Une scène devenue commune : de longues files d'attente, devant une station-service de Beyrouth, Photo Marc Fayad
Déjà terrible depuis plusieurs semaines, la situation dans les stations-service s'est aggravée ces derniers jours. Ce qui a poussé le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, à appeler, jeudi matin, la Banque du Liban (BDL) et l'exécutif libanais, à savoir le gouvernement de Hassane Diab qui n'est normalement chargé que de l'expédition des affaires courantes, à "prendre immédiatement des décisions" pour assurer l'approvisionnement en carburant dans le pays, qui connaît une pénurie sévère. Dénonçant, lui aussi, "l'humiliation" subie tant par les citoyens qui font la file pendant des heures pour ne remplir qu'une partie de leur réservoir, que par des propriétaires de stations-service, M. Brax a exigé des "explications claires" concernant l'avenir des subventions sur les produits hydrocarbures.
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— Mohammed Yassin (@Moe_Yassn) June 10, 2021
Le rationnement du carburant est dû, selon les différents professionnels du secteur, à des modifications apportées par la Banque du Liban au mécanisme de subventions permettant aux importateurs d'obtenir des dollars au taux officiel de 1.507,5 livres pour un billet vert, ce qui ralentit, voire paralyse, le déchargement des navires de ravitaillement et donc l'approvisionnement des stations. A cela s'ajoutent les craintes des Libanais d'une levée de ces subventions sur le carburant.
"La Banque du Liban n'a toujours pas donné son autorisation préalable aux sociétés importatrices pour qu'elles permettent aux navires-citernes qui sont arrivés ou vont arriver dans les prochains jours au large du Liban de décharger leurs cargaisons de carburant", a confirmé M. Brax, qui a souligné que "des contacts sont actuellement menés pour tenter de trouver des solutions". "Pour quelles raisons veulent-ils continuer à humilier les citoyens et les propriétaires de stations-service ?", s'est interrogé le porte-parole, qui a déploré le timing de cette crise "avant un été prometteur au cours duquel on attend de nombreux expatriés" qui risquent d'annuler leur voyage. "Ceux qui ont dépensé des dizaines de milliards de dollars provenant de l'argent des déposants peuvent bien dépenser quelques millions pour sauver la saison estivale", a-t-il souligné.
Il a ajouté que sans ces nouveaux stocks à décharger des navires, "les quantités de carburant disponibles sur le territoire libanais sont limitées et ne tiendront pas longtemps". Georges Brax a dès lors exhorté les responsables concernés à "prendre immédiatement des décisions cruciales et à approuver l'ouverture des lignes de crédit demandées". "Mettre un terme aux importations et laisser le pays sans carburant est un crime dévastateur", a-t-il déclaré. "Que le gouvernement et la BDL expliquent clairement ce qu'ils veulent faire" sur la question des subventions, a-t-il ajouté, proposant un plan de levée de ce mécanisme à répartir sur quatre mois. "Et si l'exécutif veut conserver les subventions en l'état, qu'il prenne des mesures pour assurer les dollars nécessaires".
Des propos auxquels ont fait écho ceux du président du syndicat des ouvriers de compagnies pétrolières, Walid Dib, qui a appelé jeudi à une prise de décision ferme de part de l’État avant que le secteur "n'appartienne au passé". "Le secteur est paralysé et au bord de l'effondrement. Tout le monde est menacé, en faillite ou a fermé ses portes : les sociétés importatrices, les sociétés distributrices et les stations-service", a déploré le syndicaliste.
"Aucune décision n'est prise par ceux qui sont chargés de ce dossier, qu'il s'agisse des responsables ou des décideurs. Il est temps de dire aux politiques que l'humiliation des citoyens devant les stations-service suffit. Il est temps de prendre une décision politique qui exhorterait la BDL à ouvrir des crédits et faciliter le processus d'importation", a plaidé M. Dib. "Nous demandons une prise de décision ferme pour que le secteur n'appartienne pas au passé en début de semaine prochaine et que nous n'ayons pas épuisé les stocks des entreprises", a-t-il affirmé. "Le danger est réel et imminent", a encore averti le syndicaliste.
La BDL réagit
En fin de journée, la Banque du Liban a fait savoir qu'elle a tenu une réunion avec le ministre sortant de l'Énergie, Raymond Ghajar, durant laquelle ils ont abordé le dossier des carburants.
Le ministre a indiqué que les quantités d'hydrocarbures importées en 2021 sont en augmentation de 10% par rapport à 2019, malgré la pénurie en cours. M. Ghajar a également contredit les propos selon lesquels il y aurait une pénurie de carburants, affirmant que 66 millions de litres d'essence et 109 autres de mazout se trouvent dans les réservoirs des sociétés importatrices. "Ces quantités, ajoutées à celles présentes dans les stations-service, suffisent pour une semaine à dix jours", a estimé le ministre.
La Banque centrale a quant à elle affirmé qu'elle "suivrait" la question des autorisations nécessaires pour l'ouverture de crédits pour les importations "à condition de ne pas toucher aux réserves obligatoires" de la BDL. Elle a appelé les responsables à "prendre les mesures nécessaires", affirmant que cela ne relève pas de son ressort.


Dans l'un de ses discours récents le Bécile annonçait des métros, des trains des auto-déroutes et des té-nul, oh pardon, des tunnels, et peut être des voies de cyclistes et d'autres de joggeurs wet même des caniveaux (avec regards en plastique) pour la gente amphibienne etc... Alors la crise du bien-ziine est sûrement pour nous dégoûter des moteurs à explosions, nous programmer et nous mettre finalement sur le chemin du modernisme. Un p'tit incident électrique a retardé le tout c'est vrai mais l'évolution ne s'arrête jamais avec notre clique au pouxfoire, on aura bientôt chacun une massue et une peau d'ours à la dernière mode de l'âge de pierre, une grande évolution après tout par rapport au style 14 eme siècle, que d'autres nous proposent et ...insistent
20 h 12, le 10 juin 2021