Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Appel d’universitaires et de cadres supérieurs d’origine libanaise dans la diaspora

Nous, universitaires et cadres supérieurs libanais et/ou d’origine libanaise dans la diaspora :

- profondément bouleversés par la descente aux enfers du Liban,

- horrifiés par la négligence criminelle qui a causé les explosions catastrophiques au port de Beyrouth,

- saluant l’action généreuse et noble de la société civile libanaise et internationale venue en aide aux sinistrés aussitôt après les explosions,

- partageant les souffrances de nos compatriotes dont la sécurité physique, sociale et économique est mise en danger par un État corrompu et délétère,

- consternés par le fait qu’à leur souffrance s’ajoute le spectre de la famine – du jamais-vu depuis la Première Guerre mondiale – qui menace plus de la moitié du peuple libanais ;

- retirant notre confiance dans les administrateurs des institutions bancaires publiques et privées qui ont privilégié la protection des capitaux, qu’ils ont fait fuir à l’étranger, au bien-être et à la survie des épargnants,

- retirant toute confiance dans la classe politique et administrative au pouvoir depuis 1990 et dont la mauvaise gouvernance et la corruption systémique ont gangrené l’appareil d’État et les ressources du pays,

- portant la classe politique pleinement responsable de la catastrophe qui a ravagé Beyrouth et de la situation désastreuse du pays ; l’estimant imputable par action ou par omission, et refusant qu’aucun de ses membres n’essaie de se dédouaner et se déresponsabiliser de l’actuelle crise qui ravage le pays et la société dans son ensemble,

- considérant que le Liban est désormais un État failli et en déroute,

- estimant que la sortie de crise exige de profondes réformes aboutissant à un nouveau pacte social qui consacre définitivement l’abolition du système politique confessionnel,

- estimant que l’État doit protéger la liberté de conscience et d’expression, et promouvoir l’égalité tant juridique que politique entre citoyens et citoyennes,

- considérant l’urgence de former un nouveau gouvernement d’experts indépendants non affiliés aux forces dominantes qui inspirera confiance aux Libanais et à la communauté internationale avec des compétences de légiférer (y compris une nouvelle loi électorale),

Demandons la mise en place des mesures immédiates suivantes pour sauver le pays :

- Une commission d’enquête indépendante et une juridiction spéciale pour dévoiler et juger les responsables de l’explosion au port de Beyrouth

- Une commission financière indépendante mixte avec mandat coercitif afin de mener à terme une mission d’audit sur les réseaux de corruption, la fuite des capitaux, la politique financière et la dévaluation de la monnaie.

- L’institution d’un fonds souverain qui réceptionne les dons de la diaspora, l’aide internationale et les contributions pour la reconstruction de Beyrouth.

- La privatisation des secteurs économiques et industriels rongés par la corruption et contrôlés par des membres de la classe politique libanaise, tout en plaçant l’intérêt du citoyen au centre de ces activités et non pas la rentabilité capitaliste sans considération du bien commun.

Paris, le 12 août 2020

1. Maggie Abed, BI Data Analyst, Floride – États-Unis

2. Nicole Abdul-Massih, présidente de fondation LCF à Montréal – Canada

3. François Abi Fadel, docteur en médecine, professeur assistant, Cleveland, Ohio – États-Unis

4. Hagop Abrilian, journaliste – France

5. Pierre Ahmaranian, chargé de cours, Université de Montréal – Canada

6. Tania al-Aghar, Ed.D, assistant professor-education, Higher Colleges of Technology – Émirats arabes unis

7. Souha Akiki, Ph.D, présidente fondatrice-Paris Graduate School – France

8. Frida Anbar, MSc, conseillère, Université de Montréal – Canada

9. Sami Aoun, Ph.D, professeur à l’Université de Sherbrooke – Canada

10. Jean Atmé, ingénieur en télécommunications & réseaux, technologiste Cloud – France

11. Myriam Aïlo, entrepreneuse & directrice générale – France

12. Charbel Balaa, propriétaire et président d’une société immobilière – Canada

13. Wael Charafeddine, DBA, lecturer & senior manager – Kuwait

14. Richard Chbeir, Ph.D, professeur et directeur Liuppa, Université de Pau et des Pays de l’Adour – France

15. Comité de « L’appel des expatriés du 11 juillet » :

a. Rabih el-Amine, président conseil exécutif libanais (LEC) – Arabie saoudite

b. Maroun Karam, président conseil de l’Expatriation libanaise – Belgique

c. Antoine Menassa, président Halfa « Hommes d’affaires libanais de France assoc. » – France

16. Roger Daou, psychanaliste et psychothérapeute conjugal et familial – France

17. Sylvana Douaihy, coordinatrice générale chaire UNESCO, Université de Sherbrooke – Canada

18. Roland Doummar, vice-président, First Abu Dhabi Bank, Émirats arabes unis

19. Charbel Eid, chargé de cours, Université de Montréal – Canada

20. Cynthia Eid, Ph.D, directrice la pédagogie et de l’innovation, Groupe IGS – France

21. Maroun Eid, ingénieur, consultant, Riverbed Technology – Émirats arabes unis

22. Rodine Eid, chargée de cours, Université de Montréal et UQTR – Canada

23. Tom Eid, Business Credit Director, New York, États-Unis

24. Sania el-Kadi, Ph.D, diplomate et lt-colonelle garde républicaine – France

25. Chadi el-Khoury, Senior Product Manager – France

26. Marina el-Khoury, génie des procédés – France

27. Daddi Fadel, optométriste – Italie

28. Fady Fadel, Ph.D, doyen de l’American Business School of Paris – France

29. Maroun Fadel, Senior Technical Advisor, sultanat de Oman

30. Biba Fakhoury, vice-doyenne aux études, faculté de l’éducation permanente, Université de Montréal – Canada

31. Émile Fakhoury, Principal Project Manager– Émirats arabes unis

32. Nicolas Fiani, directeur général, KTS tourisme & secrétaire général Halfa – France

33. Amal Fraysse, architecte, chef de service ingénierie – France

34. Marie Frochen, Co-Founder & Managing Director, Ramb-Up Lab, États-Unis

35. Nada Ghanem, journaliste, Royaume-Uni

36. Lydia Hanna, directrice des finances, Californie, États-Unis

37. Ghada Imad Haddad, professeur, ESC Pau Business School – France

38. Dalal Kadamani-Eid, infirmière cadre-New York, États-Unis

39. Hagop Kavafian, Senior HCM Solution Consultant – France

40. Gisèle Kayata-Eid, journaliste et auteure – Canada

41. Fouad Khadige, ingénieur, consultant organisation et transformation – France

42. Sabine Khalil, Ph.D, enseignante-chercheuse, ICD Business School – France

43. Charbel Khneisser, Regional Director Presales & Lecturer, Émirats arabes unis

44. Michel Kik, journaliste – France

45. Hussein Kneiber, Ph.D, journaliste – France

46. Fadi Kreiker, CEO à Prime Lands Group – Arabie saoudite

47. Rita Laforge, traductrice-interprète auprès du Tribunal de grande instance de Créteil–France

48. Julien Mazloum, Consulting Director – Chine

49. Rami Mikati, chef de division mobilité et planification, Ville de Montréal – Canada

50. Anthony Mouchantaf, consultant – Cyber Risk Services – Luxembourg

51. Joe Moussallem, ingénieur, General Manager, Igienair Middle East – Émirats arabes unis

52. Jihad Naboulsi, Ph.D, enseignant-chercheur, économiste, membre élu du Conseil académique de la Comue, Université de Bourgogne Franche-Comté – France

53. Salwa Nakouzi, maître de conférences, Université de Poitiers – France

54. Marie Oneissi, directrice administrative, Dicoland – France

55. Pauline Oweyjan, Ph.D, Head of Arabic Department, Swiss International Scientific School in Dubai – Émirats arabes unis

56. Rony Rahal, directeur fondateur Cultura Hub – Hong Kong

57. Razan Rakha, doctorante en sciences de l’éducation, Université de Genève – Suisse

58. Khaled Saboune, Ph.D, maître de conférences, Université Aix-Marseille – France

59. Joe Sakr, Global Commercial Consultant – Canada

60. Mariane Sawan, écrivaine et consultante – Canada

61. Jihad Sinno, docteur en médecine, radiologiste – France

62. Nehmeh Taouk, CEO, Founder of Valoores, États-Unis

63. Michel Younes, Ph.D, professeur, Université catholique de Lyon – France

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Nous, universitaires et cadres supérieurs libanais et/ou d’origine libanaise dans la diaspora :- profondément bouleversés par la descente aux enfers du Liban,- horrifiés par la négligence criminelle qui a causé les explosions catastrophiques au port de Beyrouth,- saluant l’action généreuse et noble de la société civile libanaise et internationale venue en aide aux sinistrés aussitôt après les explosions,- partageant les souffrances de nos compatriotes dont la sécurité physique, sociale et économique est mise en danger par un État corrompu et délétère,- consternés par le fait qu’à leur souffrance s’ajoute le spectre de la famine – du jamais-vu depuis la Première Guerre mondiale – qui menace plus de la moitié du peuple libanais ;- retirant notre confiance dans les administrateurs des institutions...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut