Rechercher
Rechercher

SOLIDARITÉ

Parcourir, à pied et en deux jours, la côte libanaise pour la bonne cause

En moins de 48 heures, Peter Joe Abou Fadel a couvert 225 kilomètres pour inciter les gens à faire des donations.

Parcourir, à pied et en deux jours, la côte libanaise pour la bonne cause

La traversée de 225 kilomètres effectuée par Peter Joe Abou Fadel a débuté le 30 octobre à Arida, village situé au nord du Liban près de la frontière avec la Syrie, et s’est achevée le lendemain à Naqoura. Photo DR

Parcourir 225 kilomètres à pied en deux jours seulement est un défi qui semble impossible à relever. Pourtant, Peter Joe Abou Fadel s’est fixé cet objectif et a pu, en moins de 48 heures, longer d’un bout à l’autre le littoral libanais, allant ainsi au bout d’une aventure inédite qui restera gravée à tout jamais en lui. « À la suite de l’explosion qui s’est produite au port de Beyrouth le 4 août, j’ai souhaité faire quelque chose de particulier pour contribuer à récolter des fonds dédiés à la reconstruction de Beyrouth. J’ai eu l’idée de relever ce défi dans le but d’inciter les gens à faire des donations à Live Love Beirut et pour les encourager à agir, à leur façon, pour aider ceux qui sont dans le besoin », confie l’étudiant en économie. Sportif au quotidien, le jeune homme de 20 ans ne manque pas une occasion de courir pour une bonne cause : « À l’âge de 16 ans, raconte-t-il, j’ai participé pour la première fois au marathon de Beyrouth et, un an plus tard, j’ai souhaité renouveler l’expérience en compagnie d’un non-voyant afin de prouver aux gens qu’à force de détermination il est possible de défier les obstacles et d’atteindre ses objectifs. » Depuis, Peter Joe Abou Fadel a couru plusieurs fois 45 km et 75 km, mû par la volonté de récolter des fonds pour différentes ONG comme Arcenciel et Save Kfarabida, ainsi que le Children Cancer Center (CCCL). « Les activités sportives que je pratique m’ont amené à découvrir les régions libanaises, et j’ai réalisé que le pays du Cèdre offre des paysages d’une grande beauté », remarque Peter Joe Abou Fadel.

Réussir grâce à un mental d’acier

La traversée de 225 kilomètres effectuée par Peter Joe Abou Fadel a débuté le 30 octobre à Arida, un village du nord du pays près de la frontière avec la Syrie, pour s’achever le lendemain à Naqoura, au sud du Liban. Avant de se lancer, l’étudiant inscrit en 2e année d’économie à la faculté des sciences économiques (FSE) de l’USJ précise qu’il a dû se préparer physiquement et mentalement, pendant près de trois mois, pour faire cette traversée aussi stimulante qu’éprouvante. « Je n’avais jamais couru autant de kilomètres en si peu de temps, et je suis le premier à être surpris d’avoir réussi à le faire », lance-t-il avec enthousiasme. « Tout au long de cette course qui a duré 34 heures et 44 minutes, je jetais des coups d’œil furtifs à ma montre qui affichait le nombre de pas que j’avais faits, et il a fallu que je me fixe sans cesse de petits objectifs pour ne pas être tenté d’abandonner la course à cause de la fatigue », poursuit le jeune homme. Les amis de Peter Joe Abou Fadel ont choisi de faire une partie du chemin avec lui, de Arida jusqu’à Chekka. « Plus tard, ce sont des inconnus qui m’ont rejoint pendant quelques heures pour me soutenir, et j’ai dû arriver seul jusqu’à la destination finale », raconte-t-il.

S’il a fallu à Peter Joe Abou Fadel plusieurs jours de repos pour se remettre physiquement de cette expérience inédite, c’est avec une volonté de fer qu’il pense déjà à d’autres défis, encouragé par sa famille, ses amis et les internautes qui l’ont félicité pour son courage et sa détermination. « Cette aventure m’a appris à être reconnaissant pour tout ce que la vie m’a donné, même les choses les plus simples, et à rassembler toutes les forces physiques que je peux avoir pour avancer. Le corps humain a un grand potentiel, et les gens doivent prendre conscience de cela afin d’en faire bon usage », souligne le jeune homme, fier de ce qu’il a accompli.




Parcourir 225 kilomètres à pied en deux jours seulement est un défi qui semble impossible à relever. Pourtant, Peter Joe Abou Fadel s’est fixé cet objectif et a pu, en moins de 48 heures, longer d’un bout à l’autre le littoral libanais, allant ainsi au bout d’une aventure inédite qui restera gravée à tout jamais en lui. « À la suite de l’explosion qui s’est...

commentaires (3)

Il ne faut pourtant pas tomber dans les extremes: d'un cote les libanais qui vont partout en voiture (ou en helicoptere ou en avion) et qui ne vont jamais a pied, meme si c'est une petite distance et d'autre cote ce jeune-homme qui me semble exagerer un peu. Il faut chercher une balance entre ces deux extremes.

Stes David

13 h 14, le 19 novembre 2020

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Il ne faut pourtant pas tomber dans les extremes: d'un cote les libanais qui vont partout en voiture (ou en helicoptere ou en avion) et qui ne vont jamais a pied, meme si c'est une petite distance et d'autre cote ce jeune-homme qui me semble exagerer un peu. Il faut chercher une balance entre ces deux extremes.

    Stes David

    13 h 14, le 19 novembre 2020

  • Bravo!

    Yves Prevost

    07 h 10, le 19 novembre 2020

  • Que Dieu te protège et te rend glorieux.

    Marie Claude

    06 h 32, le 19 novembre 2020