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Économie - Reportage

Sacrifiée sur l’autel du système financier libanais, ci-gît la classe moyenne

« Dis-moi dans quelle monnaie tu es payé et à quel taux et je te dirai qui tu es » : tel pourrait être le résumé de la nouvelle méthode de stratification des classes sociales libanaises. Parmi elles, la classe moyenne, dont de nombreux membres, parce qu’ils sont payés en livres, ont vu leur vie totalement chamboulée. Tour d’horizon.

Sacrifiée sur l’autel du système financier libanais, ci-gît la classe moyenne

L’exil, comme unique échappatoire à la crise, risque de faire s’envoler la classe moyenne libanaise. Peinture murale à Tripoli (Liban-Nord). Photo J.R.B.

« Une tranche de jambon pour toi, une autre pour ta maman », dit Joseph*, 52 ans, à son fils, en lui tendant un morceau de pain. Dans le foyer de ce père de famille, employé dans un hôtel de Tripoli (Liban-Nord), la charcuterie s’achète désormais par 200 grammes par semaine. Pour préserver ce qui est devenu un luxe, il a fallu sacrifier le fromage.

À Beyrouth, Gisèle, 40 ans, célibataire et employée dans le secteur bancaire depuis plus de 18 ans, peut, elle, encore se permettre l’achat de fromage, à condition qu’elle se limite à la production locale. « J’adore le chèvre français, mais j’ai dû le rayer de ma liste de courses », dit-elle. Des courses qui consistent essentiellement, ces derniers temps, à stocker des produits non périssables, « car on ne les trouvera peut-être plus dans les rayons d’ici peu », estime la jeune femme. Quant à Pierre, proche de la quarantaine et responsable d’un département au sein d’une université, il n’achète plus ni mayonnaise ni moutarde importées. Les pots qui lui restent, il les garde « comme des trésors à savourer de temps à autre avec parcimonie ».

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Dans un Liban englué dans une crise se traduisant notamment par un effondrement de la valeur de la livre libanaise, les salariés payés dans la monnaie nationale subissent une chute brutale de leur pouvoir d’achat. Pour nombre de représentants de la classe moyenne, un salaire qui permettait, il y a seulement deux ans, une vie confortable, ne vaut plus tripette aujourd’hui, alors que le dollar oscille désormais autour des 12 000 livres, contre 1 507,5 livres il y a deux ans. En conséquence de quoi le coût de la vie explose : l’inflation annuelle a atteint 145,8 % fin 2020, selon des statistiques officielles ; et fin mars, le prix de la viande avait augmenté de 114,7 % sur un peu plus d’un an et celui du poulet de 72,8 %.

« Dis-moi dans quelle monnaie tu es payé et à quel taux et je te dirai qui tu es » : telle pourrait être désormais, en quelques mots, la nouvelle méthode de stratification des classes sociales au Liban.

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« J’ai dû vendre ma Suzuki modèle 2010, poursuit Pierre, pour un montant dérisoire en plus. » Il s’agissait là du seul moyen, pour ce cadre universitaire, d’assurer ses fins de mois et de mettre un peu d’argent de côté en cas de pépin. « Je l’ai vendue à 25 % de sa valeur réelle pour encaisser un paiement en “dollars frais” (ou “vrais dollars”, soit ceux en espèces ou transférés de l’étranger, NDLR). »

Le pépin, il peut prendre la forme d’une banale réparation de voiture. Mais pour ces salariés payés en livres libanaises, ce pépin devient souvent et rapidement une énorme tuile. « Réparer ma voiture a ponctionné 70 % de mon salaire mensuel. C’était en début d’année, quand le taux de change sur le marché noir stagnait autour des 9 000 livres le dollar. Je n’ose imaginer la somme que j’aurais dû débourser si j’avais dû la réparer aujourd’hui », explique Gisèle, alors qu’il y a quelques semaines le dollar a atteint, avant d’en redescendre, le seuil historique des 15 000 LL. À l’instar de Joseph, Pierre et Gisèle, le Premier ministre sortant, Hassane Diab, est lui aussi payé en livres libanaises. Dans les colonnes du Financial Times londonien, le responsable, qui ne cesse d’exprimer son souhait qu’un nouveau cabinet soit enfin formé huit mois après sa démission, expliquait, le 15 mars, que son salaire ne valait plus que quelque « 1 000 dollars » au lieu des 7 300 USD lui étant dus au taux officiel, et désormais très théorique, de 1 507,5 livres le dollar.

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Depuis des mois maintenant, la dégringolade abrupte de la livre libanaise a fait vaciller les fondations mêmes de la société libanaise, peu importe les échelons.

« Nous n’étions ni pauvres ni riches. Mais nous vivions normalement, bien même. Jusqu’à cette crise. Notre statut économique aujourd’hui n’est tout simplement plus en adéquation avec notre classe sociale », explique avec fatalisme Joe, jeune comptable dans un hôtel. Un constat corroboré par Hiba, psychologue en clinique et dans une université : « Nous pouvons nous adapter à une baisse de nos conditions de vie, mais au prix de nos petits plaisirs et de nos rêves. »

Du déjà-vu pour la classe moyenne, en pire

Cette « dépossession » de la classe moyenne libanaise, telle que qualifiée par Nizar Hariri, professeur d’économie à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, n’est toutefois pas un phénomène inédit, bien que fulgurante à ce stade de la crise qui « a accéléré et exacerbé un long processus de polarisation des inégalités sociales entamé après la guerre civile (1975-1990) ». Il souligne également qu’à la dévaluation du pouvoir d’achat s’ajoute, pour cette classe moyenne, « un déclassement de son pouvoir symbolique ».

La désintégration de la classe moyenne et la recomposition de la pyramide sociale libanaise basée sur la monnaie du salaire rend « violent ce transfert des richesses qui annonce l’absorption d’une grande partie de la classe moyenne par les classes populaires », prévient-il.

Fait aussi rare que significatif, le peuple libanais ne subit pas aujourd’hui sa première dévaluation violente. C’est pendant la guerre civile que la monnaie nationale a d’abord plongé. Alors que le dollar tournait autour des 3 livres libanaises avant l’éruption du conflit, le billet vert s’échangeait contre 2 500 livres fin 1992. Le grand plongeon avait débuté vers la fin des années 80. En décembre 1997, la Banque du Liban avait arrimé la monnaie nationale au dollar au taux de 1 507,5 livres.

Pour autant, la situation actuelle n’est « en rien comparable » à ce qui a prévalu durant la guerre, affirme Nizar Hariri, car « la classe moyenne de l’époque est partie avec ses économies pendant la guerre avant même que cette dévaluation n’ait lieu ». De plus, « les flux économiques entrant et sortant du pays n’ont jamais cessé de fonctionner au cours de cette période », ajoute Ziad Abu-Rish, professeur au Bard College (New York). À l’heure actuelle, non seulement la conjoncture mondiale, due aux conséquences néfastes de la pandémie de Covid-19 sur l’économie et la mobilité internationales, mais aussi les restrictions bancaires imposées au Liban depuis le début de la crise à la fin de l’été 2019 sur les comptes des déposants – qui font majoritairement partie de cette classe – ont bouché « toute soupape de sûreté qu’elle possédait », poursuit ce dernier.

Ainsi, sans accès à leurs économies en devises, elles-mêmes dévaluées à un taux de 3 900 livres le dollar (soit les « dollars libanais » bloqués en banque), les Libanais de la classe moyenne se retrouvent aujourd’hui coincés par la faillite d’un système préservé tel quel pendant des décennies sans qu’aucun ajustement ni réforme n’ait été lancé pour rectifier le tir au fil des ans, malgré l’instabilité régionale permanente et l’accumulation des carences de l’État libanais.

Un mirage financier en vertu d’une oasis de fausses promesses

La politique, saluée dans un premier temps, de taux d’intérêt élevés lancée par le gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé après la guerre pour doper la reconstruction du pays a fini par créer une chimère économique, qui a implosé il y a un an et demi. Un mirage financier aussi entretenu par les Libanais eux-mêmes, selon l’avocat, écrivain et économiste Adib Tohmé. Des Libanais qui « ont préféré se réfugier dans le déni plutôt que de reconnaître la défaillance de ce système » mis en place par le gouverneur, longtemps considéré à l’international comme « un magicien de la finance », jusqu’à ce que l’économie libanaise mais aussi le secteur bancaire et la livre s’effondrent.

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« Ce que certains considèrent comme une “illusion collective” vient, en réalité, de ceux qui ont créé et maintenu ce système. Le Libanais ordinaire est bien moins responsable que tous les politiciens, les banquiers et la majorité des consultants économiques » qui avaient notamment promis un retour de l’âge d’or financier du pays du Cèdre lors de cette phase de reconstruction, nuance toutefois Ziad Abu-Rish. « Un âge d’or qui n’a pourtant jamais existé dans un pays où les inégalités sociales ont de tout temps primé », martèle l’universitaire. Des inégalités qu’avaient mises en exergue le Laboratoire des inégalités mondiales dans une étude de 2017 réalisée par Lydia Assouad, doctorante à l’École d’économie de Paris.

« Entre 2005 et 2014, le 1 % de Libanais les plus riches a reçu près du quart du revenu national total, ce qui place le Liban à des niveaux similaires à ceux du Brésil et de l’Afrique du Sud », écrivait la chercheuse, en octobre 2019, dans nos colonnes. « Plus frappant encore : environ 55 % de la richesse du pays est captée par les 10 % les plus riches, tandis que la moitié la plus pauvre de la population doit se partager un dixième du revenu national. En outre, les 10 % les plus riches ont ainsi vu leurs revenus augmenter de 5 à 15 % ; tandis que les 10 % les plus pauvres ont, eux, vu leurs revenus se contracter du quart. » « Enfin, pour ce qui est du patrimoine, un simple coup d’œil aux données du classement annuel de la fortune des milliardaires établi par le magazine Forbes (qui, comme pour nombre de pays, constitue la seule source d’estimation disponible en la matière) suffit à confirmer que les milliardaires libanais semblent très bien se porter : entre 2005 et 2016, leur fortune représentait en moyenne 20 % du revenu national, contre 2 % en Chine, 5 % en France et 10 % aux États-Unis », poursuivait-elle.

La « disparition annoncée de la classe moyenne au Liban » était ainsi lancée bien avant que le système n’implose fin 2019 « aux dépens de cette classe, la dépossédant volontairement de ses avoirs au profit de l’assainissement du secteur bancaire et de la survie de ce système », estime l’économiste Nizar Hariri. Depuis des mois, les Libanais en général, et ceux de la classe moyenne en particulier, voient leurs économies en banque prises en otage via les restrictions bancaires, qu’il s’agisse des plafonds de retrait ou de transfert, en sus de la dévaluation de la valeur de leur épargne.

Le cumul des restrictions et de la dévaluation rend quasi impossible pour des parents d’envoyer de l’argent à leurs enfants étudiant à l’étranger, et, entre autres, pour nombre de Libanais de voyager ou d’accéder à quelque plaisir de vie. « Avant, je ne me posais pas de questions quand je voulais partir en vacances à l’étranger », explique Rita, cette sexagénaire pourtant habituée à rendre visite à ses fils outre-Atlantique une fois l’an. « Aujourd’hui, je ne m’en pose plus non plus, en réalité, de questions. Je n’ai tout simplement plus la capacité financière de voyager. Je n’ai même plus de carte de crédit fonctionnant à l’étranger. Donc j’attends que mes fils se cotisent pour m’envoyer un billet d’avion », lâche-t-elle, avant d’ajouter qu’elle ressent une certaine honte, et de pester contre les autorités du pays.

« Ils n’ont rien laissé. Tous ceux qui ont dirigé ce pays, directement ou indirectement, depuis 1990, ils ont tout bouffé : l’œuf et la poule », renchérit Pierre, reconnaissant malgré tout faire encore partie des « chanceux », soit ceux qui ont encore un travail, alors que le taux de chômage a atteint 30 % en juin dernier, selon Infopro, une revue spécialisée dans l’économie, et que plus de 55 % de la population est désormais sous le seuil de pauvreté, selon un rapport d’août dernier de l’Escwa (la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale).

Dans l’attente du retour de l’espérance

Avec la confiance totalement perdue dans le système financier libanais et la livre libanaise raclant le fond des écuelles, c’est aussi toute la perception de la monnaie qui est remise en jeu. Se débrouillant avec le peu que leurs salaires en livres ont encore à leur offrir, la plupart des Libanais contactés par L’Orient-Le Jour admettent posséder quelques dollars en espèces, sauvés in extremis du secteur bancaire au début de la crise ou transférés de l’étranger par des proches, et les garder en sûreté.

« On s’entraide pour ne pas devoir utiliser les dollars que nous avons sauvés. Ces devises sont la clé de notre survie et notre sortie de secours de ce pays », explique Jean, architecte et le petit frère de Pierre, qui distribue depuis novembre dernier des colis alimentaires aux plus pauvres pour 60 000 livres libanaises par jour (soit 40 dollars officiellement, ou environ 4 dollars en valeur repère sur le marché noir ces dernières semaines).

Les rapports à la livre et au dollar sont « le miroir » de la crise, analyse Ziad Abu-Rish, « en vertu de ses conséquences concrètes sur le quotidien des résidents du Liban, comme l’hyperinflation, et sans doute des précédents historiques lors desquels la confiance monétaire allait toujours plus sur les devises étrangères ou les métaux » que sur la monnaie nationale.

Entre la livre et le dollar, se nichent les fameux « dollars libanais », « nommés ainsi pour entretenir l’illusion qu’il s’agit encore de billets verts, malgré leur dévaluation par rapport à ces derniers. En réalité, les dollars libanais ne sont ni plus ni moins que des livres libanaises sujettes à un taux légèrement supérieur à celui de la parité officielle », martèle Adib Tohmé, qualifiant de « plus grande contrefaçon du siècle » cette dernière. « Ce qu’il faut, c’est faire tabula rasa de ce modèle économique », assène-t-il, rejoint par Ziad Abu-Rish sur ce point : « La plupart des gens appellent à une élimination des excès de ce système, alors qu’il faut le prendre au corps et le refondre totalement. »

En attendant, la classe moyenne libanaise actuelle s’étiole, « tandis qu’une nouvelle n’émergera pas à moyen terme (4 ou 5 ans) », selon Nizar Hariri. « Le risque étant de voir cette partie de la population prendre la poudre d’escampette avant même que cela n’arrive. » Et c’est avant tout ceux qui détiennent le plus gros capital humain et culturel qui vont aller construire leur carrière et leur vie ailleurs.

Selon une étude récente du Programme régional de dialogue politique pour le sud de la Méditerranée de la Fondation Konrad Adenauer (KAS PolDiMed) basée à Berlin (Allemagne), 89 % des Libanais (sur un échantillon de 1 800) considèrent la crise économique et financière comme la principale raison à l’exil. En août dernier, après la tragédie du port de Beyrouth, l’institut libanais de recherche Information internationale notait en outre une augmentation de l’émigration des Libanais, avec 44 928 départs sur les quatre derniers mois de l’année 2020.

« Si des navires venaient chercher le peuple libanais, c’est tout un pays qui s’en irait », lâche Pierre, rejoint dans l’idée par Joe, qui attend d’être diplômé dans quelques mois pour quitter définitivement le Liban. Trouver un emploi à l’étranger, et donc être payé en devises, est indispensable aujourd’hui pour qu’il puisse aider ses parents.

Ces allers simples sont devenus l’unique option pour de nombreux Libanais souhaitant, d’une manière ou d’une autre, préserver leur avenir. À l’instar de Hiba qui « se casse d’ici », ayant trouvé un travail à l’étranger après plus d’un an et demi de recherches. « Une fuite en avant », analyse non sans ironie cette psychologue, mais forcée par la situation d’un pays qu’elle n’aurait jamais voulu quitter autrement. Dans quelques mois, la trentenaire prendra le chemin de l’aéroport, sous le regard de ceux qui n’ont d’autre choix que de rester, et pour lesquels il ne reste qu’à attendre le retour de l’espérance.

« La semaine prochaine, ce sera à notre tour d’avoir une tranche de jambon », lance Joseph à sa fille, dissimulant sa peine derrière un clin d’œil complice.

*Les prénoms des témoignages ont été modifiés.


« Une tranche de jambon pour toi, une autre pour ta maman », dit Joseph*, 52 ans, à son fils, en lui tendant un morceau de pain. Dans le foyer de ce père de famille, employé dans un hôtel de Tripoli (Liban-Nord), la charcuterie s’achète désormais par 200 grammes par semaine. Pour préserver ce qui est devenu un luxe, il a fallu sacrifier le fromage. À Beyrouth, Gisèle, 40...

commentaires (4)

On ne peut pas attendre éternellement. Le peuple continue à subir sans élever la voix ni se révolter. Pourquoi la machine de destruction s’arrêter a-t-elle? Qui de plus que les libanais est légitime à tout fracasser pour récupérer leurs biens, leur dignité et leur honneur? Sur qui comptent les libanais pour les sauver de cet assassinat collectif pour ne pas dire génocide masqué dont tous les libanais sans exception sont les victimes? Ils restent accrochés à leurs idéaux absurdes et attendent que le problème soit résolu par leurs idoles vendus qui n’en ont cure de leur souffrance et profitent de leur loyauté pour mieux les finir. Pourquoi cette union sacrée tarde à venir. Mais bon sang, il y va de votre vie et de celle de toute une nation qu’on grignote depuis des décennies pendant que vous vous noyez dans des considérations futiles qui ne font que les rendre plus fort pour vous exterminer.

Sissi zayyat

13 h 58, le 06 avril 2021

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Commentaires (4)

  • On ne peut pas attendre éternellement. Le peuple continue à subir sans élever la voix ni se révolter. Pourquoi la machine de destruction s’arrêter a-t-elle? Qui de plus que les libanais est légitime à tout fracasser pour récupérer leurs biens, leur dignité et leur honneur? Sur qui comptent les libanais pour les sauver de cet assassinat collectif pour ne pas dire génocide masqué dont tous les libanais sans exception sont les victimes? Ils restent accrochés à leurs idéaux absurdes et attendent que le problème soit résolu par leurs idoles vendus qui n’en ont cure de leur souffrance et profitent de leur loyauté pour mieux les finir. Pourquoi cette union sacrée tarde à venir. Mais bon sang, il y va de votre vie et de celle de toute une nation qu’on grignote depuis des décennies pendant que vous vous noyez dans des considérations futiles qui ne font que les rendre plus fort pour vous exterminer.

    Sissi zayyat

    13 h 58, le 06 avril 2021

  • IL N,Y A PLUS DE CLASSES MOYENNE ET PAUVRE. LA CLASSE MOYENNE EST DEVENUE LA CLASSE DES PAUVRES ET LA CLASSE DES PAUVRES EST DEVENUE LA CLASSE DES AFFAMES OU MENDIANTS. ET LES CORROMPUS ET MAFFIEUX TROUVENT LE MOYEN DE S,ENRICHIR ENCORE SURTOUT AVEC LA DEVALUATION IMMENSE DE LA L.L. ILS ACHETENT ET ILS VENDENT MAISONS ET PROPRIETES ET, COMME LA SCIE QUI COUPE 3AL TALE3 OU 3AL NEZEL, IL FONT DES PROFITS DANS LES DEUX SENS. LES MALHEURS ET LA DESOLATION DES UNS, LE COMMUN DES CITOYENS, FAIT LE BONHEUR DES AUTRES, LES CORROMPUS ET LES MAFIEUX. IL NE FAUT PAS AUSSI OUBLIER LES CONTREBANDIERS ET LES MERCENAIRES.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 10, le 06 avril 2021

  • Malgré tout, le Liban se relèvera. Ajouter à toutes les causes énumérées, un vilain accord entre des pays connus, qui, pour des raisons de politique régionale, ferment le robinet à toute aide indispensable pour la survie des pauvres, victimes des conflits qui les terrassent. Commettre des crimes n'est pas toujours en utilisant des armes, mais aussi en s'abstenant de tendre une main salvatrice à des naufragés.

    Esber

    11 h 01, le 06 avril 2021

  • Ça fait tout le monde à part ceux, rarissimes, qui plus ou moins directement offrent leurs services à l'étranger et surtout bien sûr ceux qui ne gagnent rien du tout.

    M.E

    00 h 28, le 06 avril 2021

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