Liban

Les employés des banques poursuivent leur grève ouverte

Le président de la fédération, Georges el-Hajj, "a demandé à l'ABL d'assurer la sécurité des déposants et des employés dans l'ensemble des établissements bancaires et de reconsidérer les mesures exceptionnelles prises par les banques qui ont causé les événements que le secteur bancaire a connus la semaine dernière".


Un Libanais passant devant un établissement bancaire fermé, le 12 novembre 2019 à Beyrouth. REUTERS/Andres Martinez Casares

La fédération des syndicats des employés des banques au Liban a décidé mardi de poursuivre sa grève ouverte, qui a contraint les établissements bancaires à fermer aujourd'hui, alors que le pays connaît son 27e jour consécutif d'une contestation populaire sans précédent contre la classe politique.

Dans un communiqué publié dans l'après-midi, la fédération des syndicats des employés des banques est revenue sur la réunion qui avait regroupé plus tôt dans la journée une délégation de la fédération avec le président de l'Association des banques du Liban (ABL), Salim Sfeir, et des membres du conseil d'administration de l'ABL.

Le président de la fédération, Georges el-Hajj, "a demandé à l'ABL d'assurer la sécurité des déposants et des employés dans l'ensemble des établissements bancaires et de reconsidérer les mesures exceptionnelles prises par les banques qui ont causé les événements que le secteur bancaire a connus la semaine dernière", indique ce communiqué. "La fédération a déclaré que le travail ne reprendra pas, et que la grève se poursuivra jusqu'à ce que ces deux demandes soient satisfaites", ajoute-il.

Les banques ont fermé leurs portes pendant deux semaines depuis le début des manifestations le 17 octobre. Elles n’ont rouvert depuis que sept jours, non sans avoir drastiquement limité la palette des services bancaires fournis à leurs clients – spécialement quand ils portent sur des comptes en devises. Les employés de banque ont alors dû faire  faire face à une pression inédite, face à des clients excédés qui n'arrivent pas à retirer leur argent dans de nombreux cas. Lundi, la fédération, qui représente 11.000 salariés, avait appelé à cette grève, justifiant cette décision par des préoccupations pour la sécurité des employés.

Cette situation, combinée à la décision de la BDL de limiter depuis la fin de l’été la quantité de dollar sur le marché local où il circulait librement, a naturellement alimenté les craintes concernant la santé du secteur bancaire ainsi que la solvabilité à court terme de l’État libanais, qui se finance auprès des banques du pays.

Selon le communiqué de la fédération des syndicats des employés des banques, l'ABL "s'est dit disposée à coopérer et entreprendre les contacts nécessaires pour instaurer un climat naturel de sécurité pour les employés du secteur bancaire", assurant qu'elle "continuera à travailler pour trouver un mécanisme de suivi en ces circonstances exceptionnelles, afin d'éviter toute friction entre employés et déposants".
Par ailleurs, les deux parties se sont accordées sur le fait que les distributeurs de billets seront approvisionnés de façon continue.



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La fédération des syndicats des employés des banques au Liban a décidé mardi de poursuivre sa grève ouverte, qui a contraint les établissements bancaires à fermer aujourd'hui, alors que le pays connaît son 27e jour consécutif d'une contestation populaire sans précédent contre la classe politique.

Dans un communiqué publié dans l'après-midi, la fédération des...

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Mauvaise nouvelle qui laisse tout libanais perplexe à la chute vertigineuse de la livre libanaise face au dollar ce qui ne rassure pas les banques qui garderont portes closes tant qu'on n'a pas un gouvernement .

Antoine Sabbagha

18 h 57, le 12 novembre 2019

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Commentaires (1)

  • Mauvaise nouvelle qui laisse tout libanais perplexe à la chute vertigineuse de la livre libanaise face au dollar ce qui ne rassure pas les banques qui garderont portes closes tant qu'on n'a pas un gouvernement .

    Antoine Sabbagha

    18 h 57, le 12 novembre 2019