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Liban

Carlos Ghosn : J’ai senti que j’allais mourir au Japon

Justice

Son arrestation et ses épreuves n’ont pas entamé la combativité de l’ex-PDG de Renault-Nissan, qui s’est livré, lors de sa première apparition publique depuis sa fuite rocambolesque de Tokyo, à un long plaidoyer pour justifier son évasion, affirmant avoir été victime d’un coup monté.

Acil TABBARA | OLJ
09/01/2020

C’est un Carlos Ghosn sûr de lui et surtout intarissable, après les longs mois de détention et de solitude au Japon, qui a tenu en haleine pendant deux heures et demie hier des dizaines de journalistes venus du monde entier et des millions de télespectateurs. Passant sans effort du français à l’anglais, de l’arabe au portugais, il a répété le même message : « Je suis innocent et je vais m’employer à le prouver et blanchir ma réputation. »

L’ancien PDG de Renault-Nissan a refusé, lors d’une conférence de presse tenue à l’ordre de la presse à Beyrouth, de révéler les détails de sa fuite rocambolesque il y a dix jours du Japon, où il était assigné à résidence, « pour ne pas mettre en danger » les personnes qui l’ont aidé, selon lui. Valise à roulettes, caisson d’instruments de musique ?

Le mystère reste donc entier. M. Ghosn est soupçonné de s’être enfui en prenant un jet privé à l’aéroport international du Kansai, près d’Osaka (Ouest japonais), avec deux complices présumés, de nationalité américaine, selon la télévision japonaise.

« Je me suis enfui quand j’ai compris que je n’avais aucune chance d’avoir un procès juste au Japon », a affirmé le magnat déchu de l’automobile, dont une cravate rose égayait le costume sombre. « Le 19 novembre 2018 (jour de son arrestation), j’ai senti comme si j’étais mort, je ne savais pas si j’allais revoir les gens que j’aime. En quittant le Japon, c’est comme si j’étais revenu à la vie. »

Devant les journalistes de la presse internationale sélectionnés par son service de presse – alors que des dizaines de journalistes japonais faisaient le pied de grue devant le bâtiment de l’ordre de la presse – M. Ghosn n’a cessé de répéter qu’il était innocent et qu’il pouvait le prouver. « Je n’aurais jamais dû être arrêté, les accusations portées contre moi sont fausses », a-t-il assuré. « Je ne suis pas là pour me présenter en tant que victime, je suis ici pour laver mon nom », a répété l’ancien patron de Renault-Nissan, n’hésitant pas à descendre de la tribune pour désigner lui-même les journalistes, par groupes de pays, autorisés à poser des questions.

« Je ne me suis pas soustrait à la justice. J’ai décidé de fuir l’injustice. C’était la décision la plus difficile de ma vie », a encore déclaré M. Ghosn, précisant que ses avocats lui avaient dit qu’il risquait « d’attendre cinq ans avant un verdict au Japon » et qu’il était un « otage dans un pays que j’ai servi pendant 17 ans ».

M. Ghosn avait été arrêté fin novembre 2018 au Japon et avait passé 130 jours sous les verrous, soupçonné de diverses malversations financières. Depuis fin avril 2019, il était en liberté sous caution avec interdiction formelle de quitter le pays dans l’attente de son procès qui devait s’ouvrir cette année.

L’homme d’affaires a rendu un hommage appuyé à son épouse Carole, assise au premier rang, dont il a salué le « courage », dénonçant le caractère inique de la décision de la justice japonaise à son encontre. Mme Ghosn est visée depuis mardi par un mandat d’arrêt du parquet de Tokyo pour faux témoignage.

Carlos Ghosn a affirmé qu’il était prêt à se présenter devant n’importe quel tribunal de par le monde s’il avait la garantie d’un procès équitable.


(Lire aussi : Carlos Ghosn a assuré un show sans lever les doutes, estime la presse française)



« Fier d’être libanais »

Le président de l’ordre de la presse, Aouni al-Kaaki, avait introduit M. Ghosn au début de la conférence de presse, à laquelle assistaient également le président de l’ordre des rédacteurs Élie Kossaifi et les anciens bâtonniers André Chidiac et Amal Haddad, assurant que sa cause « est juste » et que « chaque Libanais est fier de lui ».

L’ex-magnat de l’automobile a enchaîné en affirmant être « fier d’être libanais aujourd’hui, car s’il y a un pays qui s’est tenu à mes côtés, c’est le Liban ». L’ancien PDG de Renault-Nissan détient également la nationalité française et brésilienne. À un journaliste qui lui a demandé s’il se considère comme un fugitif et l’interrogeait sur ses projets d’avenir, il a répondu : « Pas du tout. À court terme, je suis heureux de rester au Liban, parmi mes amis et ma famille, mais attendez-vous dans les prochaines semaines à une initiative de ma part pour blanchir mon nom. »

L’homme d’affaires, qui fait l’objet depuis la semaine passée d’une demande d’arrestation d’Interpol, affirme qu’il n’a « pas reçu d’assurances de quiconque » au Liban sur le fait qu’il ne serait pas extradé mais dit « avoir confiance en les lois au Liban, et c’est ce que j’ai entendu des responsables libanais ». Le Liban n’a en effet pas d’accord d’extradition avec le Japon et Beyrouth affirme qu’il est entré « légalement » en territoire libanais muni d’un passeport français.

A-t-il été reçu par le président Michel Aoun dès son arrivée, comme le rapportent plusieurs sources informées ? M. Ghosn a refusé de confirmer. « Ce n’est pas à moi de dire si j’ai rencontré une personnalité libanaise, mais à la personne en question », a-t-il dit.

Il est certain que l’ex-PDG de Renault-Nissan se sent en sécurité et apprécié au Liban. De là à y envisager un avenir politique ? « Je ne suis pas un homme politique », a-t-il répondu à un journaliste libanais qui l’interrogeait à ce sujet. « Et je n’ai aucune ambition politique. Mais si on me demande de mettre mon expérience au service du Liban, je suis au service de mon pays », a-t-il ajouté, tout en répétant qu’il ne cherchait à occuper « aucune fonction ».


(Lire aussi : Le monde fini commence, le billet de Fifi Abou Dib)



« Collusion » entre Nissan et le procureur japonais

M. Ghosn est longuement revenu sur les conditions de sa détention au Japon. « Lors de ma première audition devant un juge, il y a un an, j’étais menotté, j’avais une chaîne en métal autour de la taille (…). J’avais passé Noël et le Nouvel An tout seul dans une cellule (…). Mes seuls contacts avec ma famille étaient des lettres (…).

On m’a dit qu’il fallait avouer. Voilà ce que le procureur m’a dit à plusieurs reprises. Il y a des enregistrements. Vous pouvez le vérifier. On m’a dit que si je n’avouais pas, on allait me poursuivre et poursuivre ma famille (…). Il n’y avait aucune issue à cela. J’ai ressenti un profond désespoir pendant plus de 130 jours de détention », a-t-il poursuivi.

« J’ai passé deux semaines sans pouvoir me doucher. J’ai été interrogé de jour et de nuit (…), sans présence d’un avocat. Il était impossible de parler avec qui que ce soit, parce que personne ne parlait anglais. L’interprète était disponible une fois par semaine (...). Pendant neuf mois, j’ai été séparé de ma femme », a raconté l’homme d’affaires.

Affirmant que la campagne contre lui au Japon était « politique », il a dénoncé une « collusion » entre Nissan et le procureur japonais, ajoutant avoir « subi une campagne orchestrée par une poignée de personnes ». « Ce sont des responsables de Nissan, du ministère public japonais, qui sont à l’origine de mon calvaire », a-t-il martelé.

« Certains de nos amis japonais ont pensé que la seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi », a-t-il également déclaré. « Mon calvaire s’explique aussi par l’amertume au Japon face à l’interférence de l’État français dans l’alliance », a-t-il ajouté. « Cette affaire coïncide avec le début du déclin des performances de Nissan début 2017 », a-t-il en outre relevé.


(Lire aussi : Ghosn : "Je suis prêt à aider le Liban si on me le demande")



« Une histoire de rémunération qui n’a pas été fixée »

L’ancien PDG de Renault-Nissan, âgé de 65 ans, fait l’objet de quatre inculpations au Japon : deux pour abus de confiance aggravé et deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (aussi poursuivi sur ce volet), notamment des montants qu’il devait toucher après sa retraite estimés par la justice à 9,23 milliards de yens (74 millions d’euros) de 2010 à 2018. Les autorités japonaises ont dénoncé une évasion « injustifiable », tandis que le groupe automobile Nissan l’a qualifiée d’« extrêmement regrettable ».

M. Ghosn a rejeté, documents à l’appui, les accusations. « J’ai été arrêté pour une histoire de rémunération qui n’a pas été fixée, pas été décidée et qui n’a pas été payée », a-t-il notamment déclaré.

Carlos Ghosn a en outre affirmé détenir une autorisation écrite de la part de Nissan l’autorisant à séjourner dans la résidence cossue dont l’entreprise est propriétaire dans le quartier d’Achrafieh, ainsi que dans celle située à Rio de Janeiro. Il a précisé qu’il pouvait acheter ces résidences au prix de leur valeur initiale après la fin de ce contrat écrit. Si lui et sa femme, Carole, l’utilisaient comme pied-à-terre lorsqu’ils séjournaient dans la capitale libanaise, cette bâtisse des années 1930, achetée en 2016 pour 9,5 millions de dollars selon des documents de Nissan, appartient à Phoinos Investments, une structure établie aux Pays-Bas et contrôlée par une filiale de Nissan Europe, notait Le Commerce du Levant.


(Lire aussi : Ce que Ghosn a plaidé et vécu depuis son arrestation au Japon)



Nissan-Renault, moins bien sans lui

M. Ghosn, ses proches et sa défense clament depuis le début son innocence et soutiennent qu’il a été victime d’un « complot » ourdi par Nissan, avec la complicité des autorités japonaises, car il s’apprêtait à organiser une fusion entre Renault et Nissan. Mais l’homme d’affaires a expliqué qu’il n’avait jamais prôné une fusion complète entre les deux groupes et qu’il voulait maintenir des quartiers généraux séparés, avec un seul conseil d’administration. « Je faisais face à la résistance des Japonais qui voulaient rester autonomes, alors que la France voulait une fusion. Mais une seule partie a dit : “Débarrassons-nous de lui” », a-t-il lancé. L’ancien patron a qualifié l’alliance actuelle entre les deux constructeurs de « mascarade ». Il a souligné la perte de valorisation des deux entités depuis son arrestation, « plus de 10 milliards de dollars » pour Nissan, « plus de cinq milliards d’euros pour Renault », soit une baisse respective de 38 % et 34 % de la valeur de leurs actions.Selon lui, les Japonais étaient embarrassés face à la dégradation des résultats de Nissan après que Hiroto Saikawa en eut pris les manettes opérationnelles en 2017, sans compter la « grosse amertume » côté japonais face à une alliance jugée déséquilibrée au profit des Français.

« Je peux vous dire ce qui s’est passé au sein du gouvernement japonais, j’ai des noms. Mais je suis au Liban, je respecte le Liban et l’hospitalité qui m’a été accordée. Je ne souhaite en aucun cas faire des déclarations qui puissent saper les intérêts des autorités libanaises », a-t-il encore lancé.


Le château de Versailles

Il est aussi revenu sur l’affaire d’une soirée privée, organisée il y a quelques années au château de Versailles pour l’anniversaire de son épouse. Une enquête préliminaire a été ouverte en mars 2019, qui s’intéresse à deux soirées organisées au château de Versailles en échange d’une convention de mécénat entre le constructeur automobile Renault et l’établissement qui gère le château. Une information judiciaire pour « abus de biens sociaux » et « corruption » a aussi été ouverte en France par le parquet national financier concernant des contrats de conseil conclus par la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, RNBV.

« Il y a des gens qui pensent que je suis en prison à cause de l’affaire de Versailles. Nous étions des mécènes de Versailles (…). Nous avions soutenu la restauration du Salon de la Paix. Nous avons payé plus d’un million d’euros. Mais ce n’était pas un abus de biens sociaux (...). On m’a dit que l’on pouvait mettre une salle à notre disposition. Je me suis dit “Pourquoi pas”, à l’occasion de l’anniversaire de Carole. » Sur les documents, il est écrit « offert par Versailles », s’est défendu l’ancien PDG de Renault-Nissan.

« Je suis prêt à répondre aux questions éventuelles de la justice française si elle me convoque. Je n’ai rien à me reprocher », a également déclaré M. Ghosn lors des séances de questions-réponses, qui a ajouté « ne rien demander à Emmanuel Macron ni au gouvernement français » . Il a dit « croire » Emmanuel Macron quand il parle de sa « présomption d’innocence ». Mais il a dénoncé l’attitude « d’autres responsables » qui parlent de « présomption d’innocence avec un clin d’œil “il est coupable” ».

« Je suis innocent, je peux le prouver, d’autres documents viendront » , a-t-il martelé à la fin de sa présentation, ajoutant : « Si je ne peux obtenir justice au Japon, je l’obtiendrai ailleurs. »

Au final, l’homme d’affaires a reconnu n’avoir qu’un seul regret : celui d’avoir décliné l’offre que lui a faite l’administration américaine en 2009 pour diriger General Motors, qui lui aurait évité de vivre toute l’expérience traumatisante de son arrestation. « C’était une connerie », a-t-il avoué avec franchise.


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LA VERITE

Independament de tout ce qui a ete dit
j'ai retenu que Renault et Nissan ont perdu a eux deux 9 milliards de dollars de valeur de leur stock

Et on l'accuse de ne pas avoir declare tous ses revenus meme ceux qu'il n'a pas encore encaisse alors qu'il vient de payer 14 millions d'Euros a l'etat Japonais en perdant sa caution

BIENVENUE AU LIBAN M GHOSN

CELA M'A DONNE UNE IDEE EXTRAORDINAIRE POUR REPRENDRE TOUTES LES SOMMES VOLEES AU PEUPLE PAR NOS POLITICIENS

UN JUGE DEVRAIT INTENTE UN PROCES A TOUS LES POLITICIENS ET DEVRAIT METTRE EN PRISON TOUT CE BEAU MONDE PAR PEUR DE LEUR DEPART DU LIBAN AVANT LEUR PROCES PUIS LES LIBERER SOUS CAUTION EQUIVALENT A LEUR VOL AVEC INTERDICTION DE VOYAGER
ILS S'ARRANGERONT TOUS POUR FUIR LE LIBAN PAR NOS FRONTIERES PERMEABLE A TOUT VENT ET PERDRONS AINSI LEUR CAUTION
PAS LA PEINE DE FAIRE AUTRE CHOSE ET DE PERDRE NOTRE TEMPS A SUIVRE DES DOSSIERS POUR DES ANNEES

QUAND PENSENT NOS VRAIS PRESIDENTS ( GB ET HN ) OU NOTRE FUTUR? PREMIER MINISTRE?
L'IDEE VAUT VRAIMENT LA PEINE D'ETRE ETUDIEE

aliosha

A cette mise en scene il manquait un cigare et un verre de vin . Apres tout ce charabia ce monsieur doit se rendre compte que quand son bateau coule il vaut mieux porter un gilet de sauvetage....

Bibette

Le monde oublie que CG est un citoyen du monde, il a parcouru le monde entier pour le service du groupe industriel multinational qui l'employait. La preuve en est que cette entreprise avait affecté a juste titre des résidences partout où il se rendait régulièrement. Le Droit et la Justice Internationales Privés établiront ou et par qui il est en droit de se faire juger. La justice Internationale et les « liens juridiques » que présente son statut atypique de citoyen du monde qui avait sans doute un avion aussi pour domicile, ces liens avec les différents lieux géographiques, et la manière dont il a été séquestré détermineront la suite de la saga juridique. Pour l'instant je suis entièrement d'avis qu'il ne doit pas subir la justice japonaise dont la procédure et les lois sont incompatibles et sont même en contradiction avec les autres juridictions avec lesquelles le cas de CG a des liens de droit tout aussi valables et incontestables. Le Japon semble même vouloir délibérément ignorer ces liens. Dans sa conférence de presse il s'est tout simplement expliqué sur la raison de sa fuite du Japon. Une fois les procès de compétence judiciaire et celui sur le fond seront biens avancés ou terminés nous en saurons certainement plus sur son évasion et feront sans doute l’objet d’une saga!!!

Saab Edith

La Parisienne:
Carlos a expliqué clairement les deux fossés qui nous séparent du Japon:-La guerre industrielle qui s'est soldée par les échecs retentissants de deux fleurons de l'industrie automobile qui ne veulent pas etre sauvées par une entreprise française;
- Le Choc entre deux types de "Justice" : Celle démocratique de la "présomption d'innocence" et des Droits de l'homme qui ne condamne que lorsque l'accusé s'est librement défendu, et celle de la "justice accusatoire" du Japon qui fait pression sur le prévenu pour qu'il commence pas avouer les accusations formulée par un procureur non indépendant, jusqu'à ce qu'il "craque, qu'il soit "cassé": Une justice propre à une dictature arrogante.

Marionet

Bruno Lemaire doit avoir les oreilles qui sifflent, rapport à certains "responsables français qui disent croire à la présomption d'innocence mais qui laissent entendre en même temps" que Ghosn est coupable. Pour le reste, une prestation brillantissime. Lui reste à prouver sin innocence.

Revoltution

Si Versailles m’était compté!
Comment peut on s’ arrêter à de tels détails par rapport au travail accompli par ce monsieur ?
C’est bien connu quand on veut tuer son chien on l’accuse de rage !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ON AURAIT AIME AUSSI ENTENDRE DE SA BOUCHE LES ACCUSATIONS DONT IL FAIT L,OBJET ET LES PREUVES DU CONTRAIRE. UNE A UNE. NOUS SOMMES AVEC LUI CONTRE LES JAPS REVANCHARDS. MAIS ECLAIRCIR LES ACCUSATIONS EST IMPORTANT.

Gebran Eid

J'AI FAIT LES SEPT GRANDE VILLES AU JAPON EN 2 000. J'AI REMARQUÉ QU'IL N'Y A AUCUNE DISCUSSION OU COLLABORATIONS NORMALE, ÉGALE À ÉGALE ENTRE UN CHEF ET SES EMPLOYÉS QUI EXÉCUTENT LES ORDRES COMME DES MILITAIRES. PLUS LE POSTE ÉLEVÉ, PLUS ON DEVIENT DICTATEUR. C'EST LA RAISON QU'UN POSTE DE POUVOIR COMME LE POSTE DE PROCUREUR, LA PERSONNE QUI OCCUPE CE POSTE DEVIENT GÉNÉRALEMENT UN DICTATEUR. C'EST LE CAS DANS L'AFFAIRE DE CARLOS.

Wlek Sanferlou

Tiens bon Carlos! Les avances techniques ne sont pas nécessairement un signe d'évolution de civilisation.

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