Un homme portant un masque de protection devant un magasin fermé à Bourj Hammoud. Photo Marc Fayad
Le ministère de la Santé a fait état hier de 17 nouveaux cas de coronavirus, portant jusqu’ici le total des contaminations au Liban à 658. Sur ces nouveaux cas, cinq font partie des personnes rapatriées, ce qui porte le total des Libanais rentrés au pays contaminés par le virus à 34.
Aucun nouveau décès n’a en revanche été déploré hier au Liban, où 21 personnes ont perdu la vie depuis l’apparition du premier cas dans le pays, le 21 février. En revanche, 81 personnes ont jusque-là été guéries. Actuellement, 556 patients sont positifs au Covid-19, dont 33 se trouvent dans un état critique.
Le ministre de la Santé, Hamad Hassan, a affirmé hier que le Liban avait « marqué des points » contre l’épidémie, mais que la bataille contre le virus n’était pas encore gagnée. Lors d’une tournée à l’hôpital Georges Moarbès de Aïn el-Remmaneh, M. Hassan a souligné que certains malades « ont peur de se rendre dans les hôpitaux », ce qu’il a qualifié de « lacune ». « Le Liban a marqué des points contre le coronavirus. Nous sommes en bonne voie vers la victoire », a-t-il indiqué, estimant que cela était dû à « la coopération entre la société et les autorités ».
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Un Libanais de 77 ans, première victime en Guinée
Par ailleurs, Salem Sami Kleit, un Libanais âgé de 77 ans et originaire du Sud, est décédé mardi en Guinée, après avoir été infecté par le Covid-19. Le septuagénaire est la première personne à succomber au virus dans ce pays. Deux Libanais sont également décédés dernièrement du coronavirus à San-Pédro, en Côte d’Ivoire. « Salem Kleit avait refusé d’être admis à l’hôpital. Il s’est confiné chez lui et a suivi un traitement. Mais son état de santé s’est détérioré récemment et il a fini par succomber à la maladie », a déclaré Fady Zein, ambassadeur du Liban à Conakry, à L’Orient-Le Jour. Le septuagénaire s’était présenté mardi matin aux médecins en état de détresse respiratoire, mais n’a pu être sauvé, selon le directeur général de l’Agence de sécurité sanitaire guinéenne, Sakoba Keïta, cité par l’AFP. La Guinée, où vivent quelque 4 000 Libanais dont environ 400 demandent à être rapatriés, avait officiellement déclaré mardi 363 cas de contamination. Pauvre malgré d’importantes ressources naturelles, elle fait partie de ces pays où l’état du système sanitaire suscite l’inquiétude face à la pandémie. Le pays avait été sévèrement éprouvé par la fièvre hémorragique due au virus Ebola, qui y avait tué 2 500 personnes entre fin 2013 et 2016.
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