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Irak

Le Premier ministre promet de « venger » la mort du politologue Hicham al-Hachémi

Le Premier ministre promet de « venger » la mort du politologue Hicham al-Hachémi

Le Premier ministre irakien, Moustafa al-Kadhimi auprès de la famille du politologue Hicham al-Hachémi à Bagdad. Photo Reuters

Le Premier ministre irakien, Moustafa al-Kadhimi, a promis à la famille du politologue Hicham al-Hachémi, assassiné devant chez lui lundi soir, qu’il était de son « devoir » de « venger » ce « héros », un ami personnel et une figure incontournable de la société civile. Le chercheur de 47 ans, spécialiste internationalement reconnu des mouvements jihadistes, a été abattu par des hommes à moto toujours en fuite, alors qu’il rentrait à son domicile, ses trois jeunes garçons ayant été parmi les premiers à découvrir son corps. Mercredi soir, M. Kadhimi a rendu visite à sa femme ainsi qu’à ses trois fils et sa fille, tous très jeunes, menaçant les assassins, toujours non identifiés mais que de nombreuses voix accusent d’appartenir aux factions pro-Iran, sur lesquelles M. Hachémi travaillait dans le cadre de ses recherches. Des proches ajoutent qu’il avait récemment fait l’objet de menaces de leur part. « Ceux qui ont peur des mots sont des lâches. Hicham voulait seulement aider les Irakiens avec ses mots », a déclaré le chef du gouvernement, selon une vidéo diffusée par son bureau. « Je suis votre frère et Issa, Moussa et Ahmad sont mes enfants », a-t-il ajouté en s’adressant aux trois fils de M. Hachémi, Issa (Jésus en arabe), Moussa (Moïse en arabe), et Ahmad (un surnom du prophète Mahomet), ainsi qu’à leur mère. « Ce genre d’acte n’est pas irakien, les Irakiens ne tuent pas d’autres Irakiens », a-t-il ajouté. « Je le vengerai et ses assassins ne vivront pas libres, a-t-il poursuivi, c’est mon devoir et le devoir de l’État. »

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a appelé mercredi Bagdad « à traduire en justice les auteurs de ce crime terrible (...) rapidement », alors que la mort violente de M. Hachémi réveille en Irak le spectre des assassinats politiques et d’une liberté d’expression en danger. Avant M. Hachémi, des dizaines de militants et manifestants dénonçant la gabegie de l’État et la mainmise de Téhéran en Irak avaient été assassinés devant leurs domiciles par des hommes à moto qui n’ont toujours pas été identifiés ni inquiétés.

Source : AFP



Le Premier ministre irakien, Moustafa al-Kadhimi, a promis à la famille du politologue Hicham al-Hachémi, assassiné devant chez lui lundi soir, qu’il était de son « devoir » de « venger » ce « héros », un ami personnel et une figure incontournable de la société civile. Le chercheur de 47 ans, spécialiste internationalement reconnu des mouvements...

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