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Des toiles et des histoires

« La Pietà orientale » de Hussein Madi

Hussein Madi, « La Pietà orientale », circa 1960, 110x80 cm, collection Mazen Soueid. Photo Anne Ilcinkas

Un jour, un grand industriel italien décède, et son fils est contraint de vendre la maison. Un acheteur se présente, et le propriétaire lui offre l’opportunité d’acquérir, avec la maison, toute la collection de peintres italiens que son père possédait. « Je ne suis pas intéressé, rétorque l’acheteur, mais j’ai un ami galeriste qui le serait. » Et voilà comment fut écoulée dans un premier temps une collection d’artistes italiens anonymes et une autre, un peu plus tard, de peintres du Moyen-Orient qui avaient vécu à Rome dans les années 60. Entre poussière et toiles d’araignée, 30 pièces qui gisaient au fond d’une cave avaient fait un heureux acquéreur. Ce monsieur les gardera pendant longtemps jusqu’au jour où... en 2018, de passage à Dubaï, Mazen Soueid apprend à travers un collectionneur qu’un Italien inconnu proposait sa collection personnelle à la vente. Elle comprenait 30 pièces signées Hussein Madi, sauf que Madi lui-même ne s’en souvenait pas du tout. Elles ne s’apparentaient ni de près ni de loin à sa facture picturale, c’étaient des paysages italiens et des scènes intérieures, et puis, c’était il y a si longtemps…

Cependant Mazen Soueid fut attiré par l’une d’elles, convaincu que c’était bien l’œuvre du maître.



« Je reconnaissais la ligne courbe et les lignes droites de Madi, se souvient le collectionneur. Le style de cette femme très orientale était le propre du peintre. De plus, j’étais persuadé que l’artiste qui avait peint cette femme était également un sculpteur. Madi ne s’est-il pas toujours décrit comme un sculpteur qui peint ? Je prends des photos de toutes les pièces et de celle-ci en particulier et les lui montre. J’étais désarmé et confus face à ses larmes quand il m’avoua : c’était Rome dans les années 60, je n’avais pas de quoi manger, le pharmacien en face du trottoir que je squattais m’avait commandé des toiles contre un repas chaque jour. C’est cette collection qu’il avait gardée avant que son fils ne vienne vendre la maison. »

Et Mazen Soueid de conclure : « Cette pièce, je ne l’ai montrée à personne. Je l’ai surnommée La Pietà orientale, et un jour, je l’exposerai au public avec le reste de la collection. »



Un jour, un grand industriel italien décède, et son fils est contraint de vendre la maison. Un acheteur se présente, et le propriétaire lui offre l’opportunité d’acquérir, avec la maison, toute la collection de peintres italiens que son père possédait. « Je ne suis pas intéressé, rétorque l’acheteur, mais j’ai un ami galeriste qui le serait. » Et voilà comment fut...

commentaires (1)

La luminosité en arrière plan claire et tendre a la foi contrasta et le côté sombre de la madone et je ressens encore la profondeur de l’âme de cette madone.

Darwiche Jihad

00 h 26, le 03 novembre 2019

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Commentaires (1)

  • La luminosité en arrière plan claire et tendre a la foi contrasta et le côté sombre de la madone et je ressens encore la profondeur de l’âme de cette madone.

    Darwiche Jihad

    00 h 26, le 03 novembre 2019