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Nos lecteurs ont la parole

Imaginez un éléphant...

Imaginez un éléphant d’Asie. C’est beau. C’est grand, c’est majestueux. Il faut l’imaginer devant vous et fermer les yeux. À défaut de le faire voler comme tant d’autres savent le faire, faites-le rapetisser jusqu’à ce qu’il devienne minuscule.

Imaginez que vos soucis matériels, familiaux, sentimentaux, coronaux, sanitaires… bref toutes ces petites choses inutiles et dont on se serait passé sont dans cet éléphant d’Asie et vous, vous êtes le cornac de votre vie. Vous êtes sur cet éléphant et vous vous mettez en équilibre dessus et vous le piétinez tant et si bien qu’il finit par ployer l’échine et vous laisser descendre. Seulement vous remarquez qu’il est devenu tout petit et qu’en fait, vous l’écraseriez avec votre talon. Que feriez-vous s’il est tout petit et qu’il représente, avec toute sa majesté, tous les petits bobos de la vie ? Vous le prendriez et le jetteriez dans le Gange de vos souvenirs afin qu’il soit pris et qu’il se noie ou qu’il soit déchiqueté dans les eaux boueuses du fleuve sacré.

Une fois le pachyderme disparu, vous retournerez vers votre vie avec cette plénitude et ce repos propre à l’être humain face au travail bien accompli. Mais vous vous rendriez compte que vous le cornac, qui veut mener sa barque, ne fait que retourner vers d’autres éléphants tout aussi majestueux et qui se surpassent en force à tel point que leurs congénères africains les jalouseraient.

Mesdames et Messieurs, vous formez tous cette énergie incandescente qui jette l’éléphant à l’eau. Pensez que vous avez tous cette force d’éloigner ces frayeurs sans fondement, ces maux qui vous irritent, ces blessures qui vous hantent et ces angoisses que vous ressassez alors que tout a une solution.

Prenez cet éléphant et posez-le près de vous. Soufflez un instant pour vous dégager avec force (supposez que votre pire ennemi est devant vous et que vous vous êtes mis en tête de lui transmettre le coronavirus que vous n’avez évidemment pas mais que vous soupçonnez avoir comme tout le monde pour être à la mode) et dites-vous que, dans le fond, pourquoi ne pas se laisser vivre tout simplement ?

Vous êtes la force et vous détenez le pouvoir.

Imaginez simplement cet éléphant d’Asie que vous avez vu diminuer dans votre tête jusqu’à devenir aussi gros qu’un puceron. Et à côté, vous avez un cœur. Comparez. Je ne demanderais rien de plus. Est-ce que ça vaut la peine de se faire du mouron quand vous possédez un tel cœur ? Rien ne vaut la peine car la peine ne vaut rien.

Ne vous laissez pas posséder par l’enclos des éléphants. Il y en aura toujours un que vous trouverez plus gros que celui qui l’a précédé. Et alors ? Il finira par s’agenouiller devant la grandeur de chacun et vous l’annihilerez. Nous avons tous cette possibilité. Il faut y croire.

Dans le fond, l’essentiel est de positiver et faire de la faculté de l’oubli un élément-clé de nos vies. Il ne sera pas aisé de sortir de ce chaos politico-économique où tout le monde se jette la pierre. Car, nous, nos éléphants, ce sont eux.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Imaginez un éléphant d’Asie. C’est beau. C’est grand, c’est majestueux. Il faut l’imaginer devant vous et fermer les yeux. À défaut de le faire voler comme tant d’autres savent le faire, faites-le rapetisser jusqu’à ce qu’il devienne minuscule.Imaginez que vos soucis matériels, familiaux, sentimentaux, coronaux, sanitaires… bref toutes ces petites choses inutiles et dont on se serait passé sont dans cet éléphant d’Asie et vous, vous êtes le cornac de votre vie. Vous êtes sur cet éléphant et vous vous mettez en équilibre dessus et vous le piétinez tant et si bien qu’il finit par ployer l’échine et vous laisser descendre. Seulement vous remarquez qu’il est devenu tout petit et qu’en fait, vous l’écraseriez avec votre talon. Que feriez-vous s’il est tout petit et qu’il représente, avec...
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Une métaphore pachydermique (d'Asie puisque vous tenez au Gange)

M.E

01 h 16, le 09 mai 2020

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Commentaires (1)

  • Une métaphore pachydermique (d'Asie puisque vous tenez au Gange)

    M.E

    01 h 16, le 09 mai 2020

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