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Liban

Geagea appelle l'exécutif à réaffecter rapidement un cabinet de conseil pour relancer l'audit

Geagea appelle l'exécutif à réaffecter rapidement un cabinet de conseil pour relancer l'audit

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo d'archives ANI

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a appelé samedi le pouvoir exécutif à réembaucher "rapidement" un cabinet de conseil pour lancer dans les plus brefs délais l'audit juricomptable de la Banque du Liban et de toutes les institutions étatiques, suite à la recommandation adoptée par le Parlement en ce sens vendredi, après le récent retrait du cabinet Alvarez & Marsal qui était censé retracer les comptes de la Banque centrale.

"Le pouvoir exécutif, c'est-à-dire le président de la République, Michel Aoun, et le gouvernement sortant de Hassane Diab, est appelé à réaffecter dans les meilleurs délais tout cabinet spécialisé dans l'audit juricomptable, afin de lancer l'audit, en commençant par la Banque du Liban avant de s'étendre à toutes les institutions de l'Etat", a souligné Samir Geagea sur Twitter, affirmant que "cette étape est de la plus haute importance pour toute réforme attendue à court terme, (...) à un moment où le citoyen libanais subit une tragédie profonde, douloureuse et prolongée". "Après que le Parlement a émis une décision selon laquelle les effets du secret bancaire ne s'appliquaient pas à ces audits juricomptables, la balle est revenue dans le camp du président de la République et du gouvernement sortant", a estimé le leader chrétien.

Le Parlement libanais, réuni vendredi en séance plénière, s'est déclaré en faveur d'un audit juricomptable qui engloberait la Banque du Liban (BDL) ainsi que toutes les institutions étatiques, y compris les ministères, "sans aucun obstacle ni aucun recours au secret bancaire pour justifier une obstruction. Cette déclaration, présentée sous la forme d'une "décision", se veut une réponse commune à la lettre envoyée mardi à la Chambre par le chef de l'Etat, Michel Aoun. Elle n'a toutefois pas de portée légale.

La semaine dernière, le cabinet de conseil international Alvarez & Marsal, en charge de l'audit juricomptable de la BDL, avait résilié son contrat avec l'Etat en raison, selon lui, du refus du ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, proche de M. Berry, et de la Banque centrale, de lui fournir "dans un futur proche" les documents requis pour mener à bien cette mission, sous prétexte du respect du secret bancaire.


Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a appelé samedi le pouvoir exécutif à réembaucher "rapidement" un cabinet de conseil pour lancer dans les plus brefs délais l'audit juricomptable de la Banque du Liban et de toutes les institutions étatiques, suite à la recommandation adoptée par le Parlement en ce sens vendredi, après le récent retrait du cabinet Alvarez & Marsal qui...