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ÉCHANGE UNIVERSITAIRE

À 19 ans, Marie-Line Younes tire le meilleur de son expérience américaine au sein de la prestigieuse Université George Washington.

09/11/2019

Elle l’a tant souhaité. Dans ses rêves les plus forts, Marie-Line Younes, jeune étudiante en 3e année de sciences politiques, rêvait d’un Liban où il y aurait moins de corruption, une mobilisation de la société civile et de véritables réformes qui changeraient les institutions. Lorsque le soulèvement populaire démarre, le 17 octobre dernier, à Beyrouth et dans toutes les autres régions, l’étudiante au collège universitaire Sciences Po à Menton (sud de la France) est à Washington où elle complète un semestre d’échange à l’Université George Washington. Se trouvant à plus de 9 000 kilomètres du pays du Cèdre, la jeune Libano-Française tente de s’informer régulièrement sur ce qui se passe actuellement au Liban pour pouvoir répondre aux diverses questions qu’on lui pose à Washington. « Il faut lire beaucoup pour s’informer des dernières actualités. Aux États-Unis, c’est différent de la France. Les gens sont plus loin et moins intéressés par la situation sur le terrain », souligne-t-elle. Toutefois, elle précise: « La couverture médiatique américaine du Liban a changé, avec les sanctions économiques émises par le gouvernement américain sur le Hezbollah, l’économie du pays qui se porte très mal, les incendies, une sensibilisation à la situation au Liban s’est développée à Washington. »


Stage à l’ambassade du Liban à Washington

Le rêve américain de Marie-Line Younes a commencé il y a un an alors qu’elle poursuivait sa deuxième année en sciences politiques au campus de Menton. Sur ce campus, les études sont axées sur le Moyen-Orient et la Méditerranée. Une région qui intéresse tout particulièrement la jeune femme étant donné ses origines libanaises et celles de ses parents qui ont développé chez elle un attrait pour la politique de cette région du monde. « Menton est une belle ville du sud de la France et les étudiants de sciences politiques évoluent dans un espace solidaire où ils s’entraident beaucoup. J’aime cet aspect-là de cette ville. Mais j’ai eu envie de sortir et de voir pour un moment ce qui se passe ailleurs. En deuxième année, on a la possibilité de suivre un stage à l’étranger. J’ai choisi l’ambassade du Liban à Washington où j’étais dans le service de l’information et de l’administration. L’expérience m’a énormément plu. Je suis tombée amoureuse de Washington », raconte-t-elle.

La jeune stagiaire note d’ailleurs que sa double nationalité libano-française lui a ouvert de larges horizons. « Je me sens tout autant libanaise que française, et je me rends chaque été au Liban avec ma famille. »

Le stage à l’ambassade lui a beaucoup appris sur la diplomatie américaine et sur l’importance de chaque mot utilisé dans des écrits. « La vie au sein de la capitale américaine est passionnante non seulement pour son aspect culturel et éducationnel, mais surtout pour tous ceux qui s’intéressent à la vie politique. On se rend compte à quel point tout se joue ici. À quel point la politique étrangère américaine a son mot à dire sur le Moyen-Orient. À la fin de mon stage, j’ai eu envie de m’y installer. Mais il a fallu attendre le bon moment », ajoute-t-elle.

C’est un an plus tard que la chance de résider aux États-Unis se présente pour Marie-Line Younes. L’étudiante choisit alors l’Université George Washington pour un programme d’échange. Elle est la seule étudiante libano-française à avoir fait ce choix mais ne le regrette pas. Ses cours portant sur l’Iran et les États-Unis, l’Afrique déclassifiée ou encore le droit criminel la passionnent. Au-delà de la formation académique, ce qui lui plaît, c’est le dynamisme de la capitale. « L’avantage, c’est qu’on ne s’ennuie jamais. Tous les jours, on a le choix de participer à des événements, de suivre des congrès, des conférences. C’est l’idéal pour se former. »


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