
Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï, lors d'une messe le 23 août 2020 à Dimane. Photo Ani
Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, s'en est pris à nouveau dimanche aux responsables politiques en raison de leur façon de traiter le dossier de l'explosion qui a éventré Beyrouth il y a 19 jours, parallèlement au problème de la formation du nouveau gouvernement.
La double déflagration du 4 août a fait plus de 180 morts, 6500 blessés et plus de 300 000 sans abri, et a dévasté plusieurs quartiers de la capitale. Elle a été causée, selon les explications des autorités libanaises, par un incendie qui s'est déclaré dans un hangar du port où étaient stockées 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium sans précaution depuis 2014. De nombreux responsables ont reconnu avoir été au courant de la présence de ces produits chimiques, et de ce fait la rue demande la démission de toute la classe politique, Parlement et président de la République inclus. Le président Aoun a refusé qu'une enquête internationale soit menée, affirmant que cela "diluerait la vérité". Une enquête locale est en cours, mais nombreux sont ceux qui doutent de son efficacité et de son impartialité. Jusqu'à présent, six mandats d'arrêts ont été délivrés, notamment contre l'ancien directeur du port et le directeur des douanes libanaises.
Le président Michel Aoun n'a pas encore fixé de date pour les consultations parlementaires contraignantes en vue de nommer un nouveau Premier ministre, 13 jours après la démission du gouvernement de Hassane Diab qui expédie les affaires courantes.
"Ce qui fend le coeur et attise la colère populaire, c'est que certains responsables traitent l'explosion de Beyrouth dans une perspective politique et empêchent une enquête internationale qui déterminerait les circonstances de la déflagration grâce aux moyens techniques et à une investigation impartiale, de même qu'elle fixerait les responsabilités en toute impartialité et intégrité", a déclaré Mgr Raï dans son homélie dominicale à Dimane.
"Le pouvoir doit considérer l'explosion du port de Beyrouth comme un signal d'alarme pour saisir toutes les caches d'armes installées au cœur des quartiers résidentiels", a déclaré Mgr Raï dans son homélie dominicale à Dimane. "Certaines régions libanaises sont devenues des champs d'explosifs. La présence de ces caches constitue une véritable menace pour la vie des Libanais, laquelle n'appartient à personne, ni à un parti ni à une organisation", a-t-il poursuivi.
"Le peuple et le monde attendent"
"La colère populaire pourrait exploser en voyant les parties prenantes à la formation du nouveau gouvernement qui adoptent une approche électoraliste basée sur les intérêts particuliers et imposent des conditions, comme si le pays ne s'était pas effondré, qu'il n'y avait pas de famine, que l'entité libanaise n'était pas chancelante, que l'explosion de Beyrouth n'avait pas eu lieu, qu'elle n'avait pas fait des centaines de victimes, des milliers de blessés et des centaines de milliers de sans abri, que Beyrouth n'avait pas été détruite, qu'il n'y avait pas de sanctions et qu'il n'y avait pas la pandémie de coronavirus", a-t-il poursuivi.
"Le peuple et le monde attendent la formation d'un gouvernement de salut national et économique, sans retard, quelles que soient les raisons, à condition qu'il soit formé de personnalités qui puissent sauver le pays. Pourquoi résister aux réformes ? Pourquoi le pouvoir s'accroche à un système qui a prouvé son échec ? (...)", s'est interrogé le patriarche, ajoutant que le pays avait besoin d'une "personnalité, mue de bonnes volontés, qui rétablisse les relations du Liban avec le monde arabe et la communauté internationale et sorte le Liban de son assignation à résidence économique et diplomatique".
Par ailleurs, Mgr Raï qui plaide depuis plusieurs semaines en faveur d'une "neutralité active" pour le Liban, a lancé un appel à cesser les guerres et les conflits "dont nous ne voulons pas". "En 2002, la Ligue arabe avait lancé du Liban son initiative en vue d'une paix juste et globale. Aujourd'hui, le Liban a plus que jamais besoin de paix pour recouvrer sa force. Nous en avons assez des guerres, des combats et des conflits dont nous ne voulons pas".
Lundi, le chef de l'Eglise maronite avait rendu public un mémorandum portant sur le Liban et la neutralité active. "Ce mémorandum n'est pas un projet du patriarcat maronite, mais un retour aux fondamentaux de la politique et de la nature du Liban. C'est la porte de salut du Liban et de tous les Libanais. La neutralité ne peut pas être fractionnée. Lorsque la loyauté envers le Liban sera consacrée, accepter l'idée de la neutralité deviendra naturel", a déclaré le prélat.
Le seul responsable de ce désastre que le pays est en train de vivre est AOUN. Ce gâteux qui A vendu le pays et maintenant a légué la formation du gouvernement à son gendre alors que ça n’est pas du ressort d’un président et encore moins de celui d’un ex ministre arrivé par fraude et dégagé par la volonté du peuple. Au lieu de faire son boulot qu’il n’arrête pas a remettre pour plus tard comes s’il habitait sur une autre planète. Ils ont tous les deux fait rentrer les loups dans la bergerie en facilitant l’accès de HB dans les régions chrétiennes qui en ont fait des bombes à retardement. Tout ça était pour protéger les droits des chrétiens selon eux. On se demande qui les a mandatés pour se proclamer comme leurs protecteurs et comment vont ils s’en sortir maintenant qu’ils ont piégé tous leurs partisans et trompés le monde. Il se croient à l’abri des projets diaboliques de HN mais ils sont les premiers à être sur la liste des personnes à liquider car ils en savent trop. Tic tac tic tac. Ça ne sera que justice au nom de toutes les victimes d’attentats de meurtres et de combines pour rester au pouvoir et se sentir valoir quelque chose à cause du titre alors qu’ils ne valent rien parce qu’ils ne sont rien sinon des vauriens. Il faut qu’un gouvernent de l’opposition voit le jour le plus tôt possible pour mettre dehors tous ces pourris avant qu’il ne soit trop tard.
22 h 17, le 23 août 2020