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Explosions de Beyrouth

Nouveau bilan : 158 tués et plus de 6.000 blessés

Une vingtaine de personnes toujours portées disparues.

Nouveau bilan : 158 tués et plus de 6.000 blessés

Des secouristes qataris, le 7 août 2020 sur le site des explosions qui ont dévasté le 4 août le port de Beyrouth, à la recherche de survivants. Photo AFP / HO / Forces de sécurité intérieure qataries

Quatre jours après la double explosion au port de Beyrouth, qui a dévasté des pans entiers de la capitale, le nouveau bilan du ministère de la Santé s'est alourdi samedi à 158 tués et plus de 6.000 blessés. Le ministère a revu à la baisse le nombre de personnes toujours portées disparues, indiquant qu'il était désormais de 21, alors qu'il évoquait auparavant plusieurs dizaines.
Le ministère avait affirmé vendredi qu'au moins 120 des personnes blessées par l'explosion de mardi étaient toujours dans un état critique.

Quarante-trois Syriens figurent parmi les victimes de l'explosion au port, a dans ce contexte indiqué samedi l'ambassade de Syrie au Liban. "Le nombre de martyrs syriens en raison de l'explosion s'élève jusqu'à présent à 43", a écrit l'ambassade dans un communiqué sur Facebook, précisant qu'il ne s'agissait pas d'un bilan définitif. L'ambassade n'a pas précisé si les Syriens étaient inclus dans le bilan communiqué par les autorités libanaises. Elle a ajouté qu'elle "facilitait le transport des corps de plusieurs d'entre eux en Syrie" et apportait son aide à l'inhumation d'autres au Liban. L'ambassade a aussi dit qu'elle coordonnait ses efforts avec les autorités libanaises dans la recherche des survivants. Certains des Syriens tués dans l'explosion étaient des membres d'équipage de bateaux qui mouillaient au port de Beyrouth, selon des correspondants de l'AFP. Le Liban, dont la population est d'environ quatre millions de personnes, abrite plus d'un million de Syriens sur son sol, qui ont massivement fui la guerre civile dans leur pays.

La déflagration dans le port de Beyrouth a été provoquée par plusieurs tonnes de nitrate d'ammonium stockées depuis six ans dans un entrepôt "sans mesures de précaution", de l'aveu même du Premier ministre. Des secouristes libanais, français, allemands, russes et d'autres nationalités poursuivent leurs opérations sur les lieux de l'explosion pour tenter de retrouver des survivants.

L'édito de Issa GORAIEB

Parole de raïs

Cette puissante déflagration, la plus dévastatrice jamais survenue au Liban, a également mis à la rue des centaines de milliers de personnes, alimentant la colère de la population contre la classe politique, accusée d'incompétence et de corruption. Des milliers de Libanais sont ainsi descendus dans la rue samedi pour manifester contre leurs dirigeants qu'ils rendent responsables de cette catastrophe.

Le président libanais, Michel Aoun, a rejeté vendredi toute enquête internationale sur l'explosion, estimant qu'elle ne ferait que diluer la vérité. Une vingtaine de fonctionnaires du port et des douanes ont été interpellés, selon des sources judiciaire et sécuritaire. Parmi eux, le directeur général des douanes Badri Daher et le président du conseil d'administration du port Hassan Koraytem.


Quatre jours après la double explosion au port de Beyrouth, qui a dévasté des pans entiers de la capitale, le nouveau bilan du ministère de la Santé s'est alourdi samedi à 158 tués et plus de 6.000 blessés. Le ministère a revu à la baisse le nombre de personnes toujours portées disparues, indiquant qu'il était désormais de 21, alors qu'il évoquait auparavant plusieurs...

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