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Moyen-Orient - Conflit

Israël intensifie ses attaques aériennes contre les forces iraniennes en Syrie

Téhéran a procédé à l’évacuation de troupes le long de la frontière avec l’État hébreu, croit savoir le « Haaretz ».

La défense antiaérienne syrienne interceptant des missiles israéliens au-dessus de Damas. Photo d’archives AFP

Cinq frappes en deux semaines. Alors que l’attention est portée sur l’endiguement de l’épidémie de Covid-19, l’État hébreu en profite pour accentuer la pression contre l’Iran en Syrie. Une pression qui aurait poussé les Iraniens à procéder à un retrait de certaines de leurs forces selon plusieurs médias israéliens.

Les forces israéliennes ont lancé des raids lundi soir contre des cibles iraniennes, tuant quatorze combattants et miliciens alliés à ces forces dans la province de Deir ez-Zor, dans le nord-est de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les frappes ont été menées de nuit « par des avions de chasse israéliens » sur le désert dans la région de Mayadine et les localités d’al-Salihiya et d’al-Kawriya. L’Observatoire a fait état d’Irakiens parmi les victimes, mais il n’était pas en mesure de préciser dans l’immédiat le nombre d’Iraniens ni celui de miliciens tués. Cette zone est proche du poste-frontière de Boukamal menant vers l’Irak, un secteur où les forces iraniennes et leurs alliés, qui appuient le régime de Bachar el-Assad, ont une importante présence militaire.

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Un porte-parole de la coalition luttant contre le groupe jihadiste État islamique et dirigée par Washington a affirmé ne pas être l’auteur des frappes. Peu avant ces raids, les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté vers 22h30 lundi des missiles israéliens visant un centre de recherche dans le nord du pays, selon l’agence officielle SANA. Des sources de l’opposition ont par ailleurs affirmé que l’aéroport de Kweires, situé à l’est d’Alep, a également été visé. Cette zone avait été la cible de frappes turques contre une installation d’armes chimiques en février dernier en représailles à des frappes aériennes, imputées à Damas, qui ont tué plus de 30 militaires turcs.

Citant une source militaire, SANA a assuré que les missiles interceptés lundi soir visaient plusieurs « dépôts militaires » dans la région d’al-Sfira, au sud-est de la ville d’Alep. Les frappes qui visaient des dépôts d’armes appartenant à des milices pro-Téhéran ont provoqué d’importantes explosions. Selon les renseignements occidentaux, le centre de recherche en question est l’une des nombreuses installations où Damas, avec l’aide de chercheurs iraniens, développerait des armes chimiques utilisées contre des civils dans les zones tenues par les rebelles. La région d’Alep est l’une des principales zones où les gardiens de la révolution ont une forte présence militaire. En mars 2019, l’aviation israélienne avait frappé des entrepôts d’armes dans la zone industrielle de Cheikh Najjar, provoquant une coupure de courant dans la deuxième ville du pays.

Retrait de troupes

« Ces frappes, en particulier près d’Alep, ne sont pas des frappes de “routine”. Celles-ci sont plus proches du cœur de la défense aérienne russe, et Israël a probablement utilisé une trajectoire de vol plus longue pour frapper », a tweeté l’analyste Michael Horowitz, de LeBeck International. Les récentes frappes israéliennes en Syrie de ces dernières semaines ont été lancées depuis le Liban ou du Golan occupé, les raids dans la région d’Alep auraient été conduits depuis la Jordanie et l’Irak. Une source de sécurité syrienne a déclaré à l’agence de presse Sputnik que les avions israéliens volaient le long de la frontière syrienne à l’est de l’Euphrate sur des zones contrôlées par la coalition internationale et les milices kurdes. Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a procédé à des centaines de frappes dans ce pays contre les forces du régime de Damas, mais aussi contre celles de ses alliés, l’Iran et le Hezbollah. L’État hébreu confirme rarement les frappes qu’il mène contre les forces iraniennes et ses affidés en Syrie. Mais ce regain en termes d’intensité et de fréquence de raids sur tout le territoire syrien n’est pas anodin, surtout qu’Israël martèle régulièrement qu’il ne laissera pas la Syrie devenir la tête de pont de Téhéran au Proche-Orient.

Selon un rapport publié en 2018 par Foreign Policy, l’Iran possède 11 bases à travers la Syrie, neuf autres bases pour leurs milices alliées dans le sud d’Alep, Homs et Deir ez-Zor, ainsi que 15 autres bases appartenant au Hezbollah. Selon le quotidien israélien Haaretz qui cite des responsables de la Défense israélienne, Téhéran a évacué des bases militaires près de la frontière avec Israël depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Israël attribue cela aux dommages causés par les attaques « prétendument israéliennes » ainsi qu’à la crise économique en Iran. L’Iran a durement été touché par les sanctions américaines et a subi une perte massive de revenus suite à la chute des prix du pétrole en raison des blocages liés au coronavirus. La semaine dernière, le ministre israélien de la Défense affirmait que la campagne de « guerre entre les guerres » contre Téhéran se poursuivait, malgré l’épidémie de coronavirus qui paralyse la région et le monde.

Cinq frappes en deux semaines. Alors que l’attention est portée sur l’endiguement de l’épidémie de Covid-19, l’État hébreu en profite pour accentuer la pression contre l’Iran en Syrie. Une pression qui aurait poussé les Iraniens à procéder à un retrait de certaines de leurs forces selon plusieurs médias israéliens. Les forces israéliennes ont lancé des raids lundi soir contre des cibles iraniennes, tuant quatorze combattants et miliciens alliés à ces forces dans la province de Deir ez-Zor, dans le nord-est de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les frappes ont été menées de nuit « par des avions de chasse israéliens » sur le désert dans la région de Mayadine et les localités d’al-Salihiya et d’al-Kawriya. L’Observatoire a fait état d’Irakiens parmi...
commentaires (3)

Un « all men’s land ». L’intervention d’un nombre record de puissances étrangères et de milices dans sa guerre a fait de la Syrie un « all men’s land ». Même si les seules puissances encore présentes militairement sur le terrain sont la Russie, les Etats-Unis, l’Iran et la Turquie, la multiplication des raids israélien sur son territoire montre que la partie n’est pas terminée. Il est probable que même la Russie ne voit pas d’un mauvais œil la mise hors jeu de l’Iran ( ce qui serait aussi la meilleure des choses qui puisse arriver au Liban)

Tabet Ibrahim

08 h 37, le 07 mai 2020

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Commentaires (3)

  • Un « all men’s land ». L’intervention d’un nombre record de puissances étrangères et de milices dans sa guerre a fait de la Syrie un « all men’s land ». Même si les seules puissances encore présentes militairement sur le terrain sont la Russie, les Etats-Unis, l’Iran et la Turquie, la multiplication des raids israélien sur son territoire montre que la partie n’est pas terminée. Il est probable que même la Russie ne voit pas d’un mauvais œil la mise hors jeu de l’Iran ( ce qui serait aussi la meilleure des choses qui puisse arriver au Liban)

    Tabet Ibrahim

    08 h 37, le 07 mai 2020

  • Venant d'un responsable si haut placé qu'il frise la lévitation : le coronavirus énerve tellement Israël qu'il se défoule contre les pions iraniens stationnés en Syrie et défendus par des fusées russes stupides. En attendant le calumet de la paix les miliciens amoureux de l'iraniennisme se font immolés pour les beaux yeux de Xerxès... Koulouna Lil taatiiir

    Wlek Sanferlou

    15 h 42, le 06 mai 2020

  • IL A PEUR EN LOGIQUE MOUMANA3ISTE ISRAEL D,OU L,INTENSIFICATION PRESQUE JOURNALIERES DES ATTAQUES.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 49, le 06 mai 2020

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