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Économie - Focus

Une stratégie économique de sauvetage et de redressement en discussion avec la France

Cette structure possède plusieurs points positifs, notamment l’efficacité, l’emploi, le profit, le réinvestissement national et la croissance de l’économie, ainsi que la prévention de la corruption.

Une stratégie économique de sauvetage et de redressement en discussion avec la France

Le Phoenix qui renaît de ses cendres, porteur d’espoir pour le Liban. Photo prise avant la double explosion du 4 août. Photo M.A.

Le Liban, en crise, meurtri par la tragédie du 4 août 2020 et n’ayant toujours pas trouvé la bonne formule pour entamer son redressement, continue de mobiliser une partie des experts qui cherchent des alternatives. La dernière en date a été proposée au président français Emmanuel Macron, en visite au Liban depuis lundi, et à son gouvernement par deux Libanais, l’avocat Marc Oufi (Solicitor of the Supreme Court of England and Wales) et l’ingénieur Rafic Koussa, expert en énergie et en infrastructure, qui enchaînent les contacts avec les parties prenantes identifiées.

Intitulée « Plan économique de dernier ressort », la stratégie ambitionne de sauver l’économie libanaise par la mise en place de partenariats public-privé au sein de chaque secteur public, ou quasi public, qui bénéficieront alors d’une levée de fonds structurée. Offert aux investisseurs libanais au Liban et à l’étranger, ce fonds inclut la capacité d’emprunter à un faible coût malgré le risque du pays, en défaut partiel de paiement depuis mars dernier, tout en bénéficiant de plusieurs possibilités de cautions dont, entre autres, une garantie française. En contrepartie d’une telle garantie, le plan offre à la France une incitation tout aussi favorable, faisant de ce plan un scénario gagnant-gagnant pour les deux pays.

Le plan est fondé sur deux piliers principaux qui viseront, d’une part, à « générer de la richesse » et, d’autre part, à « rapatrier une partie des fonds qui ont été appropriés illégalement ». Selon ses auteurs, la feuille de route est actuellement examinée par le gouvernement français. La France pourrait ainsi jouer un rôle prépondérant, que ce soit dans le contrôle et la supervision de sa bonne exécution, ou dans le respect des règles de responsabilité et de transparence.

Fonctionnement
L’une des principales innovations consiste à adapter le concept des partenariats public-privé pour l’acquisition des actifs opérationnels de l’État, la structure étant chargée de la réhabilitation des secteurs publics – et non un simple vecteur de financement.

Les deux auteurs du plan, qui englobe les secteurs de l’électricité, de la gestion des déchets solides, des télécoms, de l’Office des eaux, etc., ont ainsi créé au Royaume-Uni une structure indépendante à but non lucratif sous la forme d’une société appelée « The Organisation for the Economic Reform of Lebanon » (L’organisation pour la réforme de l’économie libanaise), dont la mission est d’appliquer ce plan dès que la France y souscrit, selon les autres propositions offertes au Liban, comme la conférence de Paris de 2018 (CEDRE) ou celle du Fonds monétaire international (FMI) – les négociations avec l’institut international étant en suspens depuis la mi-juillet.

Les déposants, pénalisés par les restrictions bancaires imposées illégalement depuis un an, pourront alors transférer tout ou partie de leurs fonds contre des obligations rémunérées et échangeables.

Au niveau du financement qui n’est pas couvert par la souscription d’actions, les experts ont recours à une formule sophistiquée et multioptionnelle d’emprunt privé structuré. D’un côté, ce dispositif permettra à la société d’emprunter sur les marchés à des taux d’intérêt bas avec une longue maturité en profitant de la garantie française, entre autres. D’un autre côté, la France pourra veiller à travers l’organisation à ce que les emprunts contractés servent à financer les projets liés à la réhabilitation de chaque secteur.

De plus, un service d’ombudsman, supervisé par la France et constitué de personnes non exposées politiquement, sera établi pour protéger les droits du consommateur et contourner l’abus du marché.

Contrairement aux systèmes BOT (Build, Operate and Transfer) qui nécessitent des transferts de devises à l’étranger, cette structure possède plusieurs points positifs, notamment l’efficacité, l’emploi, le profit, le réinvestissement national et la croissance de l’économie, ainsi que la prévention de la corruption, plutôt que sa guérison – une tâche autrement impossible.


Le Liban, en crise, meurtri par la tragédie du 4 août 2020 et n’ayant toujours pas trouvé la bonne formule pour entamer son redressement, continue de mobiliser une partie des experts qui cherchent des alternatives. La dernière en date a été proposée au président français Emmanuel Macron, en visite au Liban depuis lundi, et à son gouvernement par deux Libanais, l’avocat Marc Oufi...

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UN PLAN ESTROPIE ET MANCHOT. IL Y MANQUE BEAUCOUP.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

16 h 37, le 02 septembre 2020

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Commentaires (1)

  • UN PLAN ESTROPIE ET MANCHOT. IL Y MANQUE BEAUCOUP.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    16 h 37, le 02 septembre 2020

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