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Économie - Crise

Patronat et syndicats à nouveau associés pour demander la formation d’un gouvernement

Certaines banques imposent encore des limitations sur les retraits en livres malgré l’accord trouvé la semaine passée entre l’Association des banques du Liban et la Banque centrale.


Patronat et syndicats à nouveau associés pour demander la formation d’un gouvernement

Les commerçants martèlent leur opposition aux limitations de retraits en livres. Photo M.A.

Le patronat, via les organismes économiques, et les forces ouvrières du pays, notamment représentées par la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) et l’autorité de coordination de l’union syndicale, se sont réunis hier au siège de la confédération à Beyrouth pour demander la formation d’un gouvernement afin de sortir le Liban de la crise qu’il traverse depuis plus d’un an.

Cette réunion, qui survient à la veille de la date des consultations parlementaires contraignantes devant aboutir à la désignation d’un Premier ministre, fait suite à celle que le patronat avait tenue en début de semaine. Le fait que le patronat s’associe aux syndicats dans ce type de démarche est rare mais pas inédit. Fin septembre 2018, les deux camps s’étaient déjà unis pour exiger la formation d’un exécutif, suspendue alors depuis les législatives organisées en mai de la même année. Le nouvel exécutif n’avait finalement été formé que fin janvier.

Enterrer le plan Diab
Une expérience qui ne semble pas décourager les protagonistes réunis hier, dont le secrétaire général des organismes économiques, Nicolas Chammas – qui est également président de l’Association des commerçants de Beyrouth. « Nous demandons non plus un gouvernement de mission, mais un gouvernement de combat qui soit à même de prendre à bras-le-corps l’ensemble des chantiers urgents, en commençant par l’élaboration d’un plan de redressement cohérent, adopté en accord avec les parties prenantes et qui enterre celui que le précédent cabinet avait adopté », a-t-il déclaré à L’Orient-Le Jour. Le plan auquel Nicolas Chammas fait référence a été adopté fin avril par l’exécutif de Hassane Diab et a servi de base aux négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) qui en avait validé les grandes lignes – notamment au niveau de l’approche adoptée pour calculer les pertes du pays. Il avait en revanche été rejeté par les banques, la Banque du Liban (BDL) et plusieurs organisations représentant le secteur privé local ou les entrepreneurs de la diaspora. « Ce nouvel exécutif devra être volontaire et capable de relancer les discussions avec le FMI pour permettre au pays de décrocher une assistance financière, de négocier avec les créanciers et de créer les conditions pour réactiver les engagements de la conférence de Paris d’avril 2018 (la CEDRE) », a-t-il ajouté, reprenant les grandes lignes de son intervention.

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Les syndicats ont pour leur part martelé leur refus de « suppression des subventions sur les produits de base », soit le blé, le carburant et les médicaments subventionnés au taux officiel (1 507,5 livres pour un dollar), depuis octobre 2019 par la BDL, à travers la circulaire n° 530, adoptée en octobre 2019 et qui pourrait être suspendue dans les mois qui viennent (elle est financée à partir des réserves de devises de la Banque centrale qui possédait fin août 19,5 milliards de dollars de réserves, dont 17,5 milliards qu’elle ne peut pas toucher, étant les réserves obligatoires des banques).

« La levée des subventions entraînera un ralentissement dévastateur de l’activité économique, (conduisant à) un effondrement des institutions, la fermeture complète, les dépenses collectives, l’effondrement du système de santé et d’alimentation, et par conséquent le système social, ce qui conduira à une pauvreté extrême », a considéré de son côté le président de la CGTL, Béchara Asmar, soulignant les dangers de cette situation pour la paix civile. Les syndicats ont également demandé un basculement du système économique libanais vers un modèle plus productif ou encore le renforcement de l’indépendance du système judiciaire indépendant afin de pouvoir poursuivre les contrebandiers et ceux qui profitent de la crise.

Cette réunion intervient alors que le pays, en crise, n’a pas totalement mis fin à la polémique concernant la réduction des plafonds de retrait en livres décidée un temps par les banques il y a une dizaine de jours et qui a été modifiée durant le week-end. Ces restrictions sur les retraits en livres – qui s’ajoutent à celles existantes et portant sur les opérations à partir des comptes en devises – avaient été mises en place en réaction à une récente mesure de la BDL resserrant les modalités auxquelles les banques du pays peuvent retirer des liquidités en livres de leurs différents comptes – courants et bloqués – qu’elles possèdent au sein de la Banque centrale. Vendredi dernier, un accord entre la BDL et l’Association des banques du Liban (ABL), qui diminue les coûts supportés par les banques dans le cas de retrait depuis les comptes bloqués – qui sont en ces temps de crise une rare source de revenus des banques –, avait laissé présager un retour à la normale généralisé. Mais sur le terrain, certains établissements auraient quand même réduit leurs plafonds, selon deux sources concordantes. « Certaines banques, dont la situation est plus difficile que d’autres, ne sont pas enclines à appliquer l’accord, qui n’a pas assez assoupli les modalités de retrait de liquidités que la BDL leur impose, à leur goût », croit savoir l’une d’elles. Une source proche des associations de commerçants a assuré de son côté que la filière ne comptait pas fermer les yeux sur les abus des banques et comptait faire remonter les écarts à la BDL.

Le patronat, via les organismes économiques, et les forces ouvrières du pays, notamment représentées par la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) et l’autorité de coordination de l’union syndicale, se sont réunis hier au siège de la confédération à Beyrouth pour demander la formation d’un gouvernement afin de sortir le Liban de la crise qu’il traverse depuis plus d’un an.Cette réunion, qui survient à la veille de la date des consultations parlementaires contraignantes devant aboutir à la désignation d’un Premier ministre, fait suite à celle que le patronat avait tenue en début de semaine. Le fait que le patronat s’associe aux syndicats dans ce type de démarche est rare mais pas inédit. Fin septembre 2018, les deux camps s’étaient déjà unis pour exiger la formation d’un...
commentaires (1)

qui n'a pas vu la photo souvenir prise pour ces gens la aura rate la drolerie , la tragedie du siecle. associes pour la formation du gouv ? hahahahaha la blague. le basane bechara ? mais ou etait il donc passe 1 an durant? non pardon, ou etait il passe toutes les annees passess ? pourquoi nicolas chammas s'associe t il a lui maintenant? sais pas moi !

Gaby SIOUFI

11 h 32, le 22 octobre 2020

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Commentaires (1)

  • qui n'a pas vu la photo souvenir prise pour ces gens la aura rate la drolerie , la tragedie du siecle. associes pour la formation du gouv ? hahahahaha la blague. le basane bechara ? mais ou etait il donc passe 1 an durant? non pardon, ou etait il passe toutes les annees passess ? pourquoi nicolas chammas s'associe t il a lui maintenant? sais pas moi !

    Gaby SIOUFI

    11 h 32, le 22 octobre 2020

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