Faut croire que le parti des mille et une barbes et son cache-sexe imberbe, « Amal-y-pense », broient du charbon de narguilé depuis le sauve-qui-peut du Mollasson du Sérail. Pestant contre des valeurs aussi décadentes que la liberté d’expression et la kermesse des manifs bariolées, ils avaient fini par lâcher leurs soudards, armés des commodités du dialogue, qui se sont livrés à une ratonnade en règle contre les contestataires. Le mariage du poil et de l’épithélium glabre. Nasrolâtres et Berrolâtres à la fois… Les tuiles arrivent en escadrilles !
Rien de tel pour améliorer l’ordinaire d’une poignée d’agités, calcifiés par le moulin à prières et le marasme économique. De toute façon, on l’aura compris depuis un bail : Khandaq el-Ghamiq n’est pas le quartier rêvé pour des colonies de vacances.
Mais il n’y a pas que les barbus et leurs sous-fifres du fan club d’Istiz Nabeuh à avoir leurs hooligans du stade. Mine de rien, l’ex-Barbichu entretient lui aussi son propre élevage d’affreux. Sauf que ceux-là pas besoin de les piloter, ils se lâchent tout seuls. Comme cet excité qui déboule face caméra télé, dans un comique de geste à l’effet garanti : bras droit levé, prolongé d’un bâton style maréchal des logis, et un rictus cactus agrémenté d’un discret filet de bave coulant sur un furoncle adulte, lui-même surmonté d’un bébé furoncle qui ne demande qu’à croître et prospérer. Vexé, semble-t-il, que son patron ait décidé de claquer la porte, il veut le voir rempiler fissa et se promet de tout casser en attendant le renouvellement du bail.
À Baabda, le pensionnaire du Château prend tout son temps. Il est vrai qu’il n’est jamais tard pour être en retard. Quant aux tromblons traditionnels, si tant est que la rue leur en donne l’occasion, ils reviennent à leur jeu favori : échanger les coups tordus dans l’obscurité des caves ou autres alcôves avec des airs de conspirateurs, pour faire croire qu’ils mitonnent quelque chose d’intelligent. La franche rigolade viendra au moment de savoir comment certains margoulins vont se positionner par rapport à l’axe de la girouette.
Mais s’il y en a qui doivent bien ricaner, ce sont les Hébreux. Jamais le Liban n’a paru si déglingué que depuis qu’ils ont cessé de cogner dessus. Dire qu’ils avaient dépensé des fortunes pour transformer à coups de missiles cette république en confettis… Alors qu’il leur suffisait tout bêtement d’attendre que notre classe politique ait fini de briller par son talent !
Il est vrai qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même…
gabynasr@lorientlejour.com


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
En bon chirurgien des faits du liban Gaby réussi encore une fois à mettre au clair le fait de cette révolution et de l'acharnement de la classe politique à nous la ravir. Merci Gaby et malheur à nos politiciens... Que Dieu aide notre Liban.
15 h 19, le 01 novembre 2019