Rechercher
Rechercher

Double explosion à Beyrouth

Les responsables du dossier doivent être assignés à résidence, réclame le gouvernement

Le cabinet décrète l'état d'urgence dans la capitale pour une durée de deux semaines.

Les responsables du dossier doivent être assignés à résidence, réclame le gouvernement

Le président libanais Michel Aoun et son gouvernement observant une minute de silence au début d'un Conseil des ministres exceptionnel, le 5 août 2020 au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra

Les personnes suspectées d'être impliquées dans stockage du nitrate d'ammonium au port de Beyrouth, qui a causé la terrible double explosion qui a ravagé la capitale libanaise hier, devront être assignées à résidence, a réclamé le gouvernement libanais réuni mercredi en urgence au palais de Baabda en ce premier des trois jours de deuil national. Le cabinet a aussi décrété l'état d'urgence dans la capitale pour une durée de deux semaines. S'adressant au pouvoir militaire suprême chargé des questions sécuritaires durant l'état d'urgence, le gouvernement "demande l'assignation à résidence de toute personne impliquée dans le stockage de l'ammonium" depuis l'arrivée de la cargaison à Beyrouth en 2014 jusqu'à l'explosion de mardi, a annoncé en conférence de presse la ministre de l'Information, Manal Abdel Samad, sans toutefois nommer ces responsables ou leur nombre ni fournir plus de détails.

Selon un dernier bilan provisoire annoncé par le ministre de la Santé, Hamad Hassan, la tragédie a fait 135 morts et près de 5.000 blessés, ajoutant qu'il y a encore des dizaines de disparus. Ce bilan pourrait donc s'alourdir.

Un stock de plus de 2.700 tonnes de nitrate d'ammonium, produit hautement explosif qui a causé plusieurs accidents industriels à travers le monde, entreposés dans le port depuis 2014, semble être à l'origine de la double explosion. Le directeur des douanes, Badri Daher, a confirmé qu'il y avait la présence d'un entrepôt de feux d'artifices à côté de celui où le nitrate d’ammonium était stockée, faisant assumer la responsabilité du drame à la direction du port. Mardi soir, le Premier ministre, Hassane Diab, avait promis, dans une intervention à la télévision, de sanctionner les responsables de cette catastrophe.

Lire aussi

"Nous avons alerté six fois la justice sur la dangerosité du nitrate d'ammonium. En vain" , affirme le directeur des douanes

Lors d'une tournée à Bourj Hammoud à l'issue de la réunion du gouvernement, le ministre de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, a promis une enquête "transparente", ajoutant que "tous les responsables rendront des comptes". "L'assignation à résidence revient à interdire à toute personne impliquée dans ce dossier de voyager", a-t-il ajouté. "Si nous n'arrivons pas à faire en sorte que les responsables paient, rentrons chez nous !", a-t-il lancé. En réponse à une question d'une journaliste sur les demandes qu'une enquête internationale soit conduite, M. Fahmi a répondu : "Nous avons toutes les compétences nécessaires".

A l'issue de la réunion du gouvernement, le ministre des Affaires sociales et du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé, a précisé que l'assignation à résidence concernait tous les anciens responsables et ceux actuellement en poste. La ministre des Déplacés, Ghada Chreim, a indiqué de son côté que l"assignation concernait "tous ceux qui ont été en charge du stockage, de la garde et des vérifications depuis 2014 à aujourd'hui". "Ils seront assignés à résidence et ne pourront plus exercer leurs fonctions pendant cinq jours, jusqu'à la fin des investigations de la commission d'enquête", a-t-elle ajouté.

Sur le plan judiciaire, le gouvernement a également décidé de la création d'une commission d'enquête administrative, présidée par le Premier ministre, qui devra remettre les résultats de ses investigations au gouvernement, puis aux autorités judiciaires compétentes, dans cinq jours. Dans ce contexte, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a exprimé dans un communiqué publié en soirée son "engagement" auprès du peuple libanais à bien mener les enquêtes et à sanctionner les responsables.

Lire aussi

"Un cyclone a traversé la maison" : dans Beyrouth sinistré, des habitants témoignent

L'état d'urgence à Beyrouth, déclarée zone sinistrée, approuvé en Conseil des ministres, court jusqu’au 18 août prochain, et pourra être prolongé. Il donne au "pouvoir militaire suprême", qui aura sous ses ordres pendant cette période l'ensemble des forces de sécurité du pays, la responsabilité de maintenir l'ordre. Plusieurs ministres se sont toutefois opposés à cet octroi de telles prérogatives absolues à la troupe, selon des informations de notre correspondante à Baabda, Hoda Chédid. La ministre de la Défense, Zeina Acar, a pour sa part réclamé l'application des dispositions de la loi encadrant la déclaration de l'état d'urgence, notamment son article 11 qui donne à l'armée le droit d'encadrer la liberté d'expression des médias durant cette période. Néanmoins, le bureau de presse de Mme Acar a démenti cette information.

En direction des milliers de victimes de cette double explosion, le gouvernement a décidé d'allouer des crédits aux hôpitaux submergés par l'afflux de blessés pour couvrir les frais d'hospitalisation de ces derniers. Dans ce cadre, quatre hôpitaux de campagne seront montés sur le territoire, dont deux à Beyrouth. Dans ce contexte, le ministre de la Santé, Hamad Hassan, a confirmé qu'un accord avait été trouvé sur le mécanisme de mise en service des hôpitaux de campagne, indiquant avoir demandé que ce soit son ministère qui décide des lieux où ils doivent être installés.

Lire aussi

En première ligne de la déflagration, des hôpitaux de Beyrouth dévastés

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de débloquer des fonds pour indemniser les familles des victimes. Le Haut-comité de Secours a été chargé de l'inventaire des dégâts en coordination avec l'armée libanaise, et d'assurer un hébergement aux familles dont les maisons ne sont plus habitables. Des contacts seront pris avec le ministère de l’Éducation et du Tourisme en vue de l'ouverture d'établissements scolaires et d'hôtels pour accueillir ces familles. Selon le mohafez de Beyrouth, Marwan Abboud, jusqu'à 300.000 habitants de la capitale se retrouvent sans abri, estimant le coût des dommages, selon des chiffres rapportés par la LBC, à près de 15 milliards de dollars. Dans ce cadre, le gouvernement a ouvert des comptes en livres libanaises et en devises étrangères pour des dons aux victimes.

Sur le plan alimentaire, le cabinet a promis d'assurer les quantités de blé équivalentes à celles qui étaient entreposées dans les silos voisins des lieux de l'explosion et qui sont parties en fumée. Dans ce cadre, la vente de farine va être limitée aux boulangeries. Dans la matinée, le président du syndicat des importateurs de blé au Liban a affirmé qu'il n'y aura "pas de pénurie de blé ni de pain". Mais l'Agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) a dit craindre "d'avoir à brève échéance un problème de disponibilité de farine pour le pays".

Lire aussi

"Le port de Beyrouth n’est plus opérationnel et ne le sera pas pendant un moment"

Le gouvernement a également annoncé la mise en place d'un mécanisme d'importation de vitres, soufflées par milliers dans la capitale et aux alentours, et de contrôle des prix du verre. Par ailleurs, le port de Beyrouth n'étant pas en état de fonctionner, les ports de Tripoli (Nord) et de Saïda (Sud) devront être équipés en conséquence pour les importations et les exportations commerciales.

Le Conseil des ministres a débuté par une minute de silence, puis de courtes allocutions du président et du Premier ministre Hassane Diab. Sur le plan financier, le chef de l'Etat avait annoncé mardi le déblocage d'un crédit exceptionnel de 100 milliards de livres libanaises dans les réserves du budget 2020.


Les personnes suspectées d'être impliquées dans stockage du nitrate d'ammonium au port de Beyrouth, qui a causé la terrible double explosion qui a ravagé la capitale libanaise hier, devront être assignées à résidence, a réclamé le gouvernement libanais réuni mercredi en urgence au palais de Baabda en ce premier des trois jours de deuil national. Le cabinet a aussi décrété...

commentaires (5)

le ministre de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, a promis une enquête "transparente", ajoutant que "tous les responsables rendront des comptes". "L'assignation à résidence revient à interdire à toute personne impliquée dans ce dossier de voyager", a-t-il ajouté. "Si nous n'arrivons pas à faire en sorte que les responsables paient, rentrons chez nous !", a-t-il lancé. En réponse à une question d'une journaliste sur les demandes qu'une enquête internationale soit conduite, M. Fahmi a répondu : "Nous avons toutes les compétences nécessaires LES PLEURS SE SONT TRANSFORMES EN RIRE IMPOSSIBLE A RRETTER A LA LECTURE DE CE QU'A DIT M FAHMI NOUS AVONS TOUTES LES COMPETENCES NECESSAIRES C'EST CERTAIN MAIS EUX ILS ONT TOUTES LES COUVERTURES NECESSAIRES POUR S'EN TIRAIT AVEC L'ADOPTION D'UNE RESPONSABILITE A DES FONCTIONNAIRES OU JUGES DE TROISIEME CATEGORIE LA VERITE LA SEULE PHRASE CORRECTE C'EST Si nous n'arrivons pas à faire en sorte que les responsables paient, rentrons chez nous !", RENTREZ CHEZ VOUS ET FICHEZ NOUS LA PAIX aujourdh'ui avant demain CAR IL Y AURA TOUJOURS UN CHAPEAU A CETTE HORRIBLE DEVASTATION COMME , VOUS AVIEZ EU UN CHAPEU DU GENERAL AOUN QUAND IL ETAIT CHEF De L'ARMEE QUAND VOUS AVEZ TUE UN CIVIL REVOLTE (vos paroles a la mtv) NON M FAHMI AUCUNE CONFIANCE DANS LA JUSTICE DE CE PAYS SURTOUT DEPUIS QUE VOTRE PROTECTEUR A ANNULE LES PERMUTATIONS DE LA JUSTICE CAR GHADA AOUN PERDAIT UNE PLACE BIEN RENTABLE POUR SON CHAUFFEUR PARTEZ PARTEZ TROIS FOIS PARTEZ

LA VERITE

03 h 49, le 06 août 2020

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • le ministre de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, a promis une enquête "transparente", ajoutant que "tous les responsables rendront des comptes". "L'assignation à résidence revient à interdire à toute personne impliquée dans ce dossier de voyager", a-t-il ajouté. "Si nous n'arrivons pas à faire en sorte que les responsables paient, rentrons chez nous !", a-t-il lancé. En réponse à une question d'une journaliste sur les demandes qu'une enquête internationale soit conduite, M. Fahmi a répondu : "Nous avons toutes les compétences nécessaires LES PLEURS SE SONT TRANSFORMES EN RIRE IMPOSSIBLE A RRETTER A LA LECTURE DE CE QU'A DIT M FAHMI NOUS AVONS TOUTES LES COMPETENCES NECESSAIRES C'EST CERTAIN MAIS EUX ILS ONT TOUTES LES COUVERTURES NECESSAIRES POUR S'EN TIRAIT AVEC L'ADOPTION D'UNE RESPONSABILITE A DES FONCTIONNAIRES OU JUGES DE TROISIEME CATEGORIE LA VERITE LA SEULE PHRASE CORRECTE C'EST Si nous n'arrivons pas à faire en sorte que les responsables paient, rentrons chez nous !", RENTREZ CHEZ VOUS ET FICHEZ NOUS LA PAIX aujourdh'ui avant demain CAR IL Y AURA TOUJOURS UN CHAPEAU A CETTE HORRIBLE DEVASTATION COMME , VOUS AVIEZ EU UN CHAPEU DU GENERAL AOUN QUAND IL ETAIT CHEF De L'ARMEE QUAND VOUS AVEZ TUE UN CIVIL REVOLTE (vos paroles a la mtv) NON M FAHMI AUCUNE CONFIANCE DANS LA JUSTICE DE CE PAYS SURTOUT DEPUIS QUE VOTRE PROTECTEUR A ANNULE LES PERMUTATIONS DE LA JUSTICE CAR GHADA AOUN PERDAIT UNE PLACE BIEN RENTABLE POUR SON CHAUFFEUR PARTEZ PARTEZ TROIS FOIS PARTEZ

    LA VERITE

    03 h 49, le 06 août 2020

  • Il semble que des juges ont traité ce dossier avec ignorance de la gravité des substances, avec possible négligence. Des va-et-vient de ce dossier durant plusieurs années, comme si cela pouvait attendre..

    Chahine

    21 h 12, le 05 août 2020

  • Le ministre est RESPONSABLE. Point à la ligne. Il est "roi" dans son ministère, ce qui le rend de facto et de jure RESPONSABLE de ce que font ses subordonnés. Dans ce cas, c'est Mr. Wazni, ministre des finances, responsable des douanes; Mr. Fahmi, ministre de l'intérieur, et Mr. Najjar, ministre des transports. Sont ils assignés à résidence?

    Tanios Kahi

    19 h 35, le 05 août 2020

  • C’est à dire tous les politiques depuis 25 ans qui ont détruit toute idée de bonne gouvernance et instiller un je m’en foutisme généralisé. Si le ministre se remplit les poches, pourquoi pas moi....

    Bashir Karim

    18 h 38, le 05 août 2020

  • ILS SE MOQUENT DE NOUIS???? Les responsables sont VOUS au pouvoir. Dans n'importe quel pays qui se respecte pour 0.1% de ce qui s'est passé, le président démissionne !!! Vous allez nous trouvers des lampistes au bas de l'echelle? STOP faut arrêter d(avoir peur de nommer et de dire la vérité: Oui c'est la faute de AOUN / DIAB / LES DEPUTES ET TOUS LES MINISTRES qui se sont succédés.. STOP à la mascarade... LE DENI de Michel Aoun a détruit notre pays... Les médias DOIVENT permettre aux gens de citer et d'arrêter d'avoir peur de nommer LES IRRESPONSABLES qui tuent nos amis, familles après les avoir affamés. STOP et DEGAGEZ

    RadioSatellite.co

    18 h 26, le 05 août 2020