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Endocrinologie

Le diabète au temps du Covid-19

Les personnes diabétiques n’ont pas plus de risques de contracter le coronavirus, mais peuvent développer les complications de la maladie.

Le diabète au temps du Covid-19

Les personnes diabétiques ont plus de risques de développer les complications du Covid-19. Photo d’illustration Bigstock

Le diabète est en nette progression dans le monde, principalement celui de type 2, en raison des changements dans les modes de vie. Selon la Fédération internationale du diabète (FID), en 2019, la maladie touchait 463 millions de personnes dans le monde. Un nombre qui frôlera les 587 millions en 2030 et les 700 millions en 2045. Toujours selon la FID, au Moyen-Orient, la maladie touchait 55 millions de personnes en 2019. Un chiffre qui s’élèvera à 76 millions en 2030 et presque doublera en 2045, avec 108 millions de personnes qui seront diabétiques.

La prise en charge du diabète, principalement à l’ère du Covid-19, a ainsi constitué l’objet d’une conférence en ligne organisée récemment par les laboratoires Boehringer Ingelheim, avec la participation de spécialistes de la région.

Les conférenciers ont ainsi rassuré sur le fait que les personnes diabétiques n’ont pas plus de risques d’être contaminées par le coronavirus. Toutefois, « elles ont plus de risques de développer les complications de la maladie, en raison du taux élevé du glucose dans le sang, le sucre constituant un environnement favorable au virus », comme l’explique le Dr Mohammad Hassanein, consultant en endocrinologie et diabète à l’hôpital de Dubaï, aux Émirats arabes unis. « À cela s’ajoute le fait qu’en général, les personnes diabétiques ont des comorbidités, comme des maladies cardiovasculaires ou rénales, elles peuvent souffrir d’obésité et sont âgées, poursuit-il. Autant de facteurs qui font baisser l’immunité du patient et augmentent par conséquent ses risques de contracter le coronavirus et de développer ses complications. »

Il est important donc que la personne diabétique « prenne ses précautions en respectant les gestes barrières susceptibles de prévenir le coronavirus, comme le port du masque, le lavement fréquent des mains et le respect de la distanciation », insiste de son côté la Dr Paola Atallah, présidente de la Société libanaise d’endocrinologie, de diabète et de lipides.

Rappelant que selon les chiffres internationaux, la mortalité attribuée au Covid-19 était plus élevée parmi les personnes âgées de plus de 65 ans et souffrant de diabète, de maladies cardiovasculaires ou pulmonaires, la Dr Atallah a souligné l’importance pour la personne diabétique – et tout autre individu – de savoir identifier les symptômes du Covid-19. Il s’agit notamment d’une fièvre, d’une toux surtout sèche, d’un mal de gorge, d’un écoulement nasal, d’une diarrhée, de la fatigue et souvent d’une agueusie (perte de goût) et d’une anosmie (perte de l’odorat).

La Dr Atallah a également recommandé que ces patients gardent un stock de leurs médicaments suffisants pour une longue période, de tester leur glycémie au quotidien à domicile et de prévenir leur traitant au moindre malaise. « Un régime alimentaire équilibré est tout aussi important », conclut-elle.

Les conférenciers se sont également penchés sur les complications micro et macro-vasculaires du diabète, c’est-à-dire l’atteinte des petits et des gros vaisseaux, les nouvelles molécules dans la prise en charge de la maladie ainsi que l’impact socioéconomique du diabète.

Ont également pris part à cette conférence les Dr Yahia Ghanem, membre du Comité national égyptien du diabète, Eman Sheshah, directrice du Centre de diabète et d’endocrinologie à l’hôpital roi Salmane à Riyad, en Arabie saoudite, et Thamer Alessa, chef du département d’endocrinologie, de diabète et de maladies métaboliques à l’hôpital Jaber al-Ahmad, au Koweït.


Le diabète est en nette progression dans le monde, principalement celui de type 2, en raison des changements dans les modes de vie. Selon la Fédération internationale du diabète (FID), en 2019, la maladie touchait 463 millions de personnes dans le monde. Un nombre qui frôlera les 587 millions en 2030 et les 700 millions en 2045. Toujours selon la FID, au Moyen-Orient, la maladie touchait...

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