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Loi César

Le Liban ne bénéficiera pas d'exemption grâce à ses liens "d'amitié" avec Washington, prévient un responsable US

L'envoyé spécial du Département d'Etat américain pour la Syrie, Joel D. Rayburn, prévient que l'importation d'électricité syrienne par le Liban "ne ferait que créer encore plus de problèmes". 

Le Liban ne bénéficiera pas d'exemption grâce à ses liens

Le passage frontalier de Masnaa, entre le Liban et la Syrie. Photo ANI

Malgré les liens "d'amitié" entre les Etats-Unis et le Liban, ce dernier ne pourra pas bénéficier d'exceptions à l'application de la loi américaine dite César, qui impose des sanctions sévères contre quiconque soutient le régime de Bachar el-Assad, a affirmé l'envoyé spécial du Département d'Etat américain pour la Syrie, Joel D. Rayburn.

Lors d'un webinaire organisé par le Center for Global Policy de Washington, dont les propos ont été rapportés par le quotidien libanais The Daily Star, le diplomate américain a minimisé les effets du Caesar Act sur le pays du Cèdre. 

Entrée en vigueur le 17 juin, la loi César impose des sanctions sévères contre toute personne ou entité soutenant le régime syrien, dans certains secteurs économiques, notamment la reconstruction, mais aussi le pétrole et le gaz. Promulguée par le président américain en décembre, le Caesar Syria Civilian Protection Act suscite des craintes libanaises sur son impact sur le pays où des responsables et formations politiques, notamment le Hezbollah, appellent les autorités à coopérer avec le régime syrien. 

Pour mémoire

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M. Rayburn a notamment commenté la question de l'impact de la loi César sur l'éventualité de l'import  d'électricité en provenance de Syrie, pour compenser les faiblesses du réseau libanais. Selon lui, il est improbable que des exemptions soient accordées au Liban dans ce cadre. Rappelant la nécessité d'une réforme en profondeur du secteur de l'électricité, il a souligné qu'importer "le courant du régime Assad ne sauvera pas le secteur" au Liban. Il a estimé que de telles importations seraient comme "un pansement qui risque de créer encore plus de problèmes". 

Le secteur de l'électricité est en crise depuis des décennies au Liban, où les capacités de la compagnie publique chargée de la gestion des réseaux, Electricité du Liban, ne suffisent pas à alimenter tous les foyers libanais 24 heures sur 24. Ce secteur est par ailleurs considéré comme un des principaux postes de dépenses de l'Etat. 

"La loi est la loi"
En ce qui concerne les exportations libanaises envoyées en Syrie, le diplomate américain a également minimisé l'impact du Caesar Act. "Ces exportations sont minimes", a-t-il dit, estimant que les interdire "ne risque pas d'influencer la situation actuelle du Liban". Joel Rayburn a toutefois concédé qu'aucune réponse "catégorique" ne pouvait être donnée à ce sujet et qu'il fallait prendre en compte chaque échange. "Nous devons voir ce qui est exporté, selon quelle configuration, où c'est envoyé et à qui", a-t-il affirmé, déclarant que "toute entreprise qui traite avec des entités liées à Maher ou Asma el-Assad (le frère et l'épouse du président syrien, ndlr) feront l'objet de sanctions". 

L'envoyé spécial de la diplomatie américaine en Syrie a par ailleurs espéré que Washington ne se retrouvera pas obligé de sanctionner ses "alliés" au Liban si le gouvernement ne parvient pas à limiter la contrebande, liée notamment au Hezbollah selon certains observateurs, vers la Syrie. 

"Nous voulons coopérer" avec le Liban, et il ne faut donc pas que ce pays se livre à des "activités sujettes à des sanctions", a-t-il ajouté. "J'espère que les entreprises libanaises ne se retrouveront pas dans une situation où nous serons obligés de les sanctionner, parce que personne ne pourra bénéficier d'exceptions, sous prétexte qu'ils sont nos amis. La loi est la loi", a-t-il lancé. 


Malgré les liens "d'amitié" entre les Etats-Unis et le Liban, ce dernier ne pourra pas bénéficier d'exceptions à l'application de la loi américaine dite César, qui impose des sanctions sévères contre quiconque soutient le régime de Bachar el-Assad, a affirmé l'envoyé spécial du Département d'Etat américain pour la Syrie, Joel D. Rayburn.

Lors d'un webinaire organisé par...

commentaires (5)

Les E.U a fait un troc avec HN il y a des mois et voilà que le pot aux roses est découvert en libérant leur collaborateur et fournisseur pour cause de mauvaise santé. HN continue à jouer le meilleur ennemi des E.U comme d’Israel mais ça ne le dérange pas de coopérer quand cela lui est favorable. Le peuple libanais n’est pas disposé à assumer les conneries d’un chef de parti iranien et de se retrouver affamé et anéanti le temps que tous les protagonistes finissent leurs trocs et marchandages sur leur dos. La mascarade a assez duré.

Sissi zayyat

21 h 49, le 08 juillet 2020

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Commentaires (5)

  • Les E.U a fait un troc avec HN il y a des mois et voilà que le pot aux roses est découvert en libérant leur collaborateur et fournisseur pour cause de mauvaise santé. HN continue à jouer le meilleur ennemi des E.U comme d’Israel mais ça ne le dérange pas de coopérer quand cela lui est favorable. Le peuple libanais n’est pas disposé à assumer les conneries d’un chef de parti iranien et de se retrouver affamé et anéanti le temps que tous les protagonistes finissent leurs trocs et marchandages sur leur dos. La mascarade a assez duré.

    Sissi zayyat

    21 h 49, le 08 juillet 2020

  • CHERCHEZ LES HEZBIOTES/BERRYIOTES/CPLIOTES.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    21 h 24, le 08 juillet 2020

  • C'est bien pas de replâtrage, DES REFORMES, et vite!

    Je partage mon avis

    17 h 16, le 08 juillet 2020

  • Une escroquerie de plus !

    LeRougeEtLeNoir

    16 h 20, le 08 juillet 2020

  • Quelqu'un aurait eu l'idée saugrenue d'importer de l'électricité de Syrie ? Celle-ci aurait donc une surproduction. A qui voudrait-on le faire croire ? Ce qui serait plus vraisemblable, ce serait que le Liban, au contraire, envoie en Syrie l'électricité que l'on refuse aux libanais,, comme c'est le cas pour le mazoupt et la farine.

    Yves Prevost

    15 h 53, le 08 juillet 2020