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Conflit

La Turquie restera en Syrie "jusqu'à ce que le peuple soit libre", affirme Erdogan

Le président turc décrie vivement les "soi-disant" élections législatives organisées dimanche.



La Turquie restera en Syrie

Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 21 juillet 2020. / AFP / Adem ALTAN

La Turquie maintiendra une présence militaire dans le nord de la Syrie "jusqu'à ce que le peuple soit libre", a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan, critiquant les "soi-disant" élections qui s'y sont récemment déroulées.

"Nous continuerons de rester dans ce pays jusqu'à ce que le peuple syrien, notre voisin et frère, retrouve la liberté, la paix et la sécurité", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Ankara. La Turquie a mené depuis 2016 trois incursions militaires dans le nord de la Syrie pour combattre le groupe Etat islamique (EI) et la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Dans le nord de ce pays déchiré depuis 2011 par une guerre civile, Ankara appuie militairement des groupes rebelles opposés au président syrien Bachar el-Assad. Ces zones sont soumises à l'influence d'Ankara en raison de sa présence militaire, mais aussi et surtout à cause de leur dépendance économique envers la Turquie. Les autorités de la province d'Idleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle, ont ainsi commencé le mois dernier à remplacer la livre syrienne, en chute libre, par la monnaie turque dans les transactions courantes.

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Dans son discours mardi, M. Erdogan a aussi vivement décrié les "soi-disant" élections législatives organisées dimanche en Syrie, un scrutin qualifié lundi de "truqué" par Washington. "C'est quoi, ces élections ? Où sont les pays qui se disent démocratiquement avancés ? A l'ONU, personne ne dit: +Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?+ Les gens votent les mains liées", a lancé le président turc.

M. Erdogan a aussi affirmé que la Turquie "suivait de près" la situation en Libye, où Ankara soutient le gouvernement de Tripoli face aux forces du maréchal Khalifa Haftar, appuyées notamment par l'Egypte, la Russie et les Emirats arabes unis.

Signe des fortes tensions, le Parlement égyptien a approuvé lundi une possible intervention armée en Libye si les forces du gouvernement de Tripoli, appuyées par Ankara, continuent leur avancée vers l'est du pays. "Que personne ne prenne ses désirs pour des réalités, nous ne le permettrons pas", a déclaré M. Erdogan, sans toutefois mentionner explicitement l'Egypte.


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