Vers quelles spécialisations de pointe?

La virologie, une profession incontournable face aux menaces d’épidémies

Un spécialiste en virologie peut exercer dans un laboratoire universitaire, enseigner ou encore devenir un chercheur indépendant dans une université.

La virologie, une profession incontournable face aux menaces d’épidémies

Photo Bigstock

La pandémie de Covid-19 qui sévit dans le monde depuis quelques mois a mis en exergue de nombreuses professions qui se sont avérées cruciales et indispensables en période d’épidémie. Au nombre de ces professions, la virologie. Cette discipline vise à étudier les caractéristiques des virus, leur évolution, la manière dont ils infectent l’hôte et induisent la maladie, ainsi que la façon avec laquelle l’hôte réagit à la maladie.

Pour pouvoir se reproduire, le virus a besoin d’un hôte. Il s’agit essentiellement de cellules vivantes de l’homme, des animaux ou des plantes. Parmi les virus connus ceux de la grippe, comme le H1N1 ou le H5N1, le VIH responsable de la maladie du sida, la rougeole, Ebola, MERS-CoV (le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient), le SARS-CoV (coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère). C’est d’ailleurs à cette dernière famille que le SARS-CoV-2, virus responsable du Covid-19, appartient.

Le quotidien d’un virologue dépend du type de travail qu’il effectue. « Un scientifique passera ainsi sa journée à rédiger des propositions et des articles scientifiques, à concevoir et élaborer des projets et des essais qui répondent à une certaine hypothèse relative aux domaines d’intérêt du virologiste précité, ou encore à mener des expériences en laboratoire », explique Hassan Zaraket, professeur associé de virologie et directeur associé du Centre de recherche sur les maladies infectieuses à l’Université américaine de Beyrouth. Si le virologue travaille dans une université, il pourra également enseigner. Un virologue peut également faire des présentations dans le cadre de forums et de conférences scientifiques.

Des études supérieures

La virologie est une discipline de spécialisation. « Le futur spécialiste doit être détenteur d’une licence », de préférence en relation avec le domaine de la biologie et de la biochimie, pour pouvoir s’inscrire en master et plus tard pour un doctorat. « Les cours englobent la biologie fondamentale, la biochimie, la virologie et l’immunologie », explique M. Zaraket. Toutefois, « la clé pour devenir virologiste est d’effectuer une formation pratique dans un laboratoire de virologie ».

« Un étudiant diplômé est généralement affecté à un projet de thèse qui examine une question ou une hypothèse spécifique, poursuit M. Zaraket. Dans le cadre de ce projet, le stagiaire acquiert un éventail de compétences incluant les techniques laborantines, l’analyse des données ainsi que des compétences en communication orale et écrite. Le plus important reste toutefois le fait que le stagiaire affinera ses compétences de pensée critique et apprendra à développer une hypothèse. »

Esprit critique et souci du détail

Pour pouvoir réussir dans ce domaine, l’apprenti « doit surtout avoir l’esprit critique ». « De plus, il doit être motivé par un ardent désir de connaissance, insiste M. Zaraket. Il doit aussi avoir un esprit d’équipe, être un leader et avoir le souci du détail. Par ailleurs, étant donné la nature collaborative de la profession, le fait d’être amical constitue un plus. Il s’agit d’ailleurs d’aptitudes qui s’appliquent à d’autres métiers. »

Une fois diplômé, le virologue « peut exercer dans un laboratoire universitaire, enseigner ou encore devenir chercheur indépendant dans une université », précise le spécialiste. « Mais pour ce faire, il doit poursuivre une formation postdoctorale après avoir décroché son doctorat, souligne-t-il. Un virologue peut également travailler dans des organisations internationales ou non gouvernementales comme l’Organisation mondiale de la santé. Il peut aussi être un agent de liaison en sciences médicales, un scientifique, ou travailler au sein du département de développement commercial dans une compagnie pharmaceutique ou biotechnologique. Par ailleurs, le fait d’être virologue ouvre la voie pour devenir un auteur médical professionnel. »

Selon le domaine d’expertise choisi, la virologie peut être très « exigeante ». « Il s’agit notamment du cas du chercheur indépendant dans une université, relève M. Zaraket. Par ailleurs, pour faire partie du corps professoral d’une université ou d’un institut de recherche, il faudrait jouir de certaines compétences pour pouvoir exceller dans son travail, comme la communication, le leadership et la créativité. Il devra pouvoir assurer un financement pour ses recherches. » Il n’en reste pas moins que le travail reste gratifiant « pour ceux qui s’intéressent à la science et aux virus ».


La pandémie de Covid-19 qui sévit dans le monde depuis quelques mois a mis en exergue de nombreuses professions qui se sont avérées cruciales et indispensables en période d’épidémie. Au nombre de ces professions, la virologie. Cette discipline vise à étudier les caractéristiques des virus, leur évolution, la manière dont ils infectent l’hôte et induisent la maladie, ainsi que...

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