Fille d’Arménie, je n’ai jamais compris pourquoi
Nous sommes condamnés au génocide, à la guerre et l’effroi
Notre vie confrontée à l’extermination
Notre amour à une haine sans raisons
Nos ancêtres sont morts de faim, de soif, de fer, de feu
Nos familles meurent suite au brisement du cessez-le-feu
Nos soldats perdent leur vie sur le champ de bataille
Et nous, vivant ailleurs, avons le cœur en tenaille
Machine de guerre, sans scrupules ni loi valable
Remplie de désir de conquête comblant son cœur vide
Azerbedjian signa un pacte avec le diable
Pour satisfaire ses besoins avides
Armée jusqu’aux dents et aidée de mercenaires
Artsakh n’était pour elle qu’un territoire supplémentaire
Combien de fois l’histoire se répétera ?
Jusqu’à quand devrons-nous subir la diaspora ?
Pourquoi souffrons-nous sans cesse dans cette vie ?
Sommes-nous fautifs d’être enfants d’Arménie ?
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

