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Nos Lecteurs ont la Parole

Paradoxe sociétal

Le dilemme de l’esprit arabe, qu’il soit au pouvoir ou dans la rue pour protester contre son manque de droits, qu’il soit affamé ou dans le luxe, est que depuis la Renaissance et jusqu’à nos jours, il a été défini avec une vision étroite de pensée, pour ne pas dire qu’il est dans un sommeil profond. Un large aperçu de son histoire socio-politique nous montre que ceux qui ont gouverné le monde arabe sont les partis religieux islamiques ou chrétiens, comme au Liban, et donc la culture qui a envahi la vie politique est celle des idéologies pures dans lesquelles il n’y a pas de place pour l’autre ; de plus, les dirigeants de ces partis n’ont pas suffisamment de sciences politiques, administratives ou juridiques pour construire une structure solide pour un État laïc, ce qui, ironiquement, serait contraire à leur agenda métaphysique. Je tiens à affirmer clairement que si un pays arabe devenait un État purement civil, ces partis religieux deviendraient des acteurs ordinaires sur la scène politique, voire diminueraient ou disparaîtraient complètement à mesure que leurs citoyens prendraient conscience de la nouvelle réalité politique. Avec l’absence actuelle d’un véritable État, ces partis religieux occupent actuellement la vie de leurs citoyens, et le citoyen devient l’esclave de tout pouvoir religieux qui régit l’État en question. L’histoire du monde arabe ancien ou moderne, et plus particulièrement des sociétés islamiques, montre qu’à chaque époque et en tout lieu géographique, il existait un groupe qui règne, contrôle et croit qu’il restera, avec l’aide du divin, toujours au pouvoir. Les partis religieux arabes n’ont pas les sources des sciences, et par conséquent, toute force dont ils pourraient jouir est exceptionnelle, temporaire et éphémère ; ils sont donc enclins et invités à ouvrir la paume de leurs mains à leurs compatriotes les plus instruits et aux spécialistes parmi eux, de quelque camp qu’ils soient, pour construire une nation forte et efficace dans laquelle le fossé éducatif entre ceux qui sont appelés riches ou pauvres serait réduit, permettant ainsi à la société entière d’atteindre des objectifs plus élevés pour elle-même et pour l’humanité.

Avocat à la cour au barreau de Beyrouth 


Le dilemme de l’esprit arabe, qu’il soit au pouvoir ou dans la rue pour protester contre son manque de droits, qu’il soit affamé ou dans le luxe, est que depuis la Renaissance et jusqu’à nos jours, il a été défini avec une vision étroite de pensée, pour ne pas dire qu’il est dans un sommeil profond. Un large aperçu de son histoire socio-politique nous montre que ceux qui ont...

commentaires (1)

""ceux qui ont gouverné le monde arabe sont les partis religieux islamiques ou chrétiens"" ? besoin de plus d'elaboration /explication je dirais.

gaby sioufi

14 h 57, le 27 février 2021

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Commentaires (1)

  • ""ceux qui ont gouverné le monde arabe sont les partis religieux islamiques ou chrétiens"" ? besoin de plus d'elaboration /explication je dirais.

    gaby sioufi

    14 h 57, le 27 février 2021

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