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Liban

Formation du gouvernement : Aoun réaffirme plus que jamais sa présence

"Je continuerai d'assumer mes responsabilités", martèle le président dans un message à peine voilé à Saad Hariri, seul candidat au poste de PM. 

Formation du gouvernement : Aoun réaffirme plus que jamais sa présence

Le président libanais Michel Aoun lors d'un discours à la nation, le 21 octobre 2020. Photo Dalati et Nohra

Alors qu'il avait reporté la semaine dernière à demain jeudi les consultations parlementaires contraignantes afin d'assurer un plus large consensus autour de la personne du futur Premier ministre, le président libanais, Michel Aoun, a déclaré mercredi qu'il allait continuer d'assumer ses responsabilités dans les processus de désignation du président du Conseil mais aussi de formation du gouvernement. Un message à peine voilé au leader du Futur Saad Hariri, seul candidat au poste de Premier ministre, qui semble assuré d'obtenir la majorité des voix pour être désigné demain et former le prochain cabinet, sauf retournement de situation et nouveau report des consultations. "J'ai dit ce que j'avais à dire et je ne m'en détournerai pas", a-t-il martelé dans un discours à la nation, retournant par là un dicton arabe qui se traduit par "Il a dit son dernier mot puis a tourné le dos". Lors de son allocution, le président s'est également adressé aux députés, les appelant à "réfléchir sérieusement aux conséquences" de leur choix dans la désignation du futur président du Conseil. 

"Aujourd'hui, ce qu'on attend de moi, c'est que je désigne le futur Premier ministre et participe à la formation du cabinet, comme le stipule la Constitution", a déclaré le chef de l'Etat. "Celui qui sera désigné et chargé de la formation de ce gouvernement pourra-t-il résoudre les problèmes de corruption et lancer le chantier des réformes ?", a-t-il ajouté, soulignant qu'il était "de la responsabilité des députés" de s'assurer de cela. "Au nom du peuple libanais, vous êtes responsables du contrôle parlementaire, a-t-il insisté. Messieurs les députés, vous êtes invités aujourd'hui à faire preuve de conscience nationale et à prendre toutes vos responsabilités". Et de poursuivre : "Mon mandat se poursuit et j'espère que vous réfléchirez sérieusement aux conséquences de la désignation (d'un Premier ministre) sur la formation (du prochain cabinet) et sur les projets de réformes et les initiatives internationales lancées pour sauver le pays". "J'ai dit ce que j'avais à dire et je ne m'en détournerai pas", a-t-il ensuite martelé. Je continuerai d'assumer mes responsabilités dans les processus de désignation du président du Conseil mais aussi de formation du gouvernement".

Baabda avait reporté jeudi dernier d'une semaine les consultations parlementaires contraignantes, justifiant cela par le fait que l'ex-Premier ministre Saad Hariri ne bénéficiait pas de couverture chrétienne et donc de "légitimité chrétienne", le Courant patriotique libre (CPL, aouniste) et les Forces libanaises, deux principaux partis chrétiens, s'étant opposés à cette candidature, chacun pour des considérations différentes. Sauf que la formation de Samir Geagea a fait savoir hier que la seule présence de ses députés aux consultations de demain assurait une légitimité chrétienne à ce processus, laissant ainsi le chef de l'Etat et avec lui le chef du CPL Gebran Bassil mener seuls cette bataille pour la "légitimité chrétienne". Dans ce cadre, il est important de souligner que le Tachnag, groupe de parlementaires arméniens proches du CPL, se dirige vers une désignation de Saad Hariri, au même titre que le courant des Marada du leader maronite du Nord, Sleimane Frangié. Fait également notable, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, s'en était pris dimanche aux partis chrétiens qu'il avait accusés de "placer le pays dans un état de paralysie totale", mettant en garde contre tout (nouveau) report des consultations.

Saad Hariri, qui a déjà présidé trois cabinets au cours des dernières années, avait démissionné le 29 octobre 2019, douze jours après le lancement d'un vaste mouvement de contestation populaire contre toute la classe dirigeante. Le gouvernement Hariri avait été remplacé par l'équipe menée par Hassane Diab qui a à son tour démissionné le 10 août, six jours après la double explosion meurtrière du port de Beyrouth. Depuis, le cabinet Diab gère les affaires courantes. Une première tentative de former une nouvelle équipe ministérielle avait été lancée par le diplomate Moustapha Adib qui avait jeté l'éponge après moins d'un mois de tractations, en raison notamment des revendications du mouvement Amal et du Hezbollah qui réclamaient de pouvoir nommer eux-mêmes une personnalité chiite à la tête du ministère des Finances. Cette crise politique vient s'ajouter à une débâcle économique et financière qui dure depuis plus d'un an, alors que le pays a annoncé, pour la première fois de son histoire, faire défaut sur ses dettes et que la livre libanaise a chuté sur le marché noir face au dollar, poussant plus de la moitié de la population dans la pauvreté.

"Où en sommes-nous" ?
Le chef de l'Etat avait commencé son discours, au cours duquel il a à plusieurs reprises buté sur ses mots, en posant une série de questions concernant de nombreux dossiers qui n'ont pas été traités ainsi que des réformes n'ayant pas encore vu le jour. Il s'est notamment interrogé sur l'absence d'un système de sécurité sociale et d'une pension de retraite, malgré une proposition de loi déposée à cet effet devant le Parlement. Mettant en garde contre une levée des subventions sur les produits de premières nécessités, il a déploré l'absence d'un plan économique et le retard dans la mise en œuvre des réformes permettant de recevoir les aides financières prévues par la CEDRE. "Où en sommes-nous des plans de développement des différents secteurs ? Où en sommes-nous des programmes d'investissement ?", a-t-il lancé. M. Aoun a également dénoncé l'immobilisme des autorités concernant le plan de réforme de l'électricité "qui dort dans les tiroirs depuis 2010 et pour lequel aucune ligne de crédit n'a été ouverte, ni aucun cadre d'application envisagé, malgré notre détermination à le mettre en œuvre afin que les Libanais ne soient pas prisonniers de l'obscurité". "Où en sommes-nous du plan pour la construction de barrages permettant de récolter les ressources naturelles du pays ?", a-t-il poursuivi. Rappelons dans ce cadre que le ministère de l'Energie est dirigé depuis 2008 par des ministres issus du bloc parlementaire aouniste.

Michel Aoun a également reproché à certains d'émettre des "doutes" et de faire preuve de "pessimisme" concernant la volonté de son mandat de lancer les projets d'exploration et d'exploitation des ressources hydrocarbures offshore "après une longue période de stagnation" à ce niveau. Cette déclaration intervient alors que le Liban et Israël ont entamé la semaine dernière des négociations sur la démarcation de leur frontière maritime, des pourparlers dont l'objectif est, pour les deux parties, de lever les obstacles à la prospection d’hydrocarbures et de régler le désaccord qui les oppose au niveau du bloc numéro 9, concernant une zone disputée de 860 km2.

Le président a en outre condamné "le silence des responsables et le manque de coopération concernant l'audit juricomptable des comptes de la Banque du Liban", soulignant que cela s'apparente à "une complicité" dans des affaires de gabegie et de corruption. Cet audit "s'il réussit, permettra de demander des comptes aux ministres, aux conseils, aux caisses, organisations, commissions et sociétés impliquées, sans aucune exception", a-t-il souligné, ajoutant que cette procédure pourra aussi aider à "pointer du doigt les responsables et lancer les réformes requises, au sein d'autres administrations, jusqu'à ce que la corruption soit totalement éradiquée". "Qui osera donc bloquer cette procédure" ?, a-t-il lancé.

Cette situation "ne peut plus durer, les fardeaux continuant de s'accumuler sur les épaules des citoyens", a par ailleurs déclaré le président Aoun, qui a affirmé "vivre et comprendre les douleurs des gens". Et d'accuser "certaines personnes qui dirigent le Liban depuis des décennies de lancer des slogans vides de contenu et des promesses, sans rien accomplir". Dans ce sens, il a regretté que les réformes "ne restent qu'un slogan répété par les responsables et les politiciens qui font tout le contraire", afin d'assurer uniquement "leurs intérêts personnels" faisant en sorte que la corruption devienne "institutionnalisée et organisée".

Le temps n'est plus aux compromis
Lors d'une discussion avec des journalistes à l'issue de son discours, M. Aoun a affirmé qu'il "n'a réclamé aucune forme spécifique" pour le futur gouvernement.
A la question de savoir s'il considérait Saad Hariri comme incapable de former un cabinet réformateur, Michel Aoun a répondu : "A chacun son parcours politique et vous êtes capables de comprendre l'allusion. Ne pas nommer les choses par leur nom relève de la politesse".  "Le report des consultations d'une semaine avait pour objectif de résoudre quelques problèmes encore en suspens. La personne intéressée (Saad Hariri) sait très bien cela mais, malgré tout, tout le monde s'est offusqué lorsque j'ai pris cette décision", a-t-il regretté. Et de rappeler, sur un ton ironique, que lors de son mandat, "un an et quatorze jours avaient été perdus pour la formation de gouvernements par Hariri". M. Aoun a cependant affirmé qu'il n'oppose son veto sur aucun candidat.

Et d'indiquer, concernant une éventuelle initiative pour un rapprochement des points de vue entre MM. Hariri et Bassil, "de telles initiatives ont été menées à plusieurs reprises, par différentes personnes proches des deux parties, sans succès". Il a ajouté que s'il se lançait lui-même dans une telle médiation, il serait considéré comme partie prenante alors qu'il assume un "rôle d'arbitre".

"Pour préserver la stabilité et prévenir les conflits, les responsables se retrouvent forcés de faire des compromis, a encore déclaré M. Aoun. Mais aujourd'hui, cette politique ne mène plus à rien. Nous devons désormais privilégier la vérité et nous opposer au mal et le combattre".

A une autre question concernant la possibilité de l'adoption d'une stratégie de défense d'ici la fin de son mandat, Michel Aoun a annoncé qu'"après la formation du gouvernement", une réunion sera organisée à Baabda "afin d'étudier tous les grands dossiers, qu'ils soient nouveaux ou déjà sur la table".

Le président Aoun lors d'une discussion avec des journalistes, à l'issue de son message à la nation, au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra

Plus de questions que de réponses...
Sur les réseaux sociaux, des Libanais n'ont pas tardé à réagir au discours, critiquant le fait qu'après quatre ans de mandat, le chef de l'Etat pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses alors qu'avec le bloc parlementaire (Liban fort) qui lui est affilié, il détient la majorité du pouvoir. D'autres ont en outre relevé que le président Aoun aurait pu convoquer la Chambre afin de lui poser toutes ces questions, soulignant qu'il dispose, selon l'alinéa 10 de l’article 53 de la Constitution, de prérogatives pour "en cas de nécessité, adresser des messages" au législatif.

"Commence par ton entourage", écrit cet internaute en identifiant le chef du CPL Gebran Bassil dans son tweet.


"Le peuple libanais doit convoquer une réunion d'urgence pour donner des réponses au citoyen Michel Aoun", écrit un autre.



Alors qu'il avait reporté la semaine dernière à demain jeudi les consultations parlementaires contraignantes afin d'assurer un plus large consensus autour de la personne du futur Premier ministre, le président libanais, Michel Aoun, a déclaré mercredi qu'il allait continuer d'assumer ses responsabilités dans les processus de désignation du président du Conseil mais aussi de formation...

commentaires (29)

"...J'y suis...j'y reste, sur mon fauteuil vendu à des non-libanais...!!!"...même si tout autour de moi brûle, explose, si le peuple de ce pays meurt de faim et de désespoir ou faute de soins médicaux. Car pour moi dans mon palais, le plus important c'est de recevoir des visiteurs, faire des discours sans queue ni tête, et de préserver l'avenir de mes proches. Tout le reste...je ne veux pas le voir, ni l'entendre, car cela ne me concerne pas...et de toute façon...je n'y peux rien !!! - Irène Saïd

Irene Said

07 h 55, le 22 octobre 2020

Tous les commentaires

Commentaires (29)

  • "...J'y suis...j'y reste, sur mon fauteuil vendu à des non-libanais...!!!"...même si tout autour de moi brûle, explose, si le peuple de ce pays meurt de faim et de désespoir ou faute de soins médicaux. Car pour moi dans mon palais, le plus important c'est de recevoir des visiteurs, faire des discours sans queue ni tête, et de préserver l'avenir de mes proches. Tout le reste...je ne veux pas le voir, ni l'entendre, car cela ne me concerne pas...et de toute façon...je n'y peux rien !!! - Irène Saïd

    Irene Said

    07 h 55, le 22 octobre 2020

  • Et de rappeler, sur un ton ironique, que lors de son mandat, "un an et quatorze jours avaient été perdus pour la formation de gouvernements par Hariri" NON MONSIEUR LE PRESIDENT LA PERTE DE TEMPS ETAIENT DU AUX DEMANDES DES PARTIS DE PARTAGER TOUS LES POSTES A POURVOIR ET MEME 4 OU 5 SUNNITES DE TRIPOLI ONT EXIGE D'ETRE REPRESENTE AU GOUVERNEMENT ET BASSIL A TOUJOURS VOULU AVOIR CERTAINS MINISTERES PRECIS ET LE TIER DE BLOCAGE.PEUT ETRE AUSSI VOUS POUVEZ VOUS RAPPELER LES DEUX AN S ET DEMI DU MOI OU PERSONNE OU VOTRE ONE WAY TICKET A L'ADDRESSE DE HARIRI MONSIEUR LE PRESIDENT VOUS AVEZ LA CHANCE DE SAUVER VOTRE NOM AUJOURDH'UI EN LAISSANT HARRIRI FORT DU SOUTIEN FRANCAIS ET AMERICAIN DE CONCEVOIR SON GOUVERNEMENT DE SPECIALISTES NON AFFILIES AUX PARTIS ET DE CLAIREMENT AVISER LA CHAMBRE QUE SI ELLE NE DONNE PAS LA CONFIANCE VOUS DISSOUDREZ LA CHAMBRE QUE VOUS CRITIQUEZ TELLEMENT AUJOURDH'UI MEME SI IL ECHOUE A 50% CE SERA MIEUX QUE L'ECHEC TOTAL A 100% DE VOTRE REGIME ( car cessons de parler de 30 ou 15 ans , la corrution toujours latente a explose sous votre presidence meme si vous n'y etes pour rien ) ET LA FAILLITTE TOTALE DU PAYS LA VERITE FAITES TAIRE BASSIL POUR 6 MOIS ET DITES A NASRALLAH DE VOUS LAISSER LIBRE POUR 6 MOIS ET VOYONS SI MAIN DANS LA MAIN AVEC HARRRI VOUS POURREZ SAUVER L'ECONOMIE DU PAY EN DISSOLVANT LA CHAMBRE APRES LES 6 MOIS DU REGIME DE HARRIRI

    LA VERITE

    03 h 02, le 22 octobre 2020

  • Le discours patriotique d’un président a manqué aux libanais après le meurtre collectif du 4 août. On l’attend toujours ce fameux président pour dénoncer les meurtriers et rassembler les citoyens. Mais ça il n’a jamais su faire. Lui c’est la division, le blocage, les insultes et la promesse de l’immigration ou de l’enfer qu’il maîtrise le mieux, le reste ne fait pas partie de son jargon.

    Sissi zayyat

    22 h 37, le 21 octobre 2020

  • Entre deux maux il faut choisir le moindre

    Charles_Paris

    21 h 59, le 21 octobre 2020

  • Il affirme sa présence, mais les gens ont constaté son absence à la première magistrature. Discours clair de blocage face à Hariri, comme s'il était le seul responsable durant les années de son mandat. Il oublie tous ses silences et même son laisser faire à ses alliés. Dommage que cette alliance l'a rendu inefficace pour ne pas dire plus. Le silence est toujours d'or.

    Esber

    21 h 16, le 21 octobre 2020

  • Aujourd'hui, ce qu'on attend de moi, c'est que je désigne le futur Premier ministre et participe à la formation du cabinet, comme le stipule la Constitution",...mais dans quel planète vit il? Mais non monsieur,on n'attend pas de vous de désigner le premier ministre....ni de participer....vous n'avez pas entendu que nos économies se sont évaporées par votre incompétence et les mafieux du système? Ne savez vous pas que votre République a été déclaré en faillite? Savez vous.president que l'électricité est rationnee.......a vous entendre, c'est la faute des autres.....mais c'est vous le capitaine......faut il vous le rappeler ..... Même le roi UBU a été battu....vous êtes très fort......ubuesque.....

    HIJAZI ABDULRAHIM

    20 h 24, le 21 octobre 2020

  • Nahes !!

    Jack Gardner

    20 h 11, le 21 octobre 2020

  • Aujourd'hui, ce qu'on attend de moi, c'est que je désigne le futur Premier ministre et participe à la formation du cabinet, comme le stipule la Constitution",...mais dans quel planète vit il? Mais non monsieur,on n'attend pas de vous de désigner le premier ministre....ni de participer....vous n'avez pas entendu que nos économies sont évaporés par votre incompétence et les mafieux du système? Ne savez vous pas que votre République a été déclaré en faille? Savez vous.presidentque l'électricité est rationnee....... Même le roi uni a été battu....vous êtes très fort......

    HIJAZI ABDULRAHIM

    19 h 15, le 21 octobre 2020

  • "Je continuerai d'assumer mes responsabilités" a-t-il dit. Ces paroles sont effrayantes ... S'il avait été franc, il aurait dû dire; NOUS continuerons à assumer nos irresponsabilités, bassil, Jreïssati, Nasralla et moi à leur côté (pas à leur tête). Que Dieu, nous vienne en aide !!!

    DJACK

    18 h 52, le 21 octobre 2020

  • A-t'il jamais assume ses responsabilite avant qu'il ne continue a les assumer?

    Jean Michael

    18 h 43, le 21 octobre 2020

  • Meilleure preuve de la nécessité d'un changement de régime. Passer au mode présidentiel avec des prérogatives , un sénat, la laïcité, une justice honnête indépendante et exécutive.... Un rêve ?

    KASSIR Mounir

    18 h 42, le 21 octobre 2020

  • Est ce qu’il nous fait du pied ou je rêve? On dirait qu’il demande au peuple de le tirer de là où allé de son propre gre en nous invitant à l’enfer ou l’exile. Maintenant il est abandonné par tous, il fait pitié à voir. Mais pas celle qu’on réserve aux citoyens malmenés, une pitié méprisante qu’il nous gratifie depuis qu’on a entendu parle de lui.

    Sissi zayyat

    18 h 25, le 21 octobre 2020

  • Comment peut-on le prendre au sérieux lorsqu’il pose toutes ces questions dont les réponses font partie de son mandat? Réveille-toi Blanche Neige, scrute bien ton horizon, les responsabilités de l'anéantissement du Liban sont a portée de main, dans ton entourage immédiat.

    Colette Whittaker

    18 h 24, le 21 octobre 2020

  • Nouvelles elections si les ayatollahs et HN le permettent ??????

    Eleni Caridopoulou

    17 h 15, le 21 octobre 2020

  • Quel discours, il vient de se réveiller mais pas tout à fait ou est-ce l'âge? lui même a bloqué plus de 2 ans l'élection d'un président de la république tant que ce n'était pas lui !!! mascarade et perte de temps, perte d'espoir des Libanais et la perte du Liban. Tous les beaux discours de tous les hommes politiques au Liban ne méritent pas d'être entendues car ils ne sont que mensonges.

    Zeidan

    16 h 50, le 21 octobre 2020

  • Qu'il ne la ramène pas trop non plus, IL SAVAIT!

    Je partage mon avis

    16 h 38, le 21 octobre 2020

  • Quel discours! Quelle prestance! Quelle puissance politique! Quelle force de caractère! Quel Homme (avec un grad H)! Je l’aime! Pssst, mâme Ghada Aoun, j’ai tout juste?

    Gros Gnon

    16 h 16, le 21 octobre 2020

  • "un an et quatorze jours avaient été perdus pour la formation de gouvernements par Hariri". En effet, auparavant, 2 ans et demi avaient été perdus pour élire le président !

    Yves Prevost

    16 h 14, le 21 octobre 2020

  • Miracle le SPHINX de Baabda a-t-il cligné del’œil? ou bien c’est juste une illusion qui a force d’espérer une réaction, on a cru voir une grimace? Is no-good est surement derrière tout ça pour devenir vite fait calife à la place du calife! Il peut toujours rêver le peuple veille…

    Le Point du Jour.

    15 h 57, le 21 octobre 2020

  • Est ce par naïveté que le CPL s'est retrouvé exclus ? Ça servira de leçon à celui qui fait confiance à un parti vendu à l'étranger et qui tourne sa veste au premier virage. Le parti de dieu va où son intérêt se trouve et se jette dans les bras de celui qui lui laisse le champ libre. Ça sent pas la delivrance pour ce pays en tout cas. La magouille et la cuisine continuent.

    Citoyen

    15 h 04, le 21 octobre 2020

  • "...vous êtes invités aujourd'hui à faire preuve de conscience nationale et a prendre vos responsabilités..." Exactement, cela est avant tout valable aussi pour vous, Monsieur Michel Aoun !!! - Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 02, le 21 octobre 2020

  • Le pays ne se gouverne plus, toutes les institutions en sont responsables, à tous les niveaux hiérarchiques sans exception. La seule vraie option serait que tout ce beau monde débarque, que le président aie le courage d'admettre que le pays n'est plus capable de le faire, de dissoudre le parlement, de demander au Nations Unies de prendre en charge l'administration du pays, de purifier l'administration de sa corruption latente gangrénante, de faire tous les audits nécessaires pour assainir les finances de cet état failli, d'obliger les banques étrangères et les pays qui ont sciemment accueillis les milliards volés au Liban et àa son peuple... ET ALORS RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION, ORGANISER DES ÉLECTIONS LIBRES ET SAINES. POURQUOI PAREIL SCÉNARIO N'EST PAS ENVISAGÉ? FAUT-IL ATTENDRE QUE LA SITUATION POURISSANTE ACHÈVE DE VIDER LE LIBAN DE SES MEILLEURS/RES ESPOIRS, LA JEUNESSE QUI HÉLAS NE VOIT CET ESPOIR QUE PAR LE BIAIS DE L'ÉMIGRATION? ET CELLES/CEUX QUI SE BATTENT JOUR APRÈS JOUR POUR QUE CE LIBAN REVIENNE, SONT-ELLES ET SONT-UILS RÉDUITS À UN GROUPE D'IRRÉDUCTIBLES DONT LE NOMBRE NE FINIT DE FONDRE COMME PEAU DE CHAGRIN??? LE LIBAN A RÉSOLUMENT BESOIN DE SE RENOUVELER, DE SE RECRÉER, SANS TOUTE LA CRASSE ACTUELLEMENT QUI PRÉTEND LE DIRIGER. Je me suis déjà exprimé à travers ces lignes, j'ai émigré en 1989 alors avec l'espoir d'y revenir, j'y suis revenu en 1994 croyant que çà y est... 2020 et rien n'a changé, sinon de constater LA même CRASSE encore/toujours en place

    Christian Samman

    15 h 00, le 21 octobre 2020

  • Quelles responsabilités ? Il n'en a jamais eu Il ne fait que servir HN et l'Iran Le Liban n'est pas son soucis

    FAKHOURI

    14 h 59, le 21 octobre 2020

  • Je n’ai rien compris de ce discours. Je ne dois pas être très futé mais il m’a semblé que c’était le chef de l’opposition qui accusait le pouvoir en place de faillir à ses obligations. Que quelqu’un m’explique ! Finalement non, je vais laisser tomber ce discours rocambolesque pour aller faire le tour des 200 pharmacies autour de mon domicile pour trouver une boîte de Panadol car la simple lecture de ce discours m’a donné des maux de tête

    Liberté de Penser

    14 h 45, le 21 octobre 2020

  • > VRAIMENT ? c'est la synthese de sa declaration ? SERIEUSEMENT ? il reaffirme sa presence ? mais de quelle presence ?

    gaby sioufi

    14 h 32, le 21 octobre 2020

  • POUR GERER UN PAYS MEME S,IL EST DEVENU UN BORDEL IL FAUT EN AVOIR ....... EST-CE QU,ON EN A ?

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 58, le 21 octobre 2020

  • On nous avait annoncé une déclaration " inhabituelle et franche ". Nous avons eu: "Je continuerai d'assumer mes responsabilités". Assumer ses responsabilités, voilà pour l'inhabituel, mais pour la franchise ?

    Yves Prevost

    13 h 45, le 21 octobre 2020

  • A force de complots et de concessions, Aoun et sa clique se retrouvent sans recours. Leurs alliés d’hier leur ont trouvé des remplaçants. Quand on joue à la roulette russe on connaît le risque. Alors cette fois ci la balle se trouvait dans le troisième shot. Pauvres de vous et surtout de nous qui vous avons laissé jouer avec notre avenir et celui de nos enfants en sachant que tout ce que vous nous réserviez depuis la première minute était les ténèbres dans lesquelles vous vous plaisez à vivre. Il commence par dicton qu’il travestit comme chacun de ses agissements en insistant sur le je reste pour accomplir mon devoir (allez savoir lequel) et il répond à un journaliste à la fin de son discours en se plaçant dans le rôle cher à son cœur de l’impuissance quand à légiférer ou même décider. On se demande pourquoi il n’a pas utilisé tout ce qui était dans son pouvoir avant d’en arriver là, à savoir dissoudre le parlement pour que M. Adib puisse prendre les rennes d’un gouvernement technocrate et sauver le pays. Alors qu’à t-il encore comme justification à toutes les occasions qu’il a raté parce que incompétent et faible. Sa seule force a toujours été de bloquer et il le refera, mais ça n’a jamais été dans le but de sauver le pays. Il s’est toujours focalisé sur l’occupant du fauteuil et ils ont bien profité pour le lui subtiliser tout en l’occupant.

    Sissi zayyat

    13 h 33, le 21 octobre 2020

  • "ils, eux, ceux, …" toujours des corrompus et mafieux sans noms. Vivement un homme politique responsable avec une paire de c***lles pour nommer ces gens "invisibles"!

    Fadi Chami

    13 h 32, le 21 octobre 2020