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Économie - Transport Aérien

Arrêt des subventions : la MEA pourrait facturer ses billets en « dollars frais »

Arrêt des subventions : la MEA pourrait facturer ses billets en « dollars frais »

L’arrêt des subventions sur le carburant obligerait la Middle East Airlines à facturer ses billets d’avion en « dollars frais », selon le président de la compagnie, Mohammad al-Hout. Archives AFP

Dans un entretien accordé au quotidien Financial Times, et publié hier, le président de la compagnie aérienne Middle East Airlines (MEA), Mohammad el-Hout, a prévenu que l’arrêt des subventions de la Banque du Liban (BDL) sur le carburant obligerait sa société à facturer ses billets d’avion en « dollars frais », soit en espèces ou transférés de l’étranger.

Cette dénomination s’oppose à celle des « dollars libanais », consacrée par la circulaire n° 151 de la BDL datant de mars dernier, désignant les devises coincées sur les comptes en banque des déposants libanais depuis le début des restrictions bancaires imposées par le secteur à l’aune de la pire crise économique et financière du Liban qui a démarré courant 2019. Ces « dollars libanais » ne peuvent être retirés qu’en livres libanaises, à un taux de 3 900 livres pour un dollar, plus élevé que la parité officielle de 1 507,5 livres, mais bien inférieur au taux actuel sur le marché des changes (plus de 8 000 livres la semaine dernière).

« Un dollar dans les banques (libanaises) équivaut à 40 % d’un dollar en dehors du Liban », a déclaré Mohammad el-Hout, décrétant qu’il était « invivable » commercialement de continuer à accepter les dollars libanais sachant que « 85 % des dépenses de la compagnie » se font en dollars frais. La MEA, dont l’actionnaire majoritaire est la banque centrale – via la banque Intra –, a arrêté d’accepter la monnaie nationale depuis février dernier. Si les ventes directes doivent obligatoirement se faire par carte de crédit internationale, les agences de voyages, elles, vendent encore sur le marché local les billets d’avion de la MEA en dollars libanais – par chèque ou par carte.

Pour mémoire

Hout monte au créneau pour défendre la MEA et la BDL, ses adversaires répliquent

Bien que Mohammad el-Hout l’ait annoncé pour « dans un mois », aucune date n’a encore été retenue pour la décision de l’arrêt des subventions par la banque centrale, selon le Financial Times. La BDL et le gouvernement semblent inévitablement se diriger vers une rationalisation substantielle des mécanismes de subventions sur certaines importations mises en place par la BDL depuis octobre 2019 pour tenter d’amortir l’impact de la dépréciation de la livre sur les prix de ventes des produits ciblés dans le pays. Les médicaments, le carburant et les produits alimentaires de base bénéficient de ces mécanismes qui ponctionnent plusieurs centaines de millions de dollars chaque mois sur les réserves de devises de la BDL, qui étaient déjà à un niveau critique à l’aube de la crise.

Le débat sur ce qui les remplacera reste naturellement tendu, compte tenu de l’impact potentiel d’une telle opération alors que l’inflation a déjà atteint des sommets (136,8 % en octobre en glissement annuel, selon l’Administration centrale de la statistique). Le Fonds monétaire international, auprès duquel le Liban tente d’obtenir une aide financière pour l’aider à sortir de son marasme financier, plaide pour sa part pour un système de subventions plus sélectif qui viserait les strates les plus pauvres de la société.

Dans un entretien accordé au quotidien Financial Times, et publié hier, le président de la compagnie aérienne Middle East Airlines (MEA), Mohammad el-Hout, a prévenu que l’arrêt des subventions de la Banque du Liban (BDL) sur le carburant obligerait sa société à facturer ses billets d’avion en « dollars frais », soit en espèces ou transférés de l’étranger.Cette dénomination s’oppose à celle des « dollars libanais », consacrée par la circulaire n° 151 de la BDL datant de mars dernier, désignant les devises coincées sur les comptes en banque des déposants libanais depuis le début des restrictions bancaires imposées par le secteur à l’aune de la pire crise économique et financière du Liban qui a démarré courant 2019. Ces « dollars libanais » ne peuvent être retirés...
commentaires (2)

La belle blague ! ca fait un bail que la MEA n'accepte que du Cash USD ou des cartes internationales. Cette declaration de la MEA s’adresse peut-être a tous les politiciens, leurs copains et leurs coquins qui profitent JUSQU'A CE JOUR des billets en Lollars.

Lebinlon

14 h 54, le 21 décembre 2020

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Commentaires (2)

  • La belle blague ! ca fait un bail que la MEA n'accepte que du Cash USD ou des cartes internationales. Cette declaration de la MEA s’adresse peut-être a tous les politiciens, leurs copains et leurs coquins qui profitent JUSQU'A CE JOUR des billets en Lollars.

    Lebinlon

    14 h 54, le 21 décembre 2020

  • Quelqu'un a-t-il reussi depuis Octobre a acheter son billet autrement qu'en cash $?

    debs nabil

    09 h 11, le 21 décembre 2020

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