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Économie

Conversion, transferts de fonds : le patronat dénonce des restrictions bancaires anormales

Finance
OLJ
07/11/2019

Le conseil d’administration du Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise libanais (RDCL), présidé par Fouad Rahmé, s’est réuni « en urgence » mardi pour dénoncer une série de mesures restrictives récemment mises en place par « certaines » banques, a indiqué l’organisation patronale dans un communiqué transmis hier à L’Orient-Le Jour. « Le gel des facilités bancaires ; l’abaissement des plafonds de facilités de caisse sans préavis à la réouverture des banques après 14 jours de fermeture ; le refus d’effectuer des opérations de conversion de la livre à d’autres devises ; la difficulté, voire l’impossibilité d’effectuer des transferts aux fournisseurs à l’étranger ; et, dans certains cas, le refus d’effectuer des transferts à l’intérieur du pays » sont autant de mesures « surprenantes et répréhensibles » dénoncées par le RDCL.

L’organisation patronale se dit d’autant plus surprise par ces restrictions alors que « la Banque du Liban a déjà assuré que les banques disposaient de liquidités leur permettant de répondre aux besoins du marché, conformément aux conditions adoptées sur les marchés financiers ».

« Les répercussions de ces mesures affectent négativement le fonctionnement du secteur privé et lui font perdre sa crédibilité vis-à-vis de ses fournisseurs et de ses clients », écrit le RDCL qui craint que cela ne « mette en péril la continuité des activités du secteur privé et n’entraîne une pénurie de matières premières et de biens de première nécessité ».

L’organisation dit également craindre que ces mesures n’impactent la stabilité monétaire et la confiance des déposants : « La stabilité monétaire repose sur la confiance en la capacité du secteur bancaire à réagir face aux crises et à répondre aux besoins de leurs clients dans les diverses circonstances qu’a connues le pays. Ces mesures ont des répercussions très négatives sur l’avenir de nos politiques monétaires, en particulier les flux d’investissement et les transferts privés de l’étranger vers le Liban. »

Le RDCL appelle donc l’Association des banques du Liban, présidée par Salim Sfeir, « à contrôler ces procédures anormales et à revenir aux méthodes de travail habituelles entre les banques et leurs clients du secteur privé ».

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