au pouvoir. « Aujourd’hui, nous étions à Antalya et à Manavgat. Toutes les institutions de notre État étaient sur le terrain pour éliminer les destructions causées par l’incendie et panser les blessures », a ainsi tweeté un responsable de la formation politique au pouvoir.

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Malgré la tentative du gouvernement de faire bonne figure, le succès de la campagne #HelpTurkey a semblé l’inquiéter. Jeudi, le bureau du procureur d’Ankara a indiqué qu’il mènerait une enquête pour déterminer si ces tweets avaient l’intention de « créer de l’anxiété, de la peur et de la panique au sein de la population, et d’humilier le gouvernement turc ». Depuis le début des incendies, le pouvoir tente de rejeter la responsabilité de la crise sur ses détracteurs. Dans un discours télévisé prononcé le 4 août, M. Erdogan a ainsi accusé les municipalités en proie aux flammes, dont la plupart sont tenues par le principal parti d’opposition, le CHP, de n’avoir pas su protéger leur population. Ces derniers pointent cependant la pénurie de personnel et d’équipements résultant de la politique discriminatoire menée par le pouvoir à l’égard de ses opposants. Ayant laissé entendre que certains incendies seraient liés au « terrorisme », le président turc a également donné du crédit à la rumeur selon laquelle le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé terroriste dans le pays, se trouverait derrière plusieurs de ces feux. Les médias proches du Reis ont de leur côté rappelé les incendies revendiqués par le groupe armé par le passé. « Les militants du PKK (...) ont des antécédents historiques d’incendie de forêts. La dévastation de l’environnement est l’une de leurs mesures de rétorsion. Par exemple, lors de l’expulsion du fondateur du PKK Abdullah Öçalan de Syrie en 1998, d’importants incendies de forêt ont éclaté dans toute la Turquie, incendiant des terres forestières et des immeubles d’habitation », a déclaré samedi le quotidien progouvernemental Daily Sabah.

Une stratégie de diversion qui semble loin de duper une population en colère, alors que le régime est également accusé de réprimer toute voix qui s’exprime contre lui. Ainsi, le régulateur des médias turcs a menacé de « la plus lourde des sanctions » les chaînes de télévision qui continueraient à couvrir les images des incendies.

Depuis une dizaine de jours, les scènes de panique donnant à voir des habitants jeter de l’eau de la rivière sur les flammes s’approchant de leurs maisons, des touristes évacués de stations balnéaires par bateaux ainsi que des pompiers et des bénévoles tentant désespérément d’éteindre les feux de forêt qui flambent dans la côte sud et ouest de la Turquie abondent sur les réseaux sociaux. Après une canicule exceptionnelle marquée par des températures atteignant les 45 degrés, le pays a été la proie de gigantesques incendies ayant fait huit morts et des dizaines de blessés, alors que la majorité d’entre eux étaient maîtrisés hier. 208 feux auraient ainsi été dénombrés depuis fin juillet du côté turc de la mer Égée où de nombreuses régions touristiques à l’instar d’Antalya et de Mugla ont...
commentaires (2)

RESULTAT DU REGIME TYRANNIQUE ET RACISTE CONTRE SES OPPOSANTS DU MINI APPRENTI SULTAN OTTOMAN ERDO.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

08 h 41, le 09 août 2021

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Commentaires (2)

  • RESULTAT DU REGIME TYRANNIQUE ET RACISTE CONTRE SES OPPOSANTS DU MINI APPRENTI SULTAN OTTOMAN ERDO.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 41, le 09 août 2021

  • En Turquie, ils ont l’équivalent de notre classe politique…et dire que la Turquie veut aider le Liban ! Ah le bel exemple…

    mokpo

    08 h 15, le 09 août 2021

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