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"Notre maison commune est en désordre", admet Macron



Le président Emmanuel Macron à l'Elysée à Paris, le 21 septembre 2020. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Pour son 75e anniversaire, l'Organisation des Nations unies, "notre maison commune, est en désordre à l'image de notre monde", a admis lundi le président français Emmanuel Macron, en soulignant que c'est au sein de cette institution "qu'il faut agir" face à la pandémie.

"Ses fondations s'érodent, ses murs se lézardent parfois sous les coups de boutoir de ceux-là même qui l'ont construite", a-t-il aussi ajouté sans citer de noms de pays mais en visant implicitement les Etats-Unis du président Donald Trump qui se sont détachés depuis trois ans de l'ONU et de plusieurs de ses agences.

Emmanuel Macron s'exprimait dans une vidéo enregistrée à l'avance et diffusée sur le site web de l'ONU comme près de 200 interventions de dirigeants de la planète invités à participer à un sommet virtuel pour le 75e anniversaire de l'ONU.

"Des tabous que l'on pensait inviolables sont levés: la guerre d'annexion, l'usage de l'arme chimique, la détention de masse dans l'impunité. Des droits que l'on croyait acquis sont bafoués et notre système international prisonnier de nos rivalités n'a plus la force de sanctionner ces abus", a aussi déploré le président français.

"A l'heure où la pandémie nourrit la peur du déclin, le récit de l'impuissance collective, je veux ici le dire très clairement: face à l'urgence sanitaire, face au défi climatique, face au recul des droits, c'est ici et maintenant qu'il faut agir", a-t-il martelé. Ajoutant sans autre précision: "Avec ceux qui veulent, avec ceux qui le peuvent, en exploitant tous les espaces possibles de coopération". "Je crois pour ma part à ce multilatéralisme des actes, plus que des mots", a aussi dit le président français, en soulignant les acquis obtenus face à la pandémie en Europe, en Afrique et à l'Assemblée mondiale de la Santé.


Pour son 75e anniversaire, l'Organisation des Nations unies, "notre maison commune, est en désordre à l'image de notre monde", a admis lundi le président français Emmanuel Macron, en soulignant que c'est au sein de cette institution "qu'il faut agir" face à la pandémie.

"Ses fondations s'érodent, ses murs se lézardent parfois sous les...