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Économie - Inflation

Les prix à la consommation ont bondi de 121,66 % en avril

Les prix à la consommation ont bondi de 121,66 % en avril

Les quartiers dévastés par l’explosion du 4 août dernier au port de Beyrouth sont toujours à l’état de reconstruction. Photo J.R.B.

L’indice mensuel des prix à la consommation (IPC), calculé par l’Administration centrale de la statistique (ACS), a atteint 356,65 points en avril, soit +7,76 % en glissement mensuel et +121,66 % en glissement annuel, en baisse par rapport au mois précédent établi à +157,86 % et en marge de la crise économique et financière que traverse le Liban depuis plus d’un an. La base (100) considérée est celle de décembre 2013.

Avec une hausse de 501,43 %, ce sont cette fois encore les prix de l’ameublement qui remportent la palme de la plus grande augmentation en rythme annuel à fin avril, alors que de nombreux bâtiments et appartements endommagés sont toujours en reconstruction dans les quartiers situés aux alentours du port de Beyrouth ravagé par l’explosion du 4 août dernier.En rythme mensuel, ce sont en revanche les prix de l’habillement qui ont le plus augmenté avec une hausse de 27,27 % en avril. En glissement annuel, ceux-ci se sont élevés de 336,95 %, occupant le podium juste derrière les prix des restaurants et des hôtels (+400,63 %). Les prix de l’alimentation et des boissons non alcoolisées ont quant à eux augmenté de 19,2 % par rapport au mois précédent et de 228,61 % comparé à avril 2020. Le tabac et les boissons alcoolisées ont, eux, haussé en glissement mensuel de 13,22 % et, en glissement annuel, de 231,94 %.L’ACS note également une augmentation de 9,52 % en rythme mensuel et de 26,15 % en rythme annuel pour les soins de santé.

Aucune augmentation n’a toutefois été constatée en avril pour les frais liés à l’éducation par rapport au mois précédent, mais ceux-ci sont tout de même en hausse de 10,22 % en glissement annuel. Enfin, l’indice démontre une hausse de 239,46 % en rythme annuel pour les tarifs des moyens de transport et de 83,12 % à ce même rythme pour l’eau, l’électricité, le gaz et les carburants. Par ailleurs, il n’y a eu en avril aucune déflation, ni en glissement mensuel ni en glissement annuel.

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Enfin, les prix en rythme mensuel ont augmenté dans tous les mohafazat du pays. C’est la région du Liban-Nord qui note la plus grande hausse avec 10,69 %, suivie de Nabatiyé (+9,82 %), du Liban-Sud (+8,33 %), du Mont-Liban (+6,9 %), de Beyrouth (+6,35 %) et de la Békaa (+6,29 %).

Avril marque ainsi une légère baisse de l’inflation annuelle par rapport aux trois premiers mois de l’année, alors que la livre libanaise tourne, depuis ce mois, autour des 12 500 livres pour un dollar sur le marché parallèle (contre une parité officielle toujours maintenue à 1 507,5 livres le dollar). Un calme après la tempête de mars qui aura vu la livre dépasser pendant quelques heures le taux de 15 000 livres par dollar.


L’indice mensuel des prix à la consommation (IPC), calculé par l’Administration centrale de la statistique (ACS), a atteint 356,65 points en avril, soit +7,76 % en glissement mensuel et +121,66 % en glissement annuel, en baisse par rapport au mois précédent établi à +157,86 % et en marge de la crise économique et financière que traverse le Liban depuis plus d’un an....

commentaires (2)

Ce qui est effarant surtout c'est que ces statistiques sont banalisées et que ce qui dans n'importe quel autre pays représente une catastrophe nationale semble ici faire partie du quotidien auquel se résout la population. Mais là encore, plus les magouilles persisteront dont seules les personnes aisées (une minorité des Libanais) peuvent s'y prêter (transferts avec l'étranger, trafic de devises, ...) avec la complicité des banques et des gouvernants, plus l'argent se développera en un produit commercial et l'inflation galopera. Et ceux qui en subissent les conséquences désastreuses de jour en jour ce sont les deux tiers de la population libanaise qui vit de plus en plus dans les profondeurs de la pauvreté.

Robert Malek

19 h 20, le 24 mai 2021

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Commentaires (2)

  • Ce qui est effarant surtout c'est que ces statistiques sont banalisées et que ce qui dans n'importe quel autre pays représente une catastrophe nationale semble ici faire partie du quotidien auquel se résout la population. Mais là encore, plus les magouilles persisteront dont seules les personnes aisées (une minorité des Libanais) peuvent s'y prêter (transferts avec l'étranger, trafic de devises, ...) avec la complicité des banques et des gouvernants, plus l'argent se développera en un produit commercial et l'inflation galopera. Et ceux qui en subissent les conséquences désastreuses de jour en jour ce sont les deux tiers de la population libanaise qui vit de plus en plus dans les profondeurs de la pauvreté.

    Robert Malek

    19 h 20, le 24 mai 2021

  • AVEC LA FAMINE DONT LE SPECTRE SE FAIT SENTIR CHAQUE JOUR DE PLUS LA GUERRE DES HERBES SAUVAGES POINTE AU PROCHE HORIZON PAR LES MASSES D,AFFAMES QUI SE RUERONT SUR LES CHAMPS, PENTES, COLLINES ET MONTAGNES. WLEK HESSOU, 3AYB 3LEYKON YIA HEKKAM MEJERMIN !

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    11 h 04, le 24 mai 2021

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