Liban

Amal Mudallali appelle au respect de la mission de paix de l’ONU

Nations Unies

À l’occasion du 75e anniversaire de l’ONU, la représentante du Liban a appelé les pays membres à « s’unir pour résoudre pacifiquement les conflits ».

15/01/2020

Lundi, le jour même où le Liban payait finalement les cotisations qu’il devait à l’ONU pour les deux dernières années écoulées, retrouvant ainsi son droit de vote à l’Assemblée générale, les Nations unies célébraient leur 75e anniversaire avec la participation, parmi les représentants d’une centaine d’autres pays, de la représentante du pays du Cèdre Amal Mudallali qui, occultant le sujet, a concentré son intervention sur la nécessité de respecter la mission de l’organisation de préserver la paix et la sécurité dans le monde et d’instaurer l’ordre international.

« La Charte des Nations unies confie au Conseil de sécurité le maintien de la paix et de la sécurité. Pour y parvenir, celui-ci doit s’unir plus que jamais, alors que le système multilatéral est confronté à tant de défis critiques et que les conflits se multiplient », a affirmé Mme Mudallali, appelant les pays membres de l’ONU à « agir dans le sens de l’engagement à résoudre pacifiquement les conflits et la paix dans le monde ». Il faut, a-t-elle dit, « appliquer les résolutions du Conseil de sécurité, en particulier les résolutions qui concernent la paix et la sécurité et sont liées aux atrocités massives et aux droits de l’homme ». Elle a appelé tous les États membres, notamment les grandes puissances, à respecter les principes consacrés dans la Charte des Nations unies et à ne pas trahir les idéaux sur lesquels l’ONU a été bâtie. « Plus un pays a du pouvoir, plus sa responsabilité est grande de faire respecter la charte », a-t-elle estimé, rappelant que « le président Harry Truman avait considéré, lors de la clôture de la conférence de San Francisco (au cours de laquelle l’ONU a été créée en 1945), que l’échec de l’engagement envers les principes de la charte serait un acte de trahison ». « Il avait averti que si l’on cherche à utiliser la charte égoïstement – au profit d’une nation ou d’un petit groupe de nations – on serait également coupable d’une telle trahison. » Amal Mudallali n’a pas manqué d’évoquer la mémoire de Charles Malek. « Il a été l’un des fondateurs des Nations unies et a participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme », a-t-elle rappelé, affirmant que ce fin diplomate et homme politique libanais percevait l’ONU comme « un reflet des réalités politiques objectives du monde ». « Regardons-nous tous dans le miroir et nous trouverons les réponses à ce qui affecte notre monde, » a-t-elle lancé à cet égard. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a pour sa part estimé qu’une des priorités des Nations unies est « la prévention » dont il a regretté, dans son intervention, qu’elle « constitue la lacune la plus grave de la communauté internationale ». Or, a-t-il poursuivi, « la prévention devrait devenir la principale préoccupation dans le monde (...). Nous devons nous rappeler qu’il est plus facile, moins cher et plus humain de prévenir les crises que de faire face à leurs conséquences ».

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