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Environnement - Pollution

Fuite pétrolière à Jiyeh, une enquête ouverte

Fuite pétrolière à Jiyeh, une enquête ouverte

Près d’un kilomètre de pollution hier sur les plages de Jiyeh. Photo DR

Les habitants de Jiyeh (sud de Beyrouth) se sont réveillés hier sur une désolante surprise : une des plages de sable de la localité côtière était noire de fuel, et des nappes pouvaient être observées à la surface de l’eau. Des sources de la municipalité de Jiyeh ont indiqué à notre correspondant Mountasser Abdallah que la fuite avait de toute évidence eu lieu la veille, et que la pollution s’est étendue sur environ un kilomètre de plage de sable. La plage en question est celle de Nabi Younès. La Défense civile est intervenue très rapidement durant la journée, entamant le nettoyage de la plage dans cette zone connue pour ses entreprises touristiques.

Une enquête a été ouverte hier, mais n’avait pas encore abouti à des conclusions. Selon le responsable du dossier environnement à la municipalité de Jiyeh, Jean Azzi, il existe principalement trois sources possibles de cette fuite. À notre correspondant, il explique que la centrale électrique de la localité (très ancienne), qui se trouve très proche de cette plage en particulier, pourrait être à l’origine de la fuite. À noter que les responsables de la centrale ont démenti à la chaîne LBCI avoir quoi que ce soit à voir avec cet incident. La deuxième possibilité, toujours selon M. Azzi, est que les navires-centrales turcs soient responsables de la fuite. Il fait remarquer que ceux-ci ont été remis en activité après une longue interruption, ce qui pourrait expliquer l’incident. Enfin, une usine à proximité pourrait également être la source du déversement d’hydrocarbures sur la côte. Le responsable municipal précise par ailleurs qu’il n’y avait pas de navire face à la côte et que la fuite ne pouvait donc pas provenir d’un bateau de passage.

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Les causes du drame n’ont donc pas encore été élucidées, mais les forces de l’ordre ont interrogé hier les responsables de la centrale électrique, ceux des navires-centrales ainsi que les propriétaires de complexes balnéaires dans la zone. Si les ministères concernés n’ont pas réagi à l’appel de l’autorité locale à Jiyeh, selon les informations obtenues par notre correspondant, des échantillons prélevés par la Défense civile ont été envoyés au ministère de l’Environnement, selon la LBCI.

La pollution aux hydrocarbures porte gravement atteinte à la biodiversité du littoral. Ce n’est pas la première fois que des fuites plus ou moins importantes sont observées près des centrales électriques, et elles ne font pratiquement jamais l’objet d’un suivi sérieux. Une grave fuite de carburant a eu lieu en février 2020 près de la centrale de Zouk (Kesrouan), également vétuste, au niveau d’un des tuyaux déchargeant du pétrole d’une centrale flottante turque vers la centrale. En mai 2019, les plages de Jadra, à proximité de Jiyeh, ont été affectées par une grave fuite pétrolière, et les navires pétroliers qui déversent leur fuel dans la centrale ont été pointés du doigt. La centrale de Jiyeh a été aussi le théâtre de la pire marée noire du Liban. Elle avait été causée en juillet 2006 par un bombardement israélien.





Mise au point

Dans un communiqué transmis à L'Orient-Le Jour, Karpowership, la filiale au Liban de l’opérateur turc Karadeniz, a tenu à « démentir les déclarations erronées » faites par le responsable du dossier environnement à la municipalité de Jiyeh, Jean Azzi qui évoque la possibilité que les navires-centrales soient responsables de la fuite. Karpowership dément aussi l'information selon laquelle une grave fuite de carburant a eu lieu en février 2020 près de la centrale de Zouk (Kesrouan). « Karpowership tient à démentir ces déclarations et informations erronées. Les navires-centrales Fatmagül Sultan et Orhan Bey ne sont et n’ont en aucun cas été liés à des fuites de carburant récentes ou dans le passé », peut-on lire dans le communiqué. « De plus, Karpowership réitère que ses navires-centrales opérant à Zouk et Jiyeh exploitent les systèmes de purification et de filtration les plus sophistiqués, évitant ainsi tout dommage à l'eau de mer, dans le respect les plus strictes des normes environnementales et sécuritaires appliquées de la Banque Mondiale et de l’ISO 14001 ».



Les habitants de Jiyeh (sud de Beyrouth) se sont réveillés hier sur une désolante surprise : une des plages de sable de la localité côtière était noire de fuel, et des nappes pouvaient être observées à la surface de l’eau. Des sources de la municipalité de Jiyeh ont indiqué à notre correspondant Mountasser Abdallah que la fuite avait de toute évidence eu lieu la veille, et...
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DANS L’ARTICLE D’HIER : OU SE BAIGNER CET ÉTÉ, MALGRÉ TOUT, AU LIBAN ; DOMMAGE QUE LES FAMEUSES ILES DE TRIPOLI , RAMKINE , des LAPINS , SANANI , LES QUELQUES ROCHERS DE RMAILE ET BALAN NE SONT PAS MENTIONNÉES . ELLES SONT DEVENUES AUJOURD’HUI DES DÉCHARGES DES …. CITOYENS LIBANAIS, POLLUEUR A 99 % .

aliosha

11 h 00, le 07 juillet 2021

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Commentaires (1)

  • DANS L’ARTICLE D’HIER : OU SE BAIGNER CET ÉTÉ, MALGRÉ TOUT, AU LIBAN ; DOMMAGE QUE LES FAMEUSES ILES DE TRIPOLI , RAMKINE , des LAPINS , SANANI , LES QUELQUES ROCHERS DE RMAILE ET BALAN NE SONT PAS MENTIONNÉES . ELLES SONT DEVENUES AUJOURD’HUI DES DÉCHARGES DES …. CITOYENS LIBANAIS, POLLUEUR A 99 % .

    aliosha

    11 h 00, le 07 juillet 2021

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