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Pour Geagea, la relance du débat sur la loi électorale est un « grand complot »

Le chef des FL appelle la majorité parlementaire à démissionner si elle ne parvient pas à former un gouvernement.

Pour Geagea, la relance du débat sur la loi électorale est un « grand complot »

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a déclaré hier que la relance du débat autour de la loi électorale en pleine crise économique est « un grand complot ».

S’exprimant hier lors d’un point de presse à l’issue de la réunion du groupe parlementaire de son parti, M. Geagea a lancé : « Certains poussent le pays au bord du gouffre en faisant ce genre de proposition. Et nous serons présents à la séance (conjointe des commissions mixtes aujourd’hui, consacrée à l’examen de la proposition de loi électorale berryste) pour prendre cette position, et affirmer qu’il s’agit d’un complot. »

Évoquant par ailleurs la formation du gouvernement, le chef des FL a tonné : « Depuis le 17 octobre, la situation s’est détériorée, et qu’a fait la majorité au pouvoir ? »

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Il s’est adressé au pouvoir en place en ces termes : « Vous avez formé un gouvernement comme vous le vouliez, mais quelles mesures avez-vous prises ? » Prenant à partie la majorité, M. Geagea lui a demandé de former un cabinet « le plus rapidement possible parce que la situation est devenue insupportable ». « Et si vous ne parvenez pas à le faire, malgré le fait que vous constituez la majorité, démissionnez et une autre majorité parlementaire prendra votre place pour trouver des solutions » aux crises. « La majorité parlementaire est responsable » des atermoiements dans les tractations gouvernementales, a-t-il insisté, soulignant que c’est elle qui avait désigné Saad Hariri pour former le cabinet.

« Le pire, dans la crise actuelle, c’est que jusqu’à présent, personne ne sait qui est responsable » de cette situation, a fulminé Samir Geagea. Il a dans ce contexte déploré que tous les responsables aient « conspiré » afin que l’audit juricomptable de la Banque du Liban (BDL) n’ait pas lieu. « Nous sommes déterminés à ce qu’un tel audit ait lieu dans toutes les administrations relevant de l’État », a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agit d’une procédure « cruciale ». Il a aussi souligné que le gouvernement sortant de Hassane Diab, « qui est composé de la majorité parlementaire actuelle, assume la responsabilité de l’échec de l’audit ». « Nous considérons que la BDL doit être le point de départ » de cette procédure et « nous aurions souhaité que le gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé, ait pris l’initiative » d’envoyer les documents requis pour que le cabinet international Alvarez & Marsal puisse mener cet audit », a conclu le leader des FL.


Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a déclaré hier que la relance du débat autour de la loi électorale en pleine crise économique est « un grand complot ». S’exprimant hier lors d’un point de presse à l’issue de la réunion du groupe parlementaire de son parti, M. Geagea a lancé : « Certains poussent le pays au bord du gouffre en faisant ce genre de...

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