CORONAVIRUS

Quatre projets portés par des universités libanaises obtiennent le soutien de l’AUF



Rita Chamat. Photo Michel Chamat

Parmi les 8 projets sélectionnés au Moyen-Orient dans le cadre de son appel à projets international, l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) subventionnera 4 provenant du Liban. S’inscrivant dans le cadre d’un plan de riposte spécial pandémie, structuré en plusieurs axes, cette action de l’AUF vise à soutenir les initiatives liées au Covid-19, portées par les établissements faisant partie du réseau de l’AUF. « L’objectif est de valoriser l’apport des universités membres de l’AUF au développement de solutions à impact technologique, économique ou social immédiat pour aider les systèmes de santé et les populations à faire face aux difficultés provoquées par la pandémie Covid-19 », explique Mireille el-Rayess, responsable de projet à la direction régionale Moyen-Orient de l’AUF.

« Il s’agit de promouvoir des réponses technologiques ou sociétales à court terme permettant de contenir cette pandémie, mais aussi des réponses à plus long terme par le biais de la recherche dans laquelle de nombreuses universités libanaises sont spécialement investies », affirme Hervé Sabourin, directeur régional Moyen-Orient au sein de l’AUF.

Nagham el-Hasbani. Photo Ghinwa el-Hasbani

Au Liban, deux des quatre projets sélectionnés sont portés par l’Université Saint-Joseph (USJ) : un robot d’assistance médicale le Cobot-19, ainsi que le développement d’un revêtement antiviral autodésinfectant pour des équipements de protection individuelle (gants, combinaisons). Le 3e projet, une application mobile appelée Corona Map, est porté par l’Université Antonine, et le 4e projet, un respirateur médical complet spécifiquement conçu pour le Covid-19, est présenté par l’Université libanaise. « Tous les projets sélectionnés ont le grand intérêt de relayer les nombreuses initiatives, scientifiques, technologiques ou sociales, qui ont été lancées sur le terrain par les étudiants ou chercheurs de ce pays dans la lutte contre le coronavirus », poursuit M. Sabourin.

Si parmi les 2 000 projets présentés par de jeunes chercheurs, des élèves-ingénieurs et des étudiants de 79 pays, dans le cadre de cet appel, l’AUF en a retenu 92, c’est que ceux-ci ont répondu à des critères de sélection, comprenant la faisabilité du projet et sa pertinence dans un contexte local, ainsi que son aspect innovant. Le projet doit également avoir un impact mesurable à très court terme, et doit être réalisé en collaboration avec la société civile. « Nous avons été agréablement surpris par le nombre et la qualité des projets déposés, preuve en est la décision du recteur de l’AUF de doubler le budget de cet appel pour atteindre 1 million d’euros. La concurrence a été assez rude et la sélection finale difficile. Nous avons tenu à couvrir la plus grande étendue géographique et variété de domaines possibles », souligne Mireille el-Rayess.

Ainsi, les sujets proposés ont couvert divers domaines, allant des programmes d’aide aux populations vulnérables et la fabrication de matériels de protection pour les soignants, jusqu’aux projets de recherche sur des médicaments, en passant par des applications numériques pour étudier la pandémie.

Jihane Rahbani Mounsef. Photo Sanaa Chaccour

À l’ESIB, on travaille sur un revêtement antiviral pour éliminer tout risque de contamination

Une équipe d’étudiants en génie chimique et pétrochimique de l’USJ développe un produit capable d’inactiver le coronavirus.

Assurer une meilleure protection contre le coronavirus, réduire les risques de propagation virale et de contamination du personnel de santé et des personnes âgées, telle est la fonction du revêtement d’équipements de protection individuelle qui sera développé par une équipe d’ingénieurs chimiques à l’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth de l’USJ (ESIB). Recouvrant les combinaisons et les gants en plastique, ce revêtement prévoit « l’inactivation en une heure de plus de 99,9 % des virus, en particulier le coronavirus, dans des conditions normales d’utilisation », souligne Jihane Rahbani Mounsef, coordinatrice du programme génie chimique et pétrochimique à l’ESIB.

« Le grand défi, c’est la conception d’une substance capable de neutraliser les virus et ultérieurement d’autres agents pathogènes que le coronavirus. C’est une première au niveau international », souligne Dolla Karam Sarkis, vice-recteur à la recherche à l’USJ, qui collabore à ce projet sélectionné par l’AUF dans le cadre de son appel d’offres international pour soutenir les initiatives universitaires liées au Covid-19. Ainsi, l’objectif de cette équipe est de développer un revêtement économique et manufacturable qui empêcherait la transmission du virus en le neutralisant.

D’ailleurs, ce revêtement antiviral « ne jouerait pas seulement le rôle de barrière pour le virus, il est aussi autodésinfectant », poursuit Jihane Rahbani Mounsef, qui encadre et guide l’équipe d’étudiants travaillant sur ce projet. « Le fait qu’il soit sélectionné par l’AUF est un grand soutien moral et financier, et constitue une reconnaissance internationale, notamment francophone, de notre équipe multidisciplinaire à l’USJ, qui mise de plus en plus sur l’innovation dans la recherche », poursuit Dolla Karam Sarkis.

En 4e année de génie chimique et pétrochimique, Nagham el-Hasbani, Aurélie Abi Khalil, Yara Osman et Teddy Ayoub sont impliqués à fond dans ce projet, se chargeant des différentes tâches liées à toutes ses étapes. Les étudiants mettront ainsi en pratique les apprentissages acquis durant les cours théoriques. « Cela nous permet de voir comment se produit le passage de l’échelle laboratoire à l’échelle industrielle, en évaluant et surpassant tous les défis », précise Aurélie Abi Khalil.

En effet, l’équipe doit tenir compte de plusieurs défis, notamment économique : « Pouvoir présenter le produit fini à un prix abordable », poursuit-elle. Ou technique « car le revêtement antiviral ne doit pas influencer les propriétés mécaniques des équipements de protection individuelle », selon Nagham el-Hasbani.

Afin de commercialiser dans une phase ultérieure le revêtement, l’USJ a établi un partenariat avec Indevco, un groupe industriel international, dans le domaine des emballages, du papier et des plastiques. « Ce partenariat assure l’expertise scientifique et technique au profit de la réussite du projet et permettra de passer d’une fabrication d’ordre prototypage à une production à échelle industrielle », explique Jihane Rahbani Mounsef.

En outre, au-delà des équipements de protection individuelle, Jihane Rahbani Mounsef souhaite que le projet puisse s’étendre à d’autres domaines, afin de réduire les risques de propagation de la contamination, au profit de toute la communauté. « Le revêtement antiviral autodésinfectant pourra être aussi utilisé pour d’autres matériaux en plastique tels que les matériaux d’emballage. La demande d’emballage antiviral dans les produits de consommation courante peut augmenter considérablement après le Covid-19, car les consommateurs sont susceptibles de maintenir les préoccupations et les habitudes apprises au cours de cette période difficile », assure-t-elle.

Prendre part à ce projet constitue par ailleurs pour les étudiants une façon de lutter contre les coronavirus. « En ces temps de crise, des recherches progressent extrêmement vite pour y faire barrière. C’est une opportunité de pouvoir contribuer à ces recherches et réaliser mes responsabilités envers ma société. Ce projet me donne l’entière satisfaction de me retrouver en tant qu’individu actif. Aider ma communauté à se protéger durant cette pandémie suffit pour me rendre heureuse », affirme Nagham el-Hasbani avant de souligner : « C’est le premier projet d’une telle envergure auquel je participe, et où je vois comment se passe le travail sur le terrain de A à Z. » De même, Aurélie Abi Khalil s’estime chanceuse de pouvoir suivre un projet depuis sa conception jusqu’à sa réalisation : « Cela me permet d’enrichir mon expérience personnelle », se réjouit-elle.

Grâce à ce projet, Nagham el-Hasbani rêve qu’un jour, « le Liban, non seulement n’aurait plus besoin d’importer des tenues médicales, mais il aurait aussi la possibilité d’exporter ces combinaisons et gants à revêtement antiviral vers l’étranger ». L’équipe de ces jeunes ingénieurs en devenir espère ainsi inscrire le Liban sur la carte internationale. « Je pense qu’un tel projet, surtout durant une pandémie, permettra au Liban de prouver son statut dans la recherche scientifique et industrielle au monde entier », conclut Aurélie Abi Khalil.

Gabriel Khoury. Photo Bernard Makhraz

COBOT-19, un robot assistant médical inventé à l’USJ

Une équipe d’étudiants en génie électrique et en génie informatique et communications de l’Université Saint-Joseph (USJ) conçoit un robot pour assister les professionnels de la santé dans la lutte contre le coronavirus.

Assistant les médecins et les infirmiers dans leur travail, le COBOT-19 réduira le contact entre le corps médical et les patients atteints du Covid-19, et limitera, par conséquent, la transmission du virus. Le robot pourra être commandé à distance grâce à une application mobile. Sélectionné par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), dans le cadre de son appel d’offres international pour soutenir les initiatives universitaires liées au Covid-19, ce projet de robot est proposé par quatre étudiants à l’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth (ESIB) de l’USJ : Rita Chamat, Marc Daou, Alexandre Rabahieh et Joe Karam.

« Le COBOT-19 sera capable de mesurer la température, la saturation en oxygène et la tension artérielle des patients, et de leur livrer les repas et les médicaments », explique Jean Sawma, enseignant qui dirige, avec son collègue, Gabriel Khoury, les étudiants engagés dans ce projet. Grâce au partenariat établi avec l’entreprise I.Network Automation, spécialisée dans l’automatisation et la robotique, et son expertise scientifique et technique, l’équipe de l’ESIB sera en mesure de réaliser son projet et de passer à une étape ultérieure. « Une fois le premier modèle établi et testé, la reproduction sera simple et immédiate pour servir le plus grand nombre possible d’hôpitaux au Liban », poursuit Jean Sawma.

Si les étudiants ont initié l’idée du robot pour répondre aux problématiques liées à la propagation du coronavirus, ils y voient, par ailleurs, un intérêt plus large. Selon Rita Chamat, 4e année en génie informatique et communication, option réseaux de télécommunications, « en plus de la diminution de l’exposition du personnel médical aux risques d’infections, ce robot permettrait l’intégration des avancées technologiques dans le domaine de la santé au Liban ». « D’ailleurs, COBOT-19 pourrait faire partie de l’équipe médicale, indépendamment de la pandémie, en l’assistant dans les tâches courantes », ajoute la jeune étudiante qui se chargera d’assurer un système de communication à distance du robot, afin de permettre au corps médical de le commander. Par ailleurs, elle assistera Marc Daou, également étudiant en génie informatique et communication, « dans le développement d’une application mobile qui permettra la réalisation d’une vidéoconférence entre le personnel médical et le patient, à travers l’interface du robot », explique-t-elle.

Quant à Alexandre Rabahieh, qui est en 4e année de génie électrique option systèmes industriels, il se charge, avec Joe Karam, également en génie électrique, « de la conception de la structure et de la partie électrique du robot, en termes de mouvement, d’actions et de forme, pour répondre aux tâches requises ». À savoir que ce projet présente trois aspects : électrique, mécanique et logiciel.

D’après ces jeunes créateurs, la difficulté majeure qu’ils rencontrent dans la réalisation de leur projet est le travail à distance dû au confinement. « Vu la situation actuelle et la crise, un autre défi est d’obtenir tout le matériel nécessaire dans les délais voulus, afin de réussir à délivrer le projet complet dans trois mois », ajoute Alexandre Rabahieh. Tout comme ses camarades, ce dernier considère le projet de COBOT-19 comme une façon de s’engager à sa manière, auprès de la communauté scientifique et médicale dans sa lutte contre la Covid-19. « Le projet présente une opportunité pour aider autant que possible au Liban. Cela nous donne la capacité de contribuer à limiter la propagation du virus grâce à notre savoir-faire », insiste-t-il.

De son côté, Gabriel Khoury confirme la volonté d’engagement de ses étudiants. « Ils ont vécu les difficultés de l’enseignement à distance et du confinement. Ce serait intéressant qu’ils participent à la lutte contre le nouveau coronavirus, surtout que ce sont des étudiants d’ingénierie, un domaine non médical. Il est essentiel qu’ils se sentent impliqués dans une telle responsabilité », estime-t-il.

Alexandre Rabahieh. Photo Stephanelle Rabahieh

À l’université libanaise, un respirateur-ventilateur spécial Covid-19

Une équipe d’ingénieurs de l’Université libanaise met au point un respirateur-ventilateur selon les normes internationales et à un coût réduit.

Une équipe d’ingénieurs de la faculté de génie de l’Université libanaise a créé un respirateur-ventilateur à coût réduit, qui respecte les réglementations en matière de Covid-19. Un projet retenu par l’AUF dans le cadre de son appel international pour soutenir les initiatives liées à la lutte contre la pandémie. L’objectif de ce projet est de pousser cette invention jusqu’à atteindre les normes européennes et nord-américaines. « Les prévisions médicales sur le nombre de personnes pouvant être contaminées par le Covid-19, ainsi que le manque prévu des respirateurs, étaient les éléments moteurs de notre initiative », affirme Rafic Younès, doyen de la faculté de génie de l’Université libanaise, ingénieur mécatronique et membre de l’équipe impliquée dans ce projet.

Ainsi, il y a près de trois mois, Rafic Younès et trois de ses collègues à la faculté de génie, Mohammad Khazem (ingénieur mécanique), Takeb Fakih (ingénieur électronique) et Hussein Moussaoui (ingénieur programmation), ont mis au point « dans des délais assez courts » un projet de conception « d’un respirateur-ventilateur complet pouvant accomplir toutes les tâches cliniques classiques, ainsi que le traitement en urgence d’un patient contaminé par le Covid-19 en détresse respiratoire aiguë », poursuit le professeur Younès.

Aujourd’hui, même si l’équipe a produit le premier prototype du respirateur-ventilateur, elle doit encore optimiser cette conception, remplacer les composants par des produits européens certifiés, compléter les modes du respirateur médical, et ajouter quatre options spécifiques au Covid-19 : la gestion à distance, l’autostérilisation, la désinfection de l’expiration et la collecte centralisée des données des patients (affichage et archivage). « Après la fabrication du prototype, une étape de validation clinique est prévue. Une 2e étape de certification est également indispensable avant d’initier la commercialisation », en partenariat avec une société française et une deuxième canadienne, comme le précise Rafic Younès.

Par ailleurs, l’équipe a veillé à ce que le respirateur-ventilateur soit le moins coûteux possible et facile à reproduire. « Son coût réduit, destiné aux pays économiquement faibles, permet de l’acquérir en plus grand nombre », assure le doyen.

Une fois le produit finalisé, il devrait permettre au corps médical de « gagner du temps, d’accroître la sécurité des soignants, et d’améliorer le temps de prise en charge et le confort du patient, qui n’a pas forcément besoin d’être isolé à cause du risque de contamination », ajoute-t-il.

Dans une prochaine étape, un groupe d’étudiants de la faculté de génie de l’UL contribuera au projet, en se basant sur les plans de travail et sur le prototype du respirateur-ventilateur. Quant à sa fabrication en série, elle sera exécutée par une nouvelle société internationale créée pour l’occasion et composée de tous les partenaires du projet.

À l’Université Antonine, une application mobile d’alerte post-confinement

Dépister les cas positifs au Covid-19 et les lieux infectés : tel est l’objectif de l’application Corona map que développe une équipe de l’Université Antonine. La mission première de cette l’application est d’avertir ses utilisateurs, employés et clients d’une entreprise, à propos des zones et des personnes infectées par le nouveau coronavirus, tout en garantissant le respect de la vie privée, grâce à une série de mesures technologiques, se distinguant ainsi des solutions déjà existantes.

« L’application mobile aura un impact significatif sur la reprise des activités et opérations, en sécurité, face à la pandémie », assure Bechara al-Bouna, professeur associé, directeur du laboratoire de recherche TICKET, affilié à la faculté d’ingénierie de l’UA, et coordinateur de ce projet retenu par l’AUF dans le cadre de son appel à projets pour soutenir des initiatives liées à la pandémie. Des étudiants en 3e, 4e et 5e année en génie informatique et télécommunications de l’UA, Hadi Samhat, Joe Sleiman et Alexandre Ebrini, ainsi que des anciens de l’UA, Charbel el-Achkar, Georges Bou Issa et Marwan Azzam, travaillent ensemble pour compléter le développement du projet. « En tant qu’étudiants, nous sommes tenus de nous surpasser à tout moment, afin de réduire l’écart entre notre expérience et les exigences techniques rigoureuses qu’un tel projet impose », confie Joe Sleiman, membre de l’équipe chargée de gérer la logique et la manipulation des données de l’application.

Quant à Hadi Samhat, il est responsable, entre autres, de la mise en place de la base de données, tout en s’assurant que les informations y sont anonymes. « Le défi majeur auquel nous faisons face est d’assurer le respect de la vie privée et l’anonymat des personnes infectées qui utiliseront l’application », précise-t-il. En parallèle, si ce projet permet au jeune étudiant d’approfondir ses connaissances et d’acquérir de l’expérience, il lui apprend surtout à « gérer les pressions subies en tant de crise », ajoute-t-il.

La Corona map est, par ailleurs, développée en collaboration entre le laboratoire TICKET, BMW Group et l’enteprise inmind.ai. Celle-ci soutiendra financièrement TICKET pour lui permettre de recruter les étudiants travaillant sur ce projet, voire d’autres au besoin. Elle fournit aussi une expertise dans le développement des plateformes à grande échelle, et développera, dans une phase ultérieure, une stratégie pour la commercialisation du produit. Expert en data science à inmind.ai et enseignant à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), Mohammad Nassar a contribué au développement du mécanisme de protection des données de la Corona map. Quant à BMW Group et l’UA, ils testeront et installeront l’application mobile sur leurs sites.

« La crise économique empêche la population de prendre toutes les précautions nécessaires. Une telle application permettrait de réduire les risques de propagation du virus », estime Hadi Samhat. « Un projet comme celui-ci signifie que, malgré tous les problèmes que traverse le Liban, il y a toujours de la place pour l’innovation et la science. Je crois que la jeunesse libanaise est capable d’accomplir de grands projets qui peuvent placer le pays sur la carte mondiale », conclut de son côté Joe Sleiman.

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