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L'Iran a abattu un drone "infiltré" dans une zone côtière du Golfe

Moyen-Orient

Selon l'agence Tasnim, proche des ultraconservateurs et généralement bien informée sur les questions de défense, l'appareil a été abattu à l'aide du système de missiles Mersad.

OLJ
08/11/2019

 L'armée iranienne a abattu vendredi avant l'aube un drone "infiltré", dans la région de Bandar-é Mahchahr, un port du sud-ouest de l'Iran donnant sur le Golfe, selon plusieurs médias iraniens.

IRIBNEWS, agence de presse de la télévision d'Etat, a diffusé une courte vidéo présentée comme celle de l'interception de cet appareil sans pilote non identifié par une batterie de missiles iranienne. La séquence de six secondes montre la trajectoire lumineuse d'une fusée dans la nuit avant une explosion à très faible altitude. La vidéo n'a cependant pas été diffusée à l'antenne par IRINN, la chaîne d'information en persan de la TV d'Etat, qui a pratiquement ignoré l'information.

La défense antiaérienne a agi "en réaction à la violation de notre espace aérien par un drone infiltré", a indiqué IRIBNEWS en citant le général de brigade Aliréza Sabahi Fard, commandant-en-chef de la défense antiaérienne. "Le drone a été abattu avant d'atteindre des sites sensibles grâce à la grande vigilance de notre système unifié de défense aérienne", selon cet officier.

Auparavant, l'agence de presse Isna avait rapporté que la défense antiaérienne avait "détruit un drone non identifié" qui volait "dans le ciel de Bandar-é Mahchahr", dans la province du Khouzestan.
Proche de l'Irak, la région de Bandar-é Mahchahr et du port voisin de Bandar-é Emam-Khomeiny est une importante zone d'activités pétrochimiques.


(Lire aussi : A Téhéran, l'anti-américanisme demeure sur les murs du "nid d'espions")



Débris examinés 
Selon IRNA, l'agence officielle iranienne, le gouverneur du Khouzestan, Gholamreza Chariatia, a estimé que le "drone inconnu" appartenait "sans aucun doute à un pays étranger", sans nommer un pays en particulier.

Le commandement central de l'armée américaine (Centcom) a de son côté affirmé sur Twitter que "les soi-disant informations qu'un drone américain aurait été abattu sont fausses", sans indiquer d'où venaient lesdites informations.

L'agence de presse Tasnim, proche des ultraconservateurs et généralement bien informée sur les questions de défense, a précisé que l'appareil avait été abattu à l'aide du système de missiles Mersad. Citant le gouverneur, Tasnim a rapporté que les débris de l'appareil, tombés dans une zone de marais, ont été "retrouvés par les forces armées" et font l'objet d'une enquête. Plus tôt, Tasnim a cité des sources "non-officielles" selon lesquelles le missile ayant abattu le drone a été tiré "dans le cadre d'un exercice de combat nocturne visant à tester les systèmes de défense antiaérienne". L'agence a ensuite fait disparaître cette information de son site.

Le 23 octobre, le crash d'un drone iranien dans la même province du Khouzestan avait été suivi de la publication d'informations de presse affirmant qu'un appareil sans pilote inconnu avait été abattu. L'agence Fars avait ensuite démenti et fait état d'un atterrissage d'urgence d'un drone appartenant aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran.

Les Etats-Unis et l'Iran ont frôlé un affrontement militaire direct après la destruction par Téhéran, le 20 juin, d'un drone d'attaque et de surveillance de la Marine américaine. L'Iran a assuré que l'appareil avait violé son espace aérien mais Washington a affirmé qu'il se trouvait dans l'espace aérien international.

Washington a appelé jeudi la communauté internationale à prendre des mesures "sévères" pour faire pression sur l'Iran après la reprise par l'Iran des activités d'enrichissement d'uranium dans son usine souterraine de Fordo, au sud de Téhéran. La relance de ces activités, que Téhéran avait gelées en vertu de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, procède de la riposte iranienne à la décision des Etats-Unis de se retirer unilatéralement de ce pacte en 2018 et de rétablir des sanctions économiques contre l'Iran.


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Irene Said

Notre pays est au fond du gouffre et on s'intéresse à ce qui se passe en Iran...
Et après on s'étonne que tout aille mal chez nous, mais on se console en mettant la faute sur les envahisseurs prédateurs...c'est tellement plus facile...et nous décharge de toute responsabilité...
Irène Saïd

ON DIT QUOI ?

Les iraniens NPR montent tous les jours aux envahisseurs prédateurs que leur pays progresse à une vitesse exponentielle.

C'est assurément pourquoi on n'ose pas s'en prendre aux iraniens, bien que ces derniers ont montré que la politique des sanctions est inopérante.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LA CRAINTE EST TELLE QU,ILS DECENDENT LEURS PROPRES DRONES LES PRENANT POUR ISRAELITES.

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