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Politique - Plan de redressement

Polémique entre Baabda et le bloc du Futur autour de la réunion convoquée par Aoun

Le groupe parlementaire du Futur "n'a pas le droit de revendiquer l'existence de +pratiques et fatwas politiques qui outrepassent les limites posées par la constitution+", souligne le palais présidentiel.

Les députés du bloc du Futur reçus au palais de Baabda lors des dernières consultations parlementaires, le 19 décembre 2019. Photo d'archives Dalati et Nohra

Le bureau de presse de la présidence libanaise a publié dimanche un long communiqué pour critiquer le groupe parlementaire du Futur, qui avait annoncé plus tôt dans la journée qu'il ne participera pas à la "rencontre nationale" convoquée pour mercredi par le le chef de l’État Michel Aoun, afin de pour discuter du plan de redressement adopté par le gouvernement de Hassane Diab.

Le bloc du Futur estime que "le lieu naturel pour présenter aux députés le programme est le Parlement, et nous attirons l'attention sur les pratiques et les fatwas politiques et juridiques outrepassant les limites posées par la Constitution", indique un communiqué publié dans la journée. Le texte réitère les accusations sur la volonté supposée du pouvoir de transformer le régime parlementaire en régime présidentiel.

"Nous sommes disposés à exposer publiquement aux Libanais nos remarques politiques, financières, techniques et économiques à l'égard de ce plan, mais dans un cadre contribuant à lutter contre la dégradation du coût de la vie, la cruelle situation économique et financière et le déclin de l’État", poursuit le communiqué du Courant du Futur.


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Quelques heures plus tard, le bureau de presse de la présidence libanaise a réagit au communiqué du bloc.  "Si le groupe parlementaire du Futur a le droit de s'excuser de ne pas participer à la réunion convoquée par le président Michel Aoun, il n'a pas le droit toutefois de revendiquer l'existence de +pratiques et fatwas politiques qui outrepassent les limites posées par la constitution+", souligne le texte.

"Premièrement : ce n'est pas la première fois que le président convoque les chefs des groupes parlementaires à une réunion nationale au palais présidentiel pour discuter des questions importantes de la vie nationale libanaise (...). L'ironie est que le groupe du Futur, qui évoque un outrepassement des limites constitutionnelles, a participé à des réunions similaires qui se sont tenues à Baabda. Ces réunions étaient-elles également anticonstitutionnelles ?", se demande le palais présidentiel.

"Deuxièmement : les objectifs de la réunion sont clairs et précis dans l'invitation adressée aux chefs des groupes parlementaires. Il s'agit de les informer des détails du plan de réforme et d'écouter leurs remarques à ce sujet. L'objectif de la réunion n'est pas de voter pour avaliser ce plan ni de confisquer le rôle de la Chambre des députés. L'appel vise à informer et consulter (les chefs de files) sur une question qui concerne tous les Libanais, et le but du président est de garantir l'unité nationale et d'ouvrir la voie à des discussions qui auront lieu plus tard au Parlement", ajoute le communiqué.

"Troisièmement : Quant à parler de +système présidentiel au détriment du système démocratique parlementaire+ - comme cela a été déclaré dans le communiqué du bloc du Futur - il y a beaucoup de confusion car le président de la République, qui de par la constitution est le symbole de l'unité du pays, exerce ses pouvoirs à la lumière du système démocratique parlementaire. Il est vraiment répréhensible que le président soit critiqué s’il exerce ces pouvoirs, et cherche à obtenir un consensus national autour des réformes économiques et financières que le gouvernement a prévues. Il est tout aussi surprenant que les dirigeants politiques appellent le président de la République à assumer ses responsabilités, et déchaînent contre lui les campagnes quand il le fait", dénonce le bureau de presse de Baabda.

"Quatrièmement : selon la constitution, le système au Liban "est basé sur le principe de la séparation des pouvoirs, de leur équilibre et de leur coopération", et l'invitation adressée par le président aux chefs des groupes parlementaires s'inscrit au cœur de la coopération entre les institutions sur lesquelles repose le système libanais. Donc ne pas participer à la réunion, fait porter à l'absent une responsabilité nationale", conclut le bureau de presse rappelant que "les Libanais sont désireux de sortir des conditions difficiles dans lesquelles ils vivent, alors que la communauté internationale surveille et attend une position libanaise unifiée pour aider".

Réagissant au communiqué de Baabda, le Futur a rappelé qu'il ne remet aucunement en question le droit du chef de l'Etat à convier les leaders politiques à une rencontre élargie, mais a estimé, que la réaction du bureau de presse suscite des doutes autour da la réunion de mercredi. Dans son communiqué, le bloc se pose la question de savoir quel est l'intérêt de la tenue d'une rencontre après l'approbation du plan pour l'expliquer, alors que cela relève de la compétence du cabinet. "Le Futur ne se rappelle pas avoir participé à des réunions antérieures pour débattre d’un plan gouvernemental après qu’il ait été adopté par le Conseil des ministres, mais ne se doute pas de la (bonne) mémoire du président”, est-il ajouté.

Le Premier ministre libanais a présenté jeudi les grandes lignes du plan de redressement adopté plus tôt dans la journée par son cabinet, annonçant que le Liban, où les manifestants sont redescendus dans la rue pour crier leur colère face à des conditions de vie intenables, allait demander l'aide du Fonds monétaire international pour surmonter sa plus grave crise économique et financière depuis 30 ans.

Cette semaine, le leader du Futur Saad Hariri s'est lâché contre le cabinet de Hassane Diab, ainsi que contre le Hezbollah et le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, alors qu'il tente de former un large front d'opposition.


Le bureau de presse de la présidence libanaise a publié dimanche un long communiqué pour critiquer le groupe parlementaire du Futur, qui avait annoncé plus tôt dans la journée qu'il ne participera pas à la "rencontre nationale" convoquée pour mercredi par le le chef de l’État Michel Aoun, afin de pour discuter du plan de redressement adopté par le gouvernement de Hassane Diab.Le...

commentaires (19)

le President et le CPL cherchent en vain des victoires illusoires ( le gaz , l'adoption du plan economique etc ..). Nous remarquons depuis un certain temps qu' a chaque discours du president on voit une plethore de drapeux Libanais et le sceau de la presidence dans la salle. c'est la projection du ' Mandat Fort'. C'est de la pure propagande. et delusion .Ces drapeux doivent etre en berne vu la situation.

EL KHALIL ABDALLAH

12 h 49, le 04 mai 2020

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Commentaires (19)

  • le President et le CPL cherchent en vain des victoires illusoires ( le gaz , l'adoption du plan economique etc ..). Nous remarquons depuis un certain temps qu' a chaque discours du president on voit une plethore de drapeux Libanais et le sceau de la presidence dans la salle. c'est la projection du ' Mandat Fort'. C'est de la pure propagande. et delusion .Ces drapeux doivent etre en berne vu la situation.

    EL KHALIL ABDALLAH

    12 h 49, le 04 mai 2020

  • MON CHER SAAD, T'AURAIS MIEUX FAIT DE RESTER A L'ETRANGER PLUTOT QUE DE VENIR TE PLIER AUX EXIGENCES ET CONSEILS DES SINIORA ET CO. IL ETS TRES FACILE DE CRITIQUER LORSQUE L'ON NE TIENT PLUS LES RENNES, SURTOUT QUE TES GOUVERNEMENTS RESPECTIFS N'ONT PAS FAIT MIEUX EN 100 JOURS QUE CELUI DE HASSAN DIAB. ALORS DIS A TES ACOLYTES DE REGARDER LEUR BILAN SUR LES 30 DERNIERES ANNEES, AINSI QUE TOUS LES PARTIS QUI ONT PARTICIPE A TES DIFFERENTS GOUVERNEMENTS...ILS NE DOIVENT EPROUVER AUCUNE FIERTE, MAIS PLUTOT DE LA HONTE. ALORS CONCENTRE-TOI SUR LE REDRESSEMENT DE CE QUI RESTE DE LA FORTUNE QUE T'A LAISSE TON PERE ET REMBOURSE TOUS CES SALARIES QUE TU AS LAISSE TOMBER APRES DES ANNEES DE BONS ET LOYAUX SERVICES EN ARABIE SAOUDITE.

    Georges Breidy

    11 h 36, le 04 mai 2020

  • PARLER DE FATWA POLITIQUE, CA RAPPELLE LES FATWAS, EST TRES MAUVAISE POLITIQUE. ON EST DANS L,ERREUR.

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    23 h 02, le 03 mai 2020

  • IL N,Y A QUE LE BEAU-PERE ET LE GENDRE QUI MELENT TOUJOURS LA RELIGION DANS LEURS DISCOURS... LE MOT FATWA EN EXEMPLE !

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    22 h 12, le 03 mai 2020

  • Le président symbole de l’unité. Ne me faites pas rire j’ai les lèvres gercées. Lui a qui on communique les décisions pour ensuite les citer aux députés et autres instances est l’élu le moins populaire qui ait jamais existé depuis la démocratie instaurée au Liban et qu’il a piétiné allègrement pour protéger ses alliés avec son bien nommé gendre.

    Sissi zayyat

    22 h 09, le 03 mai 2020

  • La politique des Hariri que nous devons juger n’est pas celle que l’on pratique dans un pays démocratique ou la liberté de Manouevre est totale. Ceux qui pensent cela n’ont pas vécu le Liban que j’ai vécu avec un tabassage en règle que j’ai subi à un barrage de Chtoura en 1977 . Le génie du slalomeur qu il a fallu à Hariri pour essayer de réaliser et réussir un ou deux de ses milliers de projets et quand cela passait il fallait donner le double à nos voisins sans compter les représentants Libanais de la digne Syrie chez nous . Il n’y a que deux personnes qui ont payé chèrement leur refus de plier devant la Syrie Samir Geagea en étant emprisonné et Rafic Hariri en étant assassiné. Le Liban est complexe et son analyse ne pourra être faite que par quelqu’un qui a subi les sévices des Tutelles qui se sont succédés chez nous et qui continuent encore . Pour preuve essayez aujourd’hui d’élaborer quelque chose dans l’intérêt du Liban sans l’aval du Hezbollah et je vous laisse deviner en mille comment ça finira !

    PHENICIA

    22 h 05, le 03 mai 2020

  • La politique économique des HARIRI (Rafik puis de son fils Saad ) est en grande partie responsable de la situation économique et financière que traverse actuellement le Liban ! Dans mon livre " La Politique à mes trousses " paru en 2006 aux éditions L'Harmattan-Paris, j'avais déjà alerté et mis en garde cette politique menée après la guerre en 1990 en écrivant : "Quand à Rafik Hariri , j'espérais beaucoup en lui pour qu'il fasse des réformes sociales. Il avait entre autres, et ce durant la guerre, aidé à travers sa fondation, plusieurs étudiants à poursuivre leurs études gratuitement. Mais arrivé au pouvoir, il a mis tout son poids sur les projets d'infrastructures délaissant complètement les problèmes cruciaux auxquels sont confrontés les libanais : gratuité de l'enseignement , d'hospitalisation , de médicamentation etc.. Il n'a pas su non plus favoriser de petites industries de pointe qui auraient pu sortir le pays de son endettement et de sa dépendance. Au Liban, il y a une concentration de diplômés de haut niveau avec des salaires très bas ; pour prendre un exemple, les électroniciens de haut niveau ne touchent que 400 euros par mois. Cela aurait pu favoriser une industrie électronique compétitive. Les banques ayant coupé les crédits, plusieurs sociétés ont fait faillite. Sa politique de recréer un Liban touristique pour les Arabes du golfe ne résoudra pas le marasme économique et restera aléatoire tant que la situation régionale et interne sera instable".

    Aractingi Jean-Marc

    21 h 15, le 03 mai 2020

  • QUAND ON VIOLE LA CONSTITUTION SYSTEMATIQUEMENT DES ANNEES DURANT POUR ACCEDER A LA CHAISE DES REVES ET BOYCOTTE LES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS POUR LES PARALYSER ET NE PAS LES LAISSER PRENDRE DES DECISIONS POUR LA MARCHE NORMALE DU PAYS, QUAND ON GELE POUR DES MOIS DES GOUVERNEMENTS POUR IMPOSER LE GENDRE INCOMPETENT IL EST TRES BIZARRE QU,ON SE REVEILLE ET PARLE DE RESPECT DE LA CONSTITUTION PAR LES AUTRES !

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    21 h 11, le 03 mai 2020

  • le président de la République , qui de par la constitution est le symbole de l'unité du pays, exerce ses pouvoirs à la lumière du système démocratique parlementaire. Il est vraiment répréhensible que le président soit critiqué : désolé dans un système démocratique le président est élu par le peuple directement pas par un arrangement entre quelques députés c est vrai élus mais il faut voir comment et sur quel programme . finalement c est le peuple qui trinque et la prochaine il reflechira avant de voter.

    youssef barada

    20 h 50, le 03 mai 2020

  • Ceux qui se sont accrochés au pouvoir et ont ignoré les revendications des révolutionnaires ce sont ceux là même qui ont peur du vide et des réformes que cela peut engendrer à savoir enquête approfondie sur leurs biens alors surtout pas de changement on prend un Diab et on en fait Representant fantoche des sunnites ! Triste sort pour l’héritage de Hariri Rafic et des institutions qu’il a tout fait pour résister au joug Syrien . Ce qui est sûr au moins c’est que ses réalisations à Beyrouth et au Liban sont L’équivalent électrique d’un million de centrales thermiques !

    PHENICIA

    20 h 12, le 03 mai 2020

  • Comment son Père a-t'il fait la considérable seconde partie de sa fortune au Liban ? Lui-même et sa Famille ont-ils payé à l'Etat Libanais les droits de succession, qu'il veuille bien en justifier. A-t'il à ce jour payé les Salaires dûs aux salaries de ses Sociétés.

    Marie-Anne Toulouse-noujaim 2531

    19 h 24, le 03 mai 2020

  • Monsieur Harriri, Durant toutes ces années en politiques vous n'avez pas appris encore que les absents ont toujours tord! Et en suite vous êtes tous bad, mesquins et voleurs! Retournez à Paris et prenez toute cette clique avec vous! Du Vent!

    Marwan Takchi

    18 h 42, le 03 mai 2020

  • Tout ce monde représente qui exactement? ... Ceux qui ont promis l' électricité... Ceux qui ne savent pas résoudre le problème des déchets... Ceux qui ont supervisé la destruction de l'économie... Ceux qui ont affamés le peuple... Ceux qui ont poussé à l'immigration... Ceux qui ont nié à l'armée les célébrations de leur victoire... Ceux qui ont oublié les kidnappés libanais dans les geôles syriennes... Ceux qui ont célébré honteusement la fête du pays loin du peuple... Ceux... Ceux....... Qu'ils se réunissent pour s'absoudre de leurs péchés contre la patrie et se satisfaire comme les mécréants... Le peuple ne sera pas dupé par cette mascarade...

    Wlek Sanferlou

    16 h 55, le 03 mai 2020

  • Il a raison..

    Jack Gardner

    16 h 50, le 03 mai 2020

  • En utilisant des termes comme "Fatwas" ils essayent de jouer avec la fibre confessionnelle. C'est le seul moyen qu'ils ont trouvé pour discréditer le président et essayer de saper tous les efforts déployés pour surmonter cette crise et ramener une stabilité économique au pays et à ses citoyens. Nous savons tous que depuis Taef c'est le premier ministre et le gouvernement qui gèrent le pays. Nous avons vu où cela nous a mené. Assez de tergiversations et de mesquinerie. Nous avons besoin de personnes qui sont au service de la nation et du peuple au lieu de leur de leur propre portefeuille. Vous faites bien de boycotter l'invitation de mercredi. Au fond, vous leur ferez perdre moins de temps à écouter vos balivernes.

    Un expatrié

    16 h 39, le 03 mai 2020

  • Tous les prétextes sont bons pour le bloc du Futur d'empêcher le débat. Et la chance d'aboutir à quelque chose en faveur du peuple. Peuple déjà bien malmené et sous pression. Quand on veut travailler pour le peuple on ne regarde pas ce genre de détails. Parlement pas Parlement. Vous êtes en train de vous moquer du peuple pour les intérêts d'une poignée d'individus. Vous ne souhaitez pas que le peuple aie la moindre chance de s'en sortir... en tout cas c'est ce que je ressens.

    Sybille S. Hneine

    16 h 11, le 03 mai 2020

  • Quand on est pris au piège, tous les prétextes sont bons

    Chucri Abboud

    16 h 10, le 03 mai 2020

  • Le bloc du Futur ne rate pas une occasion pour rappeler que le Président de la République n'a aucun pouvoir . Admettons ceci ,Mais laissez au Président cette initiative de présenter le plan de sauvetage aux chefs des groupes parlementaires . Il ne s'agit pas comme nous l'avons compris de séance de vote par les députés ; , le Président s'adressera aux chefs des groupes parlementaires sachant que toute mesure Ou action nécessitant l'accord du Parlement est déjà prévu dans le plan .et suivrait alors son chemin normal . Si vous ne voulez pas que le pays change et se redresse , alors comment pouvez-vous prétendre soutenir les manifestants dans leurs aspirations et requêtes. . Please cédez la place au changement au moins dans la gouvernance et le mode de gestion des institutions gouvernementales.

    Lecteurs OLJ 2 / BLF

    15 h 33, le 03 mai 2020

  • Ils peuvent s'abstenir de toute participation aux réunions destinées à sauver le pays. Ils ont déjà participé depuis plus de trente ans avec les mêmes têtes, les mêmes gueules et les mêmes idées, et on a bien vu ce que ça a donné. Restez chez vous , vous manquerez à personne.

    Citoyen

    15 h 11, le 03 mai 2020

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