La dernière séance parlementaire, tenue au palais de l’Unesco avant le ramadan. Photo d’archives L'OLJ
Les députés libanais Alain Aoun et Elie Ferzli ont indiqué lundi que les séances parlementaires ouvertes convoquées à partir de jeudi par le président de la Chambre, Nabih Berry, afin d'interroger le gouvernement sur la double explosion qui a ravagé Beyrouth mardi dernier, n'auront pas lieu si le cabinet de Hassane Diab venait à démissionner.
"Il n'y aura pas de séance jeudi si le gouvernement démissionne aujourd'hui", a déclaré M. Aoun avant une réunion du bureau de la Chambre à Aïn el-Tiné dont il est membre. "Si le gouvernement démissionne avant la séance de questions, l'objet de cette séance deviendrait caduque et injustifiée", a déclaré M. Ferzli à l'issue de la réunion du bureau de la Chambre, ajoutant qu'il revient à M. Berry de "prendre la décision qui convient" dans cette éventualité.
Une démission du gouvernement en place dans les prochaines heures est de plus en plus probable, qu'elle prenne la forme d'une démission collective ou que plus d'un tiers de ses membres, soit sept ministres, démissionnent.


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