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Société - Coronavirus au Liban

Pfizer : les deux doses de vaccin seront espacées pour immuniser davantage de personnes

La visite en Irak pour conclure des accords dans le domaine de la santé et de l'énergie reportée "pour des raisons techniques", affirme le ministre sortant de la Santé.

Pfizer : les deux doses de vaccin seront espacées pour immuniser davantage de personnes

Le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan. Photo d'archives AFP

Le ministre libanais sortant de la Santé Hamad Hassan a annoncé mardi que l'administration de la seconde dose du vaccin Pfizer/BioNTech serait retardée jusqu'à six semaines après la première, au lieu de trois semaines jusqu'à présent, afin de permettre d'augmenter le nombre de personnes vaccinées. 

"Le comité scientifique du ministère de la Santé a décidé de retarder l'administration de la seconde dose du vaccin Pfizer/BioNTech jusqu'à six semaines après la première dose pour augmenter le nombre de bénéficiaires de la première dose", a-t-il annoncé dans un entretien accordé à la chaîne télévisée OTV. "Cela réduit également les symptômes enregistrés chez nombre de personnes après l'administration de la seconde dose", a-t-il affirmé. Jusqu'à présent, la deuxième dose avait lieu trois semaines après la première, conformément à la norme en vigueur dans la plupart des pays.

Le Liban a déjà réceptionné un total de 343.980 doses du vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus. Il devrait recevoir un million et demi de doses dans les trois prochains mois, d'après le président du comité national en charge de la campagne de vaccination, le Dr Abdel Rahman el-Bizri. Le ministère a annoncé que depuis le début de la campagne mi-février, plus de 200.000 personnes avaient reçu leur première dose de vaccin et plus de 100.000 d'entre elles se sont vues administrer la seconde.

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Au sujet du vaccin AstraZeneca qui suscite des controverses, notamment en Europe, suite à des cas de thrombose post-vaccination, le ministre a assuré que "plus de 11.000 personnes ont déjà été vaccinées sans effets secondaires". "La probabilité de complications de santé à la suite de l'administration du vaccin AstraZeneca est très faible", a dit le ministre, avançant le chiffre de 4 sur un million, "alors que le risque de complications graves suite à une contamination au coronavirus est de 16,5%". "Ceux qui sont intégrés au plan national pour obtenir le vaccin AstraZeneca et qui n'en veulent pas devront attendre le mois de juillet pour obtenir un autre vaccin", a-t-il ajouté, alors que de nombreuses personnes ne se sont pas présentées au rendez-vous fixé par le ministère de la Santé pour recevoir ce vaccin de crainte de complications.

20% des Libanais immunisés

"Environ 20% des Libanais sont immunisés contre le virus à la suite d'une infection ou d'une vaccination", a estimé par ailleurs le ministre Hassan, se disant satisfait des indicateurs positifs de la vaccination, notamment de la baisse du taux de mortalité et du nombre d'admissions en soins intensifs.

"Il y a actuellement 1.150.000 personnes inscrites. C'est peu, cela doit doubler", a-t-il toutefois plaidé, en référence à la plateforme mise en place par le gouvernement. "Le ministère organisera en juin et en juillet des campagnes de vaccination dans les régions ciblant ceux qui hésitent et ceux qui n'ont pas pu s'inscrire sur la plateforme pour des raisons techniques", a-t-il encore annoncé. "La société Pfizer a fourni 600.000 vaccins destinés aux réfugiés syriens. Nous sommes aussi en discussion avec la commission de dialogue libano-palestinienne pour créer une plateforme spéciale pour les réfugiés palestiniens", a dit le ministre, dans des propos faisant écho à un rapport de l'organisation Human Rights Watch la semaine dernière qui dénonçait un manque de communication du gouvernement et le fait que les réfugiés soient laissés pour compte.

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Hamad Hassan a toutefois appelé au respect continu des mesures de protection, alors que le nombre de voyageurs arrivant au Liban augmente, oscillant entre 4.000 et 5.000 personnes par semaine. Dans ce cadre, il a demandé aux nouveaux arrivants d'observer une période de quarantaine de 48 heures, pour vérifier qu'ils ne sont pas contaminés, avant de se mêler à leurs proches.

Après avoir réceptionné dans le courant de la semaine dernière 50.000 des 90.000 doses du vaccin chinois Sinopharm offertes par Pékin, le Liban a entamé la vaccination de ses militaires. Les journalistes, membres des forces de sécurité et fonctionnaires qui le souhaitent pourront commencer à se faire vacciner à partir de lundi prochain, avec le vaccin chinois Sinopharm, a d'ailleurs annoncé le ministre Hassan.

Sur un autre plan, il a indiqué que la visite qu'il devait effectuer en Irak le 17 avril en compagnie du Premier ministre sortant Hassane Diab et d'autres ministres pour conclure des accords dans le domaine de la santé et de l'énergie avait été reportée "pour des raisons techniques".


Le ministre libanais sortant de la Santé Hamad Hassan a annoncé mardi que l'administration de la seconde dose du vaccin Pfizer/BioNTech serait retardée jusqu'à six semaines après la première, au lieu de trois semaines jusqu'à présent, afin de permettre d'augmenter le nombre de personnes vaccinées. "Le comité scientifique du ministère de la Santé a décidé de retarder...

commentaires (3)

"... les deux doses de vaccin seront espacées pour immuniser davantage de personnes ..." ... à moitié...

Gros Gnon

22 h 24, le 13 avril 2021

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Commentaires (3)

  • "... les deux doses de vaccin seront espacées pour immuniser davantage de personnes ..." ... à moitié...

    Gros Gnon

    22 h 24, le 13 avril 2021

  • Tiens , nous avions le nobel d' economie, maintenant celui de medecine !

    LeRougeEtLeNoir

    16 h 15, le 13 avril 2021

  • SANS LA SECONDE DOSE QUI EST A 20 JOURS DE LA PREMIERE LES PERSONNES AYANT RECU SEULEMENT LA PREMIERE DOSE NE SERONT PAS A L,ABRI DU CORANAVIRUS. ILS PEUVENT EN ETRE ATTEINTS COMME ILS PEUVENT AUSSI LE TRANSMETTRE A D,AUTRES. L,INCOMPETENCE DE CES TYPES RESPONSABLES DE LA SANTE PUBLIQUE EST SANS BORNES. DE 20 JOURS A SIX SEMAINES TOUS LES VACCINES SERONT EN DANGER.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    12 h 44, le 13 avril 2021

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