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Des toiles et des histoires

Un fractal sans nom de Nabil Nahas

Nabil Nahas, « Fractal sans nom », 2010, acrylique sur toile, 244x305 cm. Collection Viviane Debbas. Photo Anne Ilcinkas

Dans le prolongement d’une série de toiles en trois dimensions composées au milieu des années 90 et réunies sous le terme de « fractals » (le mot est emprunté à une théorie en géométrie formulée par le mathématicien Benoît Mandelbrot dans les années 70 et qui cherche à démontrer qu’il existe une forme d’ordre au sein de ce qui apparaît chaotique), ce tableau (peint en 2010) a coûté à Viviane Debbas de se séparer de trois toiles de Abboud pour en obtenir l’acquisition. C’est dire la fascination qu’il a suscitée chez la collectionneuse libanaise, qui a d’ailleurs dû faire preuve d’une insistance quasi obsessionnelle pour que Nabil Nahas accepte de le lui vendre. « Tant pis, je le prends, que tu le veuilles ou non. Je vais vendre mes tableaux et je veux celui-ci à leur place dans mon salon », lui aurait-elle annoncé.




Le peintre libanais, né en 1949 à Beyrouth, est parti s’installer aux États-Unis à 20 ans pour étudier l’art à la Louisiane State University. Il sera finalement diplômé de l’Université de Yale. Vivant actuellement à New York, il est connu pour être un peintre abstrait aux accents orientaux et influencé par le modernisme occidental. Le fractal choisi par Viviane Debbas est assez bien significatif de l’esthétique nouvelle que parvient à créer cet artiste reconnu comme novateur par les spécialistes : une gargantuesque soupe de couleurs chaudes et de formes circulaires apparemment désarticulées se mélangent pour donner vie à une sorte de fête estivale et florissante. Quelque chose d’une déflagration solaire se met en place au fur et à mesure que l’on regarde cet étrange amas de figures psychédéliques, une forme de fausse innocence qui explique l’envoûtement qu’il a opéré sur la collectionneuse, qui s’exclame en le contemplant avec émotion : « Ces couleurs rappellent la vie, le soleil, la mer, le temps… C’est mon monde, j’adore ce tableau et j’adore Nabil. »


Dans le prolongement d’une série de toiles en trois dimensions composées au milieu des années 90 et réunies sous le terme de « fractals » (le mot est emprunté à une théorie en géométrie formulée par le mathématicien Benoît Mandelbrot dans les années 70 et qui cherche à démontrer qu’il existe une forme d’ordre au sein de ce qui apparaît chaotique), ce tableau...

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