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Culture - Concert

« Il fait novembre en mon âme »

Le poème symphonique du compositeur libanais Bechara el-Khoury a été créé hier vendredi 13 novembre à la Philharmonie de Paris.

« Il fait novembre en mon âme »

L’Orchestre de chambre de Paris et la mezzo-soprano Isabelle Druet, sous la direction de Pierre Bleuse intéprètent un poème symphonique de Bechara el-Khoury.Photo DR

Il fait novembre en mon âme. Ainsi s’intitule le poème symphonique du compositeur libanais Bechara el-Khoury, créé hier vendredi à la Philharmonie de Paris (sans public mais retransmis sur le site de l’institution musicale française), à la mémoire des victimes de l’attentat du Bataclan, cinq ans jour pour jour après le drame qui avait ensanglanté Paris. Les interprètes en étaient l’Orchestre de chambre de Paris et la mezzo-soprano Isabelle Druet, tous placés sous la direction de Pierre Bleuse.

Parmi les victimes de la catastrophe, un tout jeune homme nommé Stéphane. Après la disparition tragique du garçon, sa mère, Louise Albertini, dévastée, décide de se tourner vers l’art et de donner à ce drame une dimension commémorative et collective en commandant une pièce musicale à la mémoire de son fils. Elle s’adresse à la Fondation de France qui mène une action intitulée « Nouveaux commanditaires » et consulte Bruno Messina, directeur du Festival Berlioz et important acteur de la vie musicale française. Après avoir écouté un grand nombre de pièces de compositeurs vivants, son choix se porte sur Bechara el-Khoury. Le catalogue foisonnant du compositeur l’impressionne, lui dont la musique constitue une consolation face à la violence et qui avait déjà écrit une œuvre sur l’attentat du 11-Septembre, New-York Tears and Hope.

« Il fait novembre en mon âme » , le poème symphonique du compositeur libanais Béchara el-Khoury. Photo DR

Dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie totalement vide, le silence a donné au poème symphonique une intensité plus grande encore. L’œuvre, d’une trentaine de minutes, a une vertu consolatrice face à l’inexorable. Elle se présente en deux parties assez distinctes : l’une, puissante incarnation de la violence, l’autre, comme une sorte d’apaisement méditatif. Vers la fin de la pièce, la voix de la mezzo-soprano, lancinante, émerge de l’orchestre comme une prière sans paroles, supplique d’une grande douceur superbement restituée par le timbre chaud et sombre d’Isabelle Druet.

Au même programme, l’orchestre a interprété la symphonie Paris de Mozart, œuvre écrite en 1778 pendant le séjour parisien du compositeur et en pleine époque des Lumières.

En France, Bechara el-Khoury est considéré comme un immense compositeur, à la lisière de l’Orient et de l’Occident, de la musique classique et contemporaine. Cette œuvre, composée à la mémoire des victimes du 13 novembre, lui a donné une visibilité encore supplémentaire, et la presse nationale généraliste qui parle peu de musique classique (il y a une presse spécialisée pour cela) a très largement couvert ce concert. Et Dieu qu’il est revigorant d’entendre parler à l’international d’un Libanais qui ne soit ni un politique escroc ni un homme d’affaires véreux…

Il fait novembre en mon âme. Ainsi s’intitule le poème symphonique du compositeur libanais Bechara el-Khoury, créé hier vendredi à la Philharmonie de Paris (sans public mais retransmis sur le site de l’institution musicale française), à la mémoire des victimes de l’attentat du Bataclan, cinq ans jour pour jour après le drame qui avait ensanglanté Paris. Les interprètes en étaient l’Orchestre de chambre de Paris et la mezzo-soprano Isabelle Druet, tous placés sous la direction de Pierre Bleuse. Parmi les victimes de la catastrophe, un tout jeune homme nommé Stéphane. Après la disparition tragique du garçon, sa mère, Louise Albertini, dévastée, décide de se tourner vers l’art et de donner à ce drame une dimension commémorative et collective en commandant une pièce musicale à la mémoire de son fils. Elle...
commentaires (1)

Aucune autre personne ne pourrait témoigner du grand Béchara El - khoury comme en témoigne Zeina SALEH . Sa plume devient autonome quand elle en cause ! Il faut dire aussi que nul ne connaît mieux l ´ œuvre musicale de Maestro El khoury mieux qu ´elle ;le répertoire de compositeurs libanais de musique savante est dorénavant Son cheval de bataille , son royaume , où elle siège Reine et Maitre . Ses biographies des grands compositeurs libanais est, sans l ´ombre d un doute , la référence - phare dans le sujet . Puisse - t - elle continuer à immortaliser nos compatriotes illustres compositeurs . Avec mon amitié indéfectible , Robert A . Moumdjian MD Professeur de Neurochirurgie Montreal, Canada

Robert Moumdjian

05 h 21, le 16 novembre 2020

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Commentaires (1)

  • Aucune autre personne ne pourrait témoigner du grand Béchara El - khoury comme en témoigne Zeina SALEH . Sa plume devient autonome quand elle en cause ! Il faut dire aussi que nul ne connaît mieux l ´ œuvre musicale de Maestro El khoury mieux qu ´elle ;le répertoire de compositeurs libanais de musique savante est dorénavant Son cheval de bataille , son royaume , où elle siège Reine et Maitre . Ses biographies des grands compositeurs libanais est, sans l ´ombre d un doute , la référence - phare dans le sujet . Puisse - t - elle continuer à immortaliser nos compatriotes illustres compositeurs . Avec mon amitié indéfectible , Robert A . Moumdjian MD Professeur de Neurochirurgie Montreal, Canada

    Robert Moumdjian

    05 h 21, le 16 novembre 2020

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