Rechercher
Rechercher

Sanctions

"La loi César ne vise pas le peuple libanais", affirme un responsable US cité par al-Chark al-Awsat

Le département d’État aurait demandé au gouvernement Diab de ne pas traiter avec le régime syrien de Bachar el-Assad.

Le logo du département d'État américain. Photo d'illustration AFP

Un porte-parole du département d’État américain a affirmé sous couvert d'anonymat au quotidien panarabe Asharq al-Awsat que la loi américaine dite César, qui impose des sanctions sévères contre quiconque soutient le régime de Bachar el-Assad, ne vise pas "l'économie ou le peuple libanais". Le journal souligne toutefois que le responsable américain a "appelé le gouvernement de Hassane Diab et les compagnies et institutions financières libanaises à ne pas entretenir de relations avec le régime syrien, sous peine de sanctions".

Entrée en vigueur le 17 juin, la loi César impose des sanctions sévères contre toute personne ou entité soutenant le régime syrien dans certains secteurs économiques, notamment la reconstruction, mais aussi le pétrole et le gaz. Promulguée par le président américain en décembre, le Caesar Syria Civilian Protection Act suscite des craintes libanaises sur son impact sur le pays où des responsables et formations politiques, notamment le Hezbollah, appellent les autorités à coopérer avec le régime syrien. 

Lire aussi

Derrière le plan pour le retour des réfugiés, une tentative de normalisation ?

"Un porte-parole du département d’État américain a dit à Asharq al-Awsat que la loi ne vise pas le peuple libanais ou l'économie libanaise, mais que les sanctions qu'elle prévoit font que toute société étrangère s'exposera au danger de sanctions si elle entretient des activités avec le régime Assad", écrit le quotidien. Le journal explique que les propos du responsable US constituent une réponse à une lettre qu'aurait envoyée le chef de la diplomatie libanaise, Nassif Hitti, à son homologue américain, Mike Pompeo, dans laquelle il lui aurait demandé d'accorder des exemptions de sanctions au Liban, surtout sur le plan du secteur électrique. Mais l'existence d'une telle lettre n'a toujours pas été confirmée de source officielle. La production d'électricité est en crise depuis des décennies au Liban, où les capacités d'Électricité du Liban, la compagnie publique chargée de la gestion des réseaux, ne suffisent pas à alimenter tous les foyers libanais 24 heures sur 24. Ce secteur est par ailleurs considéré comme un des principaux postes de dépenses de l’État. 

En réponse à la question du quotidien, le responsable US "a réitéré la position américaine au sujet du Caesar Act, affirmant que cette loi ne vise pas les peuples libanais et syrien, mais cible le régime syrien et les opérations destructrices à travers lesquelles il dirige le conflit" qui ravage la Syrie depuis 2011. "La loi vise des personnes et des entités qui soutiennent le régime Assad et entravent la solution politique et pacifique au conflit, comme le prône la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté le responsable américain", poursuit le journal. "En allusion indirecte à la question des exceptions au secteur électrique, le porte-parole a affirmé que la loi délimite clairement le type d'activités qui soutiennent le régime (...), et ces activités incluent notamment le secteur de l'énergie, de l'aviation et de la reconstruction".

Récemment, l'envoyé spécial du département d’État américain pour la Syrie, Joel D. Rayburn, avait fait savoir que malgré les liens "d'amitié" entre les États-Unis et le Liban, ce dernier ne pourra pas bénéficier d'exceptions à l'application de la loi.

Pour sa part, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont le parti est classé "organisation terroriste" par Washington, a longuement critiqué la politique "de siège et d'étouffement" pratiquée par les États-Unis à l'égard du Liban, ainsi que les "ingérences" de l'ambassadrice américaine à Beyrouth, l'accusant de chercher à "dresser les Libanais les uns contre les autres". Il avait également appelé les États-Unis à ne "pas sanctionner tout le peuple libanais".


Lire l'intégralité de l'article d'Asharq al-Awsat ici


Un porte-parole du département d’État américain a affirmé sous couvert d'anonymat au quotidien panarabe

commentaires (2)

Cette loi ne vise pas le peuple libanais... merci de nous le préciser. Nous ne sommes donc que des "dommages collatéraux"... au mauvais endroit au mauvais moment.

Sybille S. Hneine

17 h 51, le 16 juillet 2020

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Cette loi ne vise pas le peuple libanais... merci de nous le préciser. Nous ne sommes donc que des "dommages collatéraux"... au mauvais endroit au mauvais moment.

    Sybille S. Hneine

    17 h 51, le 16 juillet 2020

  • oui ,oui ,tout le monde il est beau ,tout le monde il est gentil! J.P

    Petmezakis Jacqueline

    10 h 48, le 16 juillet 2020