Le siège de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (la Finma) à Berne, en Suisse. Photo tirée de leur site web
Quatre ONG libanaises ont déposé mercredi une plainte commune auprès de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (la Finma), en Suisse, demandant une investigation « approfondie » sur le « rôle central » qu’auraient joué des banques helvètes en aidant le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, et ses proches à conserver des dépôts provenant de « fonds illicites » en Suisse ou à l’étranger. Le gouverneur est visé, au Liban et à l’étranger, par plusieurs enquêtes. Le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) a adressé en janvier une demande d’entraide judiciaire au Liban dans le cadre d’une instruction pénale « pour blanchiment d’argent aggravé en lien avec de possibles détournements au préjudice de la BDL ». M. Salamé et son entourage nient ces accusations.
Ces associations locales, au nombre de cinq au départ, mais dont une, Pyramid, s’est rétractée hier en fin de journée, sont composées des mouvements de la société civile Beyrouth Madinati, Li haqqi et Taqqadom, ainsi que de l’Union des déposants, créée en 2020 et qui s’est fixé pour mission de venir en aide aux déposants lésés par les restrictions mises en place arbitrairement par les banques depuis la fin de l’été 2019. Le but de la demande est de « faire pression » sur les classes politique et financière, responsables de la crise actuelle que traverse le Liban, selon l’avocat Fouad Debs, un membre fondateur de l’Union des déposants, qui espère que cette action poussera les banques suisses à arrêter leur collaboration avec ces classes. Le communiqué commun publié hier pointe du doigt le fait « qu’aucune des banques ne semble avoir signalé de transaction suspecte, ou ne l’a fait que tardivement, aux autorités de contrôle au cours des dernières années », et ce malgré « tous les signaux d’alarme soulevés dans le cas de M. Salamé », comme les prête-noms, ou les entreprises off-shore ou de structure opaque.
Dans leur communiqué, ces ONG ciblent Bank Audi Suisse – qui fait partie du groupe Audi libanais, mais qui est une banque suisse indépendante, selon le groupe bancaire –, la banque suisse Julius Bär et HSBC Suisse. Selon Fouad Debs, les trois banques ont été les plus actives dans les mouvements de fonds et ont participé à la création d’entreprises off-shore pour le compte du gouverneur ou de son entourage. Leurs noms sont revenus le plus dans l’enquête de la MPC, selon l’avocat, concernant, selon des sources du Commerce du Levant, le paiement de plus de 330 millions de dollars américains de frais de courtage entre 2002 et 2014 de la BDL à la compagnie Forry Associates Ltd. (Forry), enregistrée en 2001 aux îles Vierges et dont le bénéficiaire économique serait Raja Salamé, le frère du gouverneur. La demande d’entraide mentionne aussi deux autres banques suisses ainsi que des banques libanaises.
Me Fouad Debs indique que l’Union souhaite également lancer des procédures judiciaires dans d’autres pays pour obtenir gain de cause.



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Est ce que la loi de la levée du secret bancaire au Liban est en vigueur? Si oui pourquoi traînent ils la patte pour se pencher sur les mouvements litigieux et louches pour arriver à la source? Si la justice libanaise refuse de coopérer comme le demande la Suisse nous serons foutus. Que la ministre de la justice qui clame son indépendance se saisisse de l’affaire sans tarder. On se demandait à quoi servait le show récent de la juge Aoun? Mais pour mieux vous aveugler mes enfants. Une affaire pour en cacher une autre. Nous sommes impatients de voir qui a volé quoi et à combien s’élèvent les sommes pillées par chacun d’eux. Si les frais de courages s’élèvent à 330 millions de dollars pour la seule personne de Salamé qu’est ce que ça doit être pour les plus gros qui ont donné l’autorisation au gouverneur de la banque de s’exécuter et de se rémunérer au passage. Après tout c’est un courtier comme un autre mandaté par l’état.
15 h 30, le 24 avril 2021